Bejaia/Elections communales partielles: les disparités villageoises, un réel souci à traiter    Belaribi: des commissions ad hoc pour contrôler la qualité des logements AADL    Agriculture: la Hollande intéressée par l'approfondissement de la coopération avec l'Algérie    Une nouvelle réflexion pour attirer les touristes et développer le tourisme interne    CAN U23 (préparation): l'Algérie bat le Soudan (2-0)    L'Algérie abrite les réunions des bureaux exécutif et de gestion de l'UAHJ    Agressions sionistes contre Al-Aqsa: la communauté internationale appelée à intervenir    LA FRANCE DE MACRON OFFRE SES SERVICES À LA JUNTE MILITAIRE    Une importante quantité de comprimés psychotropes saisie à El-Tarf    Préparatifs du Sommet arabe: Bouslimani reçoit le DG de l'ASBU    Mohammed VI invité au Sommet arabe d'Alger    L'Armée sahraouie bombarde des retranchements des forces d'occupation marocaines dans plusieurs secteurs    Mostaganem: lancement de la 53e édition du Festival culturel national du théâtre amateur    Festival national du Malouf de Constantine: le chant traditionnel authentique ravive la scène artistique    Football: la DGSN prend des mesures en prévision du match Algérie-Nigéria    OL : Cherki veut plus de temps de jeu    Juventus : Paredes n'avait pas de contact avec Mbappé    Réunion gouvernement-walis: Les équilibres financiers au vert    Football Algérie-Nigéria aujourd'hui à 20h00: Un nouveau test à exploiter    Un choc nucléaire inévitable ?    Youssef: Al-Qaradaoui est mort    Transport universitaire: L'application «MyBus» lancée en octobre    Santé: 11 décès par rage en 2021    El Kerma: Ouverture du marché de gros de poisson le mois prochain    Le wali, homme-orchestre    Développement local: Passer d'une gestion administrative à une gestion économique    Algérie-Russie: Ouverture demain de la 10e Commission mixte économique    Peaux de banane !    Bouloussa meilleur algérien au classement mondial    La bombe Benkirane    Mohammed VI: le Noriega du Maghreb    Le FFS fêtera jeudi ses 59 ans    Du coke russe pour le haut-fourneau    Strictes recommandations aux commis de l'état    De la drogue et de la pédophilie    «Tous les indicateurs sont positifs»    De charmante hôtesse, à femme violentée!    Les étudiants en costume de startupeurs    Un coup de piston et...    Le plan de Benzema    Brèves Omnisports    «Les Algériens n'admettent pas la mémoire sélective»    Proposition pour la création de marchés de l'art    Quand la science se combine au religieux    Le Conseil de la nation prend part à la réunion du Comité exécutif de l'UIP    Déclaration de politique générale du gouvernement: Renforcer les capacités du système national de défense    10 ans de prison ferme pour Anis Rahmani et Tahkout    Des cadeaux attendrissants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Seul le MDN peut demander sa restitution»
Première réaction officielle à l'affaire de la restitution du canon Baba Merzoug
Publié dans El Watan le 18 - 02 - 2012

Baba Merzoug n'est pas un bien culturel», a déclaré jeudi à Tamanrasset Rachida Zadem, conseiller au ministère de la Culture et représentante de l'Algérie à l'Unesco, à la faveur d'un débat organisé à l'occasion du troisième Festival international des arts de l'Ahaggar.
Tamanrasset.
De notre envoyé spécial

Elle a rappelé que le canon, qui était à l'Amirauté d'Alger, avait une fonction active à l'arrivée des Français en colonisateurs. «Ce n'était pas un bien culturel classé inscrit sur un inventaire. C'est une prise de guerre pour les Français. Qui peut demander sa restitution ? Ce n'est pas le ministère de la Culture», a-t-elle précisé. Selon elle, la restitution est codifiée par la Convention de l'Unesco de 1970 sur le retour des biens culturels dans leurs pays d'origine. «L'Algérie a signé cette convention et l'a ratifiée en 1974. La restitution obéit à des conditions, il faut que le bien soit protégé, soit culturel, bénéficie d'un numéro d'inventaire.
Il faut aussi prouver qu'il appartient au pays d'origine», a expliqué Rachida Zadem. «S'il y a une institution qui doit demander la restitution de Baba Merzoug, c'est bien le ministère de la Défense nationale parce que ce canon est une arme de guerre», a-t-elle ajouté. Il faut, selon elle, revenir aux accords militaires algéro-français liés à Evian. «Le jour où Baba Merzoug serait restitué à l'Algérie, on pourrait le faire entrer dans nos inventaires et en faire un bien culturel et un monument historique classé», a-t-elle dit. Elle a évoqué l'histoire particulière de ce canon qui avait permis de résister aux conquêtes espagnoles. Pendant deux siècles, Baba Marzoug, fabriqué en bronze par un Italien en 1542, avait permis à Alger d'être considéré comme «une cité imprenable».
Sa portée de presque 50 km, sa longueur de 7 mètres et son poids de 12 tonnes, faisaient de cette pièce d'artillerie l'arme la plus redoutable de l'époque. En 1830, après la prise d'Alger, les Français ont arraché ce canon de sa place, l'ont baptisé «La Consulaire», et l'ont installé à l'arsenal de Brest. Un comité national, constitué notamment de Belkacem Babaci et de Smaïl Boulbina, réclame depuis plusieurs années la restitution de ce canon à l'Algérie, à la faveur de la célébration du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Une restitution perçue comme «un geste amical» que pourrait faire Paris. La Marine française ne semble pas prête à redonner aux Algériens Baba Merzoug. En 2006, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, avait déclaré que le canon est «une partie intégrante du patrimoine historique de la défense». «La Marine a un attachement particulier à ce monument», devait-elle ajouter.
Rachida Zadem a reconnu que l'Algérie a un problème réel d'inventaire des biens culturels nationaux. Selon elle, des efforts sont faits ces dernières par le ministère de la Culture pour mettre sur liste tous les biens à valeur historique des algériens.
«Une fois nos biens culturels inventoriés, nous pouvons en demander la restitution. Cette restitution ne peut se faire que dans un cadre conventionnel, celui précisé par la Convention de 1970. Notre problème est que beaucoup de biens algériens sont sortis du territoire national pendant la colonisation française. La restitution est possible mais il faut que la France reconnaisse que ces biens appartiennent au patrimoine national sauf qu'ils ont été pris pendant la guerre. Ils n'étaient donc pas un patrimoine national mais des objets français», a-t-elle précisé. Selon elle, l'Algérie peut demander la reprise de ses biens à travers des négociations bilatérales ou de procédures amiables.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.