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Ammar Bentoumi n'est plus
il a été le premier ministre de la justice après l'indépendance
Publié dans El Watan le 30 - 03 - 2013

Ammar Bentoumi est décédé hier à l'âge de 90 ans. Avocat du PPA-MTLD de 1947 à 1954 puis du FLN révolutionnaire, Ammar Bentoumi a servi la cause nationale avec l'arme du droit et de la justice.
Né le 26 décembre 1923 à Constantine, c'est en 1943 qu'il a été recruté par Asselah Hocine dans le Mouvement national. «Au bac, j'ai eu une très bonne note en philo et me destinais à préparer une licence d'histoire, mais Asselah m'en a dissuadé. ‘‘Fais du droit pour être l'avocat du parti'', m'a-t-il dit, c'est ce que j'ai fait en prêtant serment le 10 juillet 1947 pour plaider toutes les affaires où le PPA était impliqué. Cela s'est passé au barreau d'Alger aux côtés de mes collègues Gonon, Ali Boumendjel et Hocine Tayebi», témoignait-il dans une de ses nombreuses publications. Ce n'était pas chose facile que de faire front face à un système colonial injuste. Un système qui le fit condamné en 1957 et incarcéré dans les camps de Berrouaghia, Bossuet et Douéra jusqu'en 1959.
Sa libération n'a pas été totale, puisqu'il est assigné à résidence ; une situation l'empêchant d'entreprendre toute action, ce qui l'incita à quitter Alger clandestinement pour se rendre à Rome où Taïeb Boulahrouf l'accueillit. De Rome, il passe à Tunis pour rejoindre M'hammed Yazid et Benkhedda. Il travailla à la relance de la publication de l'UGTA l'Ouvrier algérien, avant de se rendre au Maroc, envoyé par Ferhat Abbas, et à partir duquel il entreprit le contact avec la Fédération de France du FLN. Il organisa aussi un réseau d'information pour le MALG. Le défunt Bentoumi a été désigné rapporteur de la commission justice des Accords d'Evian puis participa ensuite à la rédaction de la Charte de Tripoli. Elu député dans la première Assemblée constituante en juillet 1962, Bentoumi rejoint tout de suite après la première équipe gouvernementale de l'Algérie indépendante pour devenir le premier ministre de la Justice sous la présidence de Ben Bella. Ce même Ben Bella qui le mit aux arrêts et en détention à Adrar avec Ferhat Abbas en juin 1964. «Ammar Bentoumi a été arrêté avec beaucoup d'autres militants dont une vingtaine de députés du Sud, parce qu'il a été un ami intime de Mohamed Khider, l'un des cinq historiques qui étaient opposés à Ben Bella», témoigne Rabah Zerari, connu sous son nom de guerre de commandant Azzedine.
Ce denier, qui a connu les geôles de Ben Bella, s'est lié d'amitié avec Bentoumi. «Grâce à Ben Bella, nous avons connu le territoire algérien, Tamanrasset pour ma part et Timimoun pour Bentoumi. Amar Bentoumi a été pour moi un ami sincère et pour l'Algérie un grand militant. Il n'a jamais pardonné à Ben Bella de lui avoir volé une année de sa vie (1964-1965), et je dénonce à mon tour l'injustice dont ont été victimes tous les militants sous Ben Bella», déclare le commandant Azzedine. A sa libération en 1965, Ammar Bentoumi renoue avec son métier d'avocat et les cours de justice avant de devenir bâtonnier en 1971. Il a été vice-président de l'Union internationale des avocats, secrétaire général puis président de l'Association internationale des juristes. Il fut l'initiateur de la conférence internationale qui a abouti, le 4 juillet 1974 à Alger, à l'adoption de la charte sur les droits des peuples. Il a dédié son dernier engagement à la Palestine, en devenant membre du comité de parrainage du Tribunal Russel sur la Palestine.


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