Favori sur le papier, le Sénégal a dû s'employer pour venir à bout d'une valeureuse équipe soudanaise, samedi 3 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger, lors des huitièmes de finale de la coupe d'Afrique des Nations 2025. Bousculés en début de rencontre et longtemps sous pression, les Lions de la Teranga ont finalement validé leur billet pour les quarts de finale au terme d'un duel bien plus disputé qu'attendu (3-1). Si la logique a été respectée, la mission n'a rien eu d'une formalité pour les champions d'Afrique 2022. Sur le papier, l'affiche semblait largement favorable au Sénégal. 19e au classement FIFA et solide leader du groupe D, la sélection sénégalaise faisait face au Soudan, modeste 118e mondial, qualifié parmi les meilleurs troisièmes, et ce, sans avoir inscrit le moindre but de son propre fait durant la phase de poules. Mais comme souvent en match à élimination directe, la réalité du terrain a réservé son lot de surprises. Les Sénégalais sont cueillis à froid dès l'entame. Après une première tentative de Sadio Mané (5e), le Soudan ouvre le score sur sa première opportunité. Servi dans la surface, Aamir Yunis Abdallah efface Jakobs avant d'enrouler une frappe splendide dans la lucarne d'Edouard Mendy (0-1, 6e). Le stade retient son souffle. Les Lions vacillent et frôlent même la catastrophe lorsque Mo Eisa se présente seul face au portier sénégalais, qui sauve les siens d'un arrêt décisif (25e). Manque de concentration, pertes de repères collectifs...Le Sénégal laisse trop jouer son adversaire et lui offre de la confiance. Les Sénégalais se mobilisent et renversent la rencontre Secoués mais pas abattus, les hommes de Pape Thiaw réagissent progressivement. Malgré la suspension de Kalidou Koulibaly, le sélectionneur avait aligné la majorité de ses cadres, signe que la rencontre était prise très au sérieux. Peu à peu, les Lions reprennent la maîtrise du jeu, confisquent le ballon et repoussent le Soudan dans son camp. La supériorité technique et physique s'installe. C'est Idrissa Gana Gueye qui sonne la révolte : le milieu expérimenté inscrit un doublé, permettant au Sénégal de renverser la situation et de prendre l'avantage. Le jeu devient plus fluide, plus collectif, et les Lions contrôlent désormais la rencontre. Un troisième but vient sceller la victoire et libérer définitivement l'équipe. Le Sénégal s'impose finalement (3-1) et file en quarts de finale avec sérénité, du moins au tableau d'affichage. Car la prestation laisse quelques interrogations : entame de match fébrile, relâchements défensifs, mise en route tardive... Une élimination tunisienne au bout de la nuit au TAB Dans une nuit cruelle pour les Aigles de Carthage, la Tunisie a été éliminée de la CAN 2025 par le Mali en huitièmes de finale, au terme d'un match étouffant conclu sur un nul (1-1) puis une séance de tirs au but perdue 3-2, scellant la fin de son parcours le 3 janvier 2026. Longtemps en difficulté, les Tunisiens auront surtout subi la maîtrise et l'intensité des Maliens, particulièrement durant une première mi-temps largement à l'avantage des Aigles du Mali. Dès l'entame, les Maliens imposent leur rythme : pressing haut, duels gagnés, projections rapides dans les couloirs. Leur bloc compact étouffe la relance tunisienne, poussant les hommes de Jalel Kadri à multiplier les approximations techniques. La possession penche nettement côté malien, et les occasions s'enchaînent : une frappe puissante frôle la lucarne, une tête est repoussée par le gardien tunisien, véritablement mis à contribution pour maintenir les siens à flot. Pendant toute cette première période, le Mali dicte le tempo et campe dans le camp adverse, tandis que la Tunisie tâtonne, incapable de sortir proprement le ballon ni de se montrer dangereuse offensivement. Et pourtant, le Mali joue à dix après l'expulsion de Coulibaly à la 26e suite un tacle dangereux sur Hannibal. Au retour des vestiaires, les Tunisiens tentent de rééquilibrer les débats, resserrent les lignes et gagnent enfin quelques duels. Mais le Mali reste menaçant et continue de se procurer les situations les plus franches. Le temps réglementaire s'achève sans but, au prix d'un vrai combat physique et mental, avant d'entrer dans une prolongation riche en rebondissements. Entre le cours du jeu, la Tunisie parvient finalement à ouvrir le score en prolongation, sur une action collective fulgurante conclue avec réalisme. On croit alors à un hold-up tardif, mais les Maliens ne renoncent pas. Fidèles à leur intensité de la première période, ils poussent jusqu'au bout et arrachent l'égalisation sur penalty suite à une main du défenseur tunisien Meriah, peu avant la fin des prolongations. Récompense logique de leur détermination et de leur domination globale. El Billal Touré qualifie le Mali La séance de tirs au but tourne ensuite à l'avantage du Mali (3-2). Plus lucides et plus sereins, les Aigles du Mali valident leur qualification, tandis que les Tunisiens manquent leurs tentatives décisives et quittent la compétition la tête basse. Après avoir longtemps subi, s'être sabordés dans les moments clés et laissé échapper un succès qui leur tendait les bras, les Aigles de Carthage s'inclinent au bout de la nuit. Le Mali, porté par une première mi-temps de haute volée et une solidarité à toute épreuve, poursuit son aventure dans cette CAN-2025.