FLN: Ould Abbès démissionne    Présidentielle : on se perd en conjectures !    Le pétrole, toujours    Le FFS dénonce: Le projet de loi de finances 2019 «présenté de façon expéditive»    Devant le durcissement de la grève des mécanos: Air Algérie multiplie les suspensions    Ce n'est pas Trump le problème mais l'Amérique qui l'a élu    Europe: «Brexit or not Brexit ?»    EN - Les Verts dès demain à Lomé: Belmadi mobilise ses troupes    Quarante blessés à l'issue du match MCA-USMBA: Enquête sur une vidéo de supporter tabassé par des policiers    WA Tlemcen: Biskra, un cap important pour le Widad    Trois jours d'examens et contrôle continu: La nouvelle formule du bac en 2020    Constantine - Grippe saisonnière: Les stocks de vaccins épuisés en moins d'un mois    La commune d'El Kerma peine à établir la liste des bénéficiaires: 216 logements sociaux pour plus de 5.000 demandes déposées    France 1914-1918 : centenaire de l'Armistice, le 11 novembre    Le virus des primaires    Est-il Halal de prier à la grande mosquée d'Alger ?    Hamas plonge Israël dans une crise politique    Bedoui : " L'Algérie est sur de bons rails vers un lendemain meilleur "    Situation économique et sociale alarmante dans la wilaya de Khenchela :    En maintenant son budget : L'Italie refuse de plier face à Bruxelles    FLN : Démission de M. Ould Abbes pour des raisons de santé    M. Kamal Aksous : La sous-traitance a été victime de l'économie de rente et des importations à large échelle    Bouteflika convoque le collège électoral    FLN : Ould Abbès "débarqué"    Les assiettes foncières inexploitées seront mises à la disposition des porteurs de projets    La JSK renoue avec la victoire    Des otages druzes libérés portent en triomphe Bachar el-Assad    Arnaud Montebourg nouveau président de l'Association    2e édition du prix Cheikh Abdelkrim-Dali à Alger    Saisie de 144 kg de viande blanche et 1 914 unités de fromages    Projet de réorganisation du baccalauréat: Une campagne d'information lancée en 2018/2019    Journées d'études sur la labellisation des produits artisanaux à Tlemcen: La poterie de Bider et la dinanderie de Constantine retenues    Le Hamas et l'Etat hebreu: Crise politique en Israël    ORAN : 4 ‘'harraga'' arrêtés sur la plage de Bomo    LE PRESIDENT BOUTEFLIKA CONVOQUE LE COLLEGE ELECTORAL : Les sénatoriales pour le 29 décembre    FLN : Djamel Ould Abbès démissionne après un malaise    La surcharge des classes irrite les enseignants du lycée Saoudi-Abdelhamid    «Les joueurs ont une revanche à prendre»    Selon Bernaoui «l'organisation a coûté 5 millions de dinars»    Olufadé libéré, Boukari et Gilles Sunu forfait    L'échec programmé de Rome    Donald Trump s'en prend avec virulence à la France et à Emmanuel Macron    Tayeb Louh, publiquement désavoué par Ould Abbès    CSC-USMBA : de la gloire au déclin    Ne plus "donner d'argent aux enfants de migrants africains"    Célébration du Mawlid Ennabaoui : Activités et concours dans les écoles coraniques    Disney : Les exploits des super-héros font les affaires de Mickey    Décès :La légende de la bande dessinée américaine Stan Lee n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un site classé mais peu protégé
La zone humide de Réghaïa rongée par la pollution
Publié dans El Watan le 11 - 04 - 2015

S'il est «olfactivement» repoussant et, qui plus est, amoché par le désordre urbain qui lui sert d'écrin, le lac de Réghaïa – et plus généralement la zone humide dans laquelle il s'inscrit – est en réalité un véritable trésor floral, faunistique et ornithologique. D'ailleurs, la zone humide de Réghaïa fut classée en 2003 sur la liste des sites d'importance internationale définie par la Convention Ramsar (du nom d'une ville iranienne où elle fut adoptée le 2 février 1971).
La menace qui pèse aujourd'hui sur cette zone «protégée» provient surtout de la pollution du plan d'eau par les rejets qui ne transitent pas par la station d'épuration, et qui comportent des substances chimiques fortement polluantes, voire toxiques. «Les déchets toxiques ? Matefrache. Ça ne s'arrangera jamais, martèle un cadre du centre cynégétique, la station est pourtant juste là, elle te dit khatini. Pourquoi, le lac est de notre
ressort ? Ce n'est pas de notre ressort (l'épuration du lac). Nous, c'est le centre cynégétique.
C'est ce que les gens ne comprennent pas. Ils croient que le lac est notre propriété. Mais nous n'avons rien à voir avec. Il faut voir plutôt avec la station d'épuration. Normalement, c'est son travail. Nous, on essaie simplement de le protéger. C'est une bombe atomique. Ici, ça va. Le pire, c'est ce qui est déversé directement, sans filtre. Ça ne passe pas par la station. Mais on essaie au maximum de protéger le site.»
De son côté, la station d'épuration (voir notre reportage) invoque le fait qu'elle ne traite que les eaux usées préalablement raccordées à son réseau d'assainissement. En attendant un plan de fond pour épurer le lac, les rejets se poursuivent, avec leur lot d'effluents néfastes charriés par le bassin versant. Dans une étude effectuée par une équipe du laboratoire d'écologie végétale de l'université de Bab Ezzouar, on peut lire notamment : «Le lac sert de collecteur et de réservoir de pollutions diverses, provenant d'une part des déchets industriels et urbains, et d'autre part des eaux traversant les terres agricoles engendrant un lessivage d'engrais et de pesticides.
Dans sa partie amont principalement, des études antérieures, portant sur l'évaluation de quelques paramètres de pollution ont montré que le lac a dépassé le seuil de pollution admissible. Les fortes teneurs en polluants ne peuvent être intégralement imputées à l'usine de détergents. Elles sont dues, également, aux rejets des eaux domestiques des agglomérations environnantes.
Les teneurs en phosphates mesurées dans le lac dépassent de beaucoup les normes usuellement prises comme références et, de ce fait, dénoncent une évolution rapide des écosystèmes vers une eutrophisation.» (S. Ahriz, D. Nedjraoui et N. Sadki, revue Sciences et Technologies, université de Constantine 1, n°34, décembre 2011). Les pouvoirs publics semblent avoir enfin pris acte de l'ampleur des dégâts.
Lors de la célébration de la Journée internationale des zones humides, le 2 février dernier, le ministère de l'Agriculture, par la voix de son secrétaire général, Fodhil Ferroukhi, a fait savoir que la wilaya d'Alger a enjoint aux unités industrielles polluantes de s'équiper de stations de prétraitement (dépêche APS du 2 février 2015).
Sur les quelque 200 entreprises industrielles implantées autour de la zone humide, une cinquantaine ont été identifiées comme étant responsables de ces rejets nocifs. Enfin, il faut savoir qu'un projet d'épuration et d'aménagement de l'oued Réghaïa, similaire au plan de dépollution de l'oued El Harrach, est en cours. Les travaux devraient débuter en 2016.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.