La célébration de la Journée du savoir (Youm El Ilm) a donné lieu, à travers le pays, à de nombreuses activités toutes vouées à la vocation de cette journée qui est la diffusion de la science, conformément à ce qui a caractérisé la vie de Abdelhamid Ben Badis. A cette occasion, dans un message sur son compte personnel sur les réseaux sociaux, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a salué, jeudi, l'intérêt particulier accordé par le Président Abdelmadjid Tebboune, à l'éducation et à la science ainsi que son attachement à promouvoir la place du savoir. « Nous évoquons avec fierté le parcours du pionnier de la renaissance, l'imam Abdelhamid Ben Badis, qui a fait du savoir le fondement de l'édification des nations », a écrit Azouz Nasri saluant « tous ceux qui portent le message du savoir et contribuent à façonner l'avenir de l'Algérie ». La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a mis l'accent, jeudi depuis Ghardaïa, sur l'importance de la méthodologie scientifique pour assurer l'efficacité de l'action de solidarité. S'exprimant lors d'une visite de travail dans la wilaya, à l'occasion de la célébration de ''Youm El-Ilm'', la ministre a indiqué que le secteur «s'est employé, en application du programme du président de la République, à consacrer la méthodologie scientifique et académique dans l'ensemble de ses programmes et politiques, selon une nouvelle approche visant à promouvoir la performance, sur la base de la compétence, ce à quoi veillent les établissements de formation et d'enseignement spécialisés relevant du secteur». A Constantine, le complexe culturel islamique Abdelhamid Ben Badis a abrité, jeudi, un colloque national intitulé ''Le rôle de l'Association des Oulémas Musulmans Algériens (AOMA) dans la sensibilisation et l'éducation des jeunes à travers les archives'', organisée à l'occasion de Youm El Ilm (Journée du savoir) par la direction générale des archives nationales, en coordination avec la Fondation Cheikh Abdelhamid Ben Badis, la participation de professeurs, de chercheurs et historiens, et en présence des autorités locales et d'acteurs de la société civile. Le directeur général des Archives nationales, Mohamed Bounaâma, a indiqué, dans son allocution d'ouverture, que cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver la mémoire nationale et à transmettre le message de l'AOMA aux générations futures. Il a ajouté que cette rencontre nationale vise également à mettre en évidence le rôle des Archives nationales dans la documentation des événements et la préservation du patrimoine culturel de l'Association des Oulémas. De son côté, le président de la Fondation Cheikh Abdelhamid Ben Badis, Abdelaziz Filali, mettant l'accent sur le rôle de l'AOMA dans l'instruction des jeunes, a souligné que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en lumière du rôle de cette association dans la «sensibilisation des générations à la nécessité de lutter pour la libération et de s'émanciper du joug colonial français». Il est à noter qu'à l'occasion de la célébration de Youm El Ilm, la ville d'Annaba a connu un certain nombre d'activités parmi lesquelles la pose de la première pierre de deux collèges d'enseignement moyen (CEM) et d'une école primaire dans les communes d'El Bouni et d'Ain Berda, tandis que des expositions et des rencontres mettant en lumière le rôle de l'AOMA en matière d'éducation et de formation des générations ont été organisées dans les autres wilayas de l'Est du pays. A Koléa (Tipasa), la Direction générale de l'administration pénitentiaire a organisé une cérémonie en l'honneur des détenus lauréats de divers concours intellectuels et culturels. Le directeur général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, Essaïd Ezreb, qui a présidé cet événement placé sous le slogan ''Perspectives de réinsertion'', a souligné que le processus de réinsertion «nécessite la mobilisation de tous les secteurs ministériels et aussi de la société civile», saluant le rôle de chacun dans les résultats positifs réalisés dans ce domaine. Il a relevé, à cet égard, que plus de 45.140 détenus étaient inscrits dans les différents paliers d'enseignement, dont 7.771 en alphabétisation, tandis que le nombre de ceux qui poursuivent leurs études dans l'enseignement supérieur à distance s'élevait à 2.642 inscrits, dont 136 poursuivent leurs études en semi-liberté.