Une journée de sensibilisation contre les infections et contaminations lors des séances de rasage et de coiffure dans des salons a été organisée à la Chambre des arts et des métiers de Tiaret en collaboration avec l'APC, la direction de la santé et l'université à l'intention des jeunes (garçons et filles) qui ont adopté ce métier dans des conditions d'hygiène souvent déplorables. Certaines pratiques en cours chez certains coiffeurs ou coiffeuses restent aléatoires voire sujettes à polémique tant les risques de contamination aggravent les méconnaissances des règles du métier, le laxisme dans le contrôle et l'indifférence de la clientèle. C'est dans ce cadre que la rencontre, animée par des universitaires et autres praticiens de la santé publique, a été salutaire à plus d'un titre. Abordant le volet hygiène, un des intervenants a axé son plaidoyer sur la nécessité pour les gens du métier de se doter d'effets vestimentaires adéquats, stériliser le matériel et se prémunir contre la contamination par le sang qui concourt trop souvent à favoriser l'hépatite et même le VIH. Un coiffeur qui a pignon sur rue à Tiaret a dû présenter son stérilisateur à ses collègues pour dire la nécessité afin d'éviter la contamination. Il est quand même utile de rappeler que certains coiffeurs ne semblent pas enclins à prendre au sérieux les mesures édictées en matière d'hygiène, utiliser par exemple la même serviette pour plusieurs clients et l'emploi de produits chimiques aux propriétés douteuses. Un autre problème a été évoqué en marge de cette journée de sensibilisation par la corporation, à savoir la mise à disposition de locaux dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi de jeunes. Trop souvent, le loyer grève énormément le budget et concourt à la routine… porteuse de réels dangers pour la santé publique.