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Sidi Soufi comme au bon vieux temps
Hommage au chanteur chaâbi Didine Kharoum à Béjaïa
Publié dans El Watan le 02 - 09 - 2013

Béjaïa a rendu un hommage particulier au chanteur chaâbi Didine Kharoum. C'est dans le très spirituel préau de Sidi Soufi et non moins, depuis maintenant quelques Ramadhans, plateau battant pavillon kheloui, que les mélomanes de Béjaïa ont été battus en rappel, en soirée, vendredi dernier, pour rendre honneur, dans le pur style béjaoui, au maître qui, dans l'allocution de remerciement, s'est déclaré, avec une pointe d'émotion, fier «de se retrouver dans la ville de ses origines».
Reconnaissant «la mobilisation» de ses gens pour la promotion de la culture en général et de l'art lyrique en particulier. Mieux que pour les soirées ramadanesques, la logistique assurée par l'APC et l'association du quartier de Sidi Soufi était à la hauteur de l'événement. Cette fois-ci, les chaises étaient en quantité suffisante et leur agencement en lignes et en carrés permettait de suivre commodément les tours de chant des cheikhs invités. La sono était au top et la scène dressée sous les arcades de la place de Sidi Soufi avait tout son ornement des grandes qaâdate. Alors qu'au-dessus des têtes des musiciens, trônait le portrait de cheikh Sadeq, comme pour rappeler le cachet local de la soirée. C'est à l'incontournable Mourad Zidiri d'ouvrir les débats. Le lauréat du Festival national de la chanson chaâbi édition 2010 a, comme à l'accoutumée dans des envolées lyriques empruntant au vibrato du cardinal El Anka, captivé le parterre par une touchia puis par du heddaoui. Kamal Aziz a beaucoup charmé ensuite dans une touche et un registre bien à lui du Amar Ezzahi.
Le clou du spectacle, Didine Kharoum, bien sûr, attendu et accompagné jusqu'à une heure du matin, a fait vibré ahl lehoua de Sidi Soufi. Il alla tout de suite vers ce qui est apprécié ici, le sahli, léger et entraînant. Entre autres titres, Oueddert fi Amri Seghri, la qacida de Lakhdar Benmekhlouf. Pour répondre à la politesse de ses hôtes, une chanson consacrée à une ballade évertuant les houma de Béjaïa, faits et notoriétés, a été servie avant la clôture. L'artiste a été généreux dans sa production, ce qui accrochera tout le public jusqu'à la fin du ali. Dans son témoignage, le chanteur H'cino Fadli, présent, dira que la tête d'affiche de la qaâda sait qu'il a un public à Béjaïa et que ce dernier est friand du tabaâ Kharoum, retravaillant à la perfection la chansonnette. Et d'ajouter que ce n'est pas, sans gage d'un tel aspect des choses, que feu El Badji avait daigné lui donner une de ses compositions à chanter, en duo avec Radia Adra, Aala Bali ou aala balek. H'cino Fadli qui avait pris part au festival de de la chanson citadine d'Annaba en juillet, rapporte aussi avoir recueilli, au sujet de Kharoum, une impression très positive chez le public et les artistes bônois.
Enfin, mélomane et issu d'une famille à l'origine de la venue de nombre de maîtres du chaâbi dans la ville de cheikh Sadek Lebjaoui et cheikh Abdelwahab, l'initiateur de l'événement, Salim Merabet, met en avant le pourquoi d'un tel évènement, l'émergence et la visibilité de nouveaux cheikhs qui donnent une autre régénérescence du patrimoine chaâbi et «non de l'imitation et de l'éternelle reprise». Autrement dit, «encourager la naissance d'une autre génération du chaâbi». Il y a eu El Anka, fait-il remarquer mais il y a eu un avant el Anka et il faut bien un après le grand maître. Et d'étayer cet objectif par l'exemple de Kamal Aziz, Zidiri et Kharoum «qui en ont le talent et les potentialités». Il y a lieu aussi de relever le geste de l'APC qui a remis au cours de la soirée une tablette d'honneur à Didine Kharoum.


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