Le service de néphrologie du CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou a rassemblé mardi 24 mars au bloc pédagogique de cet établissement, une pléiade de médecins spécialistes, notamment en dialyse et la transplantation rénale, ainsi que des résidents, pour sensibiliser sur la nécessité de promouvoir le don d'organes, particulièrement du rein, pour sauver beaucoup de vies humaines. Au cours de cette manifestation, qui intervient à l'occasion de la célébration de la journée mondiale du rein, l'on a appris à travers des interventions de spécialistes exerçant respectivement aux CHU Nedir de Tizi Ouzou, de Beni Messous, Mustapha Pacha, Parnet (Alger), de Blida, etc. que la maladie ne cesse de progresser. Le seul moyen de faire face à l'hémodialyse, c'est la greffe d'organe. Pour ce faire, il faut qu'il y ait beaucoup de donneurs, lesquels ne sont trouvés généralement qu'autour dans la famille. Une prévention par le suivi, notamment nutritionnel, est également préconisée pour ralentir un tant soit peu ce fléau qui touche, chaque an, des milliers d'individus en Algérie. Or, comme le montre le Pr Si-Ahmed, il faut élargir ce champ de donneurs, tout en sensibilisant sur la nécessité d'opérer des prélèvements sur cadavres (accidentés). Ceci suivant le vœu du donneur et la réglementation en vigueur. Le Pr Benabadji signalera que les malades en Algérie perdent un temps terrible pour pouvoir réaliser des bilans médicaux nécessaires pour des interventions chirurgicales et hospitalisations. Ces bilans leur coûtent des sommes pharamineuses et non remboursables, allant de 20 à 30 millions de centimes chez la médecine privée vers laquelle ils sont souvent contraints de se diriger. C'est pourquoi, estime-t-il, la gestion de la CNAS devrait dépendre du secteur de la Santé. Un jeune dialysé et diabétique (IRC), suivi au service de néphrologie du CHU de Tizi Ouzou, est intervenu à cette occasion pour exposer son cas, parmi tant d'autres, attendant des «facilités» à même de lui permettre de se faire opérer à l'étranger. Des intervenants souligneront l'importance de la prise en charge précoce de cette catégorie de patients afin de ralentir la progression de la maladie. Cependant, des difficultés y sont rencontrées, notamment avec les malades eux-mêmes, qui ne ressentent pas toujours la gravité de leur affection, et parfois vis-à-vis de médecins traitants, pas toujours convaincus de la nouvelle démarche à entreprendre. A l'ouverture de la cérémonie, le Pr Ziri, directeur général du CHU Nedir, indiquera que depuis 2006, pas moins de 95 greffes ont été réalisées au service Néphrologie-Dialyse-Transplantation rénale de Tizi Ouzou, soit une moyenne de 10 transplantations par année. A l'échelle nationale, 166 transplantations ont été effectuées l'année dernière.