Bourrasque, pluie abondante et vague de froid. Les changements climatiques intervenus ces 48 h dans la région de Sidi Bel Abbès attestent que l'hiver n'est prêt à céder sa place sans un dernier tour de piste. Et de nouveau, se sont d'interminables files d'attente devant les point de vente de gaz butane qui se reforment et les mêmes désagréments qu'occasionnent de fréquentes coupures d'électricité qu'on met, comme le veut la tradition, sur le dos du mauvais temps. Au chef lieu de wilaya, le délabrement des routes et les « travaux » de réfection des trottoirs, entamés en plusieurs endroits, renvoient l'image d'une ville-douar où piétons et automobilistes sont pris au piége de la boue. Révélant, du coup, les tares d'une gestion désastreuse de la ville et les imperfections en matière d' « aménagement urbain ». Sur les hauteurs de Dhaya, au sud de la ville de Sidi Bel Abbès, il neige depuis deux jours, nous ont indiqué des habitants de la région. La chaîne montagneuse de Semmouma, qui culmine à 12 000 m d'altitude, est toute revêtue de blanc. Fort heureusement, jusqu'à hier, aucun accident n'a été provoqué par ce bouleversement climatique. Toujours est-il, les différents modules que comprend le plan Orsec ont été passés en revue, ces derniers jours, par les différentes entités publiques concernées, et ce à titre préventif. D'après le chargé de la communication au niveau de la protection civile, contacté hier, « aucun fait nécessitant le déploiement des équipes de secours n'est à signaler, la plupart des interventions effectuées durant ces 48 h sont ordinaires et ne présentent pas un caractère exceptionnel ».