L'arbitrage d'une partie de football est une noble mission mais très difficile et embourbée de risques, résume l'arbitre Touati Omar, car le football est devenu un monde des affaires où tous les acteurs ciblent l'arbitre directeur. Ce référé d'Aïn Témouchent a entamé sa carrière en 1995 par un stage d'arbitre sous la direction de Bensaid Ahmed. Il a obtenu le grade d'arbitre régional série 1. «En 2006, j'ai été victime d'une hogra de la part du président de la ligue régionale ouest (LOFA), M. Bensekrane, qui a brisé mon espoir dont je ne sais jusqu'à maintenant les raisons. Ensuite, j'ai continué cette noble mission», s'éclata avec amertume. Au sujet de son parcours, Omar se rappelait comme si cela datait d'hier de son meilleur match arbitré : «J'ai réussi à diriger la rencontre MCO-ESS correctement sans fautes. Le score est revenu aux enfants d'Aïn Fouara (0-1). En ce match, je n'étais pas pressenti alors ils m'ont fait appel en ultime seconde pour remplacer l'arbitre désigné victime d'un accident de la circulation routière. Alors l'examinateur Sayah et le délégué du match Moulay m'ont fortement salué». A une question sur le niveau de l'arbitrage algérien, il a déclaré que l'actuel arbitre bénéficie de beaucoup de formations en une année et peut se promettre très vite s'il fait de très bons matchs. Par contre dans son époque, un examen de passage de grade s'organise une seule fois pendant 4 à 5 années. Le football algérien a vite évolué grâce à la formation et le niveau d'instruction des arbitres. Ses meilleurs référés algériens sont Himoudi, Benouza et Djaballah. Revenant au phénomène d'accusation des arbitres, il a ajouté : «Les arbitres sont des êtres humains avant tout. Chaque arbitre a sa conscience. Il est soumis à des pressions de toutes les directions. Certains présidents de clubs l'accusent pour ne pas avoir marché dans leurs combines ou justifier la défaite de leur club». Actuellement, cet ancien joueur du Zidoria se penche sur la formation des jeunes assistants d'arbitres au niveau de la ligue de wilaya d'Aïn Témouchent présidée par Hadj Hachemi et prévoit être le président de la commission d'arbitrage. Et pourquoi pas? A cœur vaillant, tout est possible.