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Festival d'Avignon : le beau théâtral est contagieux
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Publié dans El Watan le 18 - 07 - 2012

La plus grande scène théâtrale du monde s'installe chaque année à Avignon. Un tourbillon fou qui ne laisse pas de marbre quiconque s'approche de cette ville qui en devient magique.
Avignon (France)
De notre envoyé spécial
Sur le pont d'Avignon, on n'y danse plus, mais derrière les impressionnants remparts crénelés qui défient le temps, on s'amuse follement chaque année au mois de juillet, dans l'antique cité qui fut celle des papes catholiques lors du grand schisme de la chrétienté au XIVe siècle. La ville en garde le magnifique Palais des papes, l'un des monuments les plus visités au monde. Elle en conserve aussi nombre de chapelles et d'églises, dont certaines sont occupées en juillet par des comédiens, toujours avec l'idée que le beau est contagieux même dans ces vestiges marquants.
Ailleurs, partout, sur les boulevards, les avenues, les moindres ruelles et parfois les impasses, la grande parade du théâtre brûle les planches d'un été à la création incandescente de toutes les formes de l'art. C'est d'autant plus émouvant que le festival d'Avignon commémore en 2012 le centième anniversaire de son créateur, Jean Vilar, qui avait la seule ambition, en 1947, seul contre tous, de créer un lieu décalé par rapport au centrisme parisien. Il y réussit si bien, que dans les années 1960 un groupe de comédiens décida de créer un festival parallèle, dénommé Off, face au festival jugé trop élitiste de Vilar. Quarante-sept ans après, le Off se porte plus que bien avec cette année près de 1200 spectacles proposés en 117 lieux différents, tous indépendants (contre une cinquantaine de pièces pour le In).
Chaque théâtre est libre de sa programmation
Pour marquer la différence, le président du Off, Greg Germain, précise d'ailleurs à qui veut l'entendre qu'il n'y a aucune direction artistique du festival Off. L'association Avignon festival et compagnies se charge seulement de l'organisation globale de la manifestation, chaque théâtre étant libre de sa programmation, et chaque artiste souverain dans ce qu'il propose. Au final, seul le public tranche dans l'avalanche de propositions regroupées dans un gros catalogue de 400 pages. Et les amateurs de théâtre ne boudent pas leur plaisir de trier dans cette offre gigantesque. Ils viennent de loin, d'année en année, pour «bouffer du théâtre», selon les propos de Greg Germain.
Pour certains, ils consomment jusqu'à six spectacles par jour, pendant trois à six jours, selon les sondages réalisés. En moyenne, un spectateur voit dix spectacles durant son passage par Avignon. Le maire d'Avignon, Marie-Josée Roig, aime à citer dans sa préface au fascicule du Off un propos de Vilar : «Je suis très heureux qu'il y ait un hors festival. Et j'estimerais que je n'aurais pas perdu mon travail si ces spectacles étaient meilleurs que ceux que je présente.» Aujourd'hui, en réalité, personne ne s'amuserait à cette surenchère qualitative inutile aux yeux des artistes.
Souvent jeunes, même si des comédiens renommés se prennent au jeu, ils sont là comme dans une vitrine importante pour eux. Leur engagement financier est lourd, et il faut le rentabiliser en une vingtaine de jours, entre le 7 et le 28 juillet. Avoir un public suffisant pour régler les frais de location des salles et d'hébergement et surtout plaire aux professionnels qui font le tour des spectacles pour choisir les œuvres qu'ils proposeront après la rentrée dans la programmation des théâtres, partout en France. Là, ce serait le banco qui, hélas, n'est pas assuré pour tous. Il y a beaucoup de prétendants et peu d'élus. D'ailleurs, le festival Off, c'est aussi une profonde réflexion qui dépasse largement le strict niveau français. Ainsi, entre autres rencontres, un colloque a eu lieu récemment sur le thème de l'exception culturelle avec une question forcément pertinente, quelle que soit la rive où on se situe : «Les conditions de construction d'une véritable politique culturelle au XXIe siècle».
Et pour être encore plus internationalement actuel : «Le refus du choc des civilisations, l'urgence d'une nouvelle relation au monde». François Hollande, qui était dimanche 15 juillet en visite en cet éminent rendez-vous annuel de la création théâtrale à Avignon, devait dire que «la culture ne peut être considérée comme un bien marchand semblable à d'autres». Il a ajouté que c'est un investissement «qui permet à des territoires d'être plus attractifs». 31 ans après la venue de Mitterrand, le nouveau président de la République, dans un contexte financier difficile, prend ses marques, rassurant les festivaliers et les jeunes créateurs. Que vogue le théâtre au bord du Rhône !


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