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L'inspection de la caisse principale a été empêchée
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Publié dans El Watan le 25 - 05 - 2015

Madjid Agaoua, ancien cadre du CPA, qui avait rejoint El Khalifa Bank, en avril 2000 en qualité d'inspecteur régional, a intégré, en août 2000, l'inspection générale, alors dirigée par Benyoucef Youcefi, l'inspecteur général.
Ce dernier l'a désigné pour la mission du contrôle de la caisse principale et de la caisse de l'agence Khalifa, sur ordre de Alloui. Il a relevé quelques inconhérences à Chéraga. Le lendemain, il a été à la caisse principale, en compagnie d'un autre inspecteur, Ahmed Mir. Il a été reçu par Akli Youcef, mais à peine s'est-il installé que Omar Mir, le directeur de l'agence, lui annonce qu'il a reçu un appel téléphonique de la DG, sur une ligne directe. «C'était Alloui. Il m'a dit «remontez à la DG après je vous explique. Voyez avec M. Youcefi». Je suis redescendu, j'ai salué Akli et je suis reparti. Youcefi m'a dit qu'il y a eu des instructions d'en haut pour ne pas faire la mission. Il m'a dit qu'il ne se laisserait pas faire. Je lui ai remis l'ordre de mission avec les situations de la caisse de Chéraga.
Il a fait un rapport au PDG, qu'il m'a montré. Il s'est plaint des entraves et mis en exergue les irrégularités constatées à la caisse de Chéraga. Deux jours après, il était hors de lui. Il m'a dit puisqu'ils ne me laissent pas faire mon travail, je pars. Il a démissioné verbalement et dans le courrier qu'il a recu, il est écrit : «Suite à votre démission verale vous ne faites ppus partie du personnel.» Il est parti. Après il y a eu Ahmed Mir. J'ai été totalement marginalisé. On ne me donnait plus de travail. A la fin de 2000, j'ai été affecté au réseau pour l'assistance des agences.
Au mois de juin 2001, Alloui m'a rappelé pour mettre en place l'agence de l'hôtel Mercure et j'y suis resté jusqu'à l'arrivée de Djellab.». Agaoua revient sur la mission d'inspection que lui a confié Djellab : «Alloui m'a demandé de voir la comptabilité qui dépendait de Nekkach et du défunt Hamou. Lorsque je suis arrivé, je leur ai dit que je voulais avoir toutes les EES, et là Nekkach m'a répondu : «Je sais ce que vous cherchez.» Il m'a déclaré que la caisse principale avait ajusté son compte juste avant l'arrivée de l'administrateur. Nous avons découvert un trou de 3,2 milliards de dinars. Alloui m'avait demandé de vérifier avec le réseau informatique et il s'est avéré que les chiffres obtenus étaient tous réels.
Quand on a tiré la situation des EES jusqu'à février 2003, notamment celles qui ont été établies à la caisse principale, Nekkach, Hamou, Chebli et Akli ont été convoqués pour s'expliquer.» Son collègue, Hacène Hamèche, inspecteur, confirme ses propos en revenant sur l'inspection effectuée sur ordre de Djellab, qui a démontré que l'argent sortait de la caisse principale sur la base de bouts de papier signés par le PDG, ramenés par des personnes qu'il envoyait à chaque fois.
Les mêmes propos sont tenus par Abderrazak Zizi, qui a rejoint Khalifa Bank en 1999 en tant que responsable du réseau à Cheraga, puis inspecteur régional de la banque, directeur général de l'administration générale, avant d'aller à l'inspection générale et de finir à Khalifa Airways. Il affirme que les 11 écritures entre sièges ont été établies pour «régulariser» des retraits de la caisse principale, sur la base de bouts de papier signés par le PDG, sans aucun justificatif.
Le juge appelle le frère de Abdelmoumen, Abdelaziz Lakhdar Khalifa, directeur général de Khalifa Construction. D'emblée, il dit ignorer l'existence de l'acte d'hypothèque de la maison familiale et du local. Lorsqu'il a été informé par les gendarmes, indique t-il, il s'est rendu à la conservation foncière et c'est là qu'il a découvert que l'acte en question était un faux.
Quant à Djamel Guellimi, il affirme le connaître comme clerc du notaire maître Rahal. «Nous étions à la maison lorsqu'il nous a ramené l'acte. Il y avait tout le monde, Ghazi Kebbache, ma mère, Abdelmoumen et son épouse, moi et mon épouse. Mais lui, voulait juste avoir ma signature et celle de mon épouse. Les autres avaient déjà paraphé.» Il affirme que c'était dans la continuité du projet KRG, où toute la famille l'avait approuvé. Il confirme avoir travaillé à Khalifa Airways avant d'aller à Khalifa Construction.
Pour ce qui est des cinq véhicules mis à sa disposition, Abdelaziz Lakhdar Khalifa explique qu'ils n'étaient pas neufs et qu'ils ont été mis à disposition des moyens généraux de Khalifa Construction. Le juge : «Vous aviez déclaré ne pas pouvoir dire qui vous a remis les véhicules en raison de l'anarchie qui régnait au sein de l'administration.» Le témoin dément et le juge lui demande pourquoi n'avoir pas restitué les véhicules. «Il y avait beaucoup de travaux à suivre, mais après je les ai rendus», dit-il. Au sujet du crédit de 55 millions de dinars qu'il a obtenu, il affirme l'avoir acquis sur la base d'un dossier, et la garantie était un nantissement d'un marché.
Sur l'assemblée générale, il déclare que l'administrateur a convoqué les actionnaires pour leur parler de la situation de la banque et présenter les deux commissaires aux comptes auxquels il a fait appel. Le juge : «Est-ce que Moumen vous a parlé d'un crédit accordé par la BDL ?» Lakhdar Khalifa : «Je sais qu'il avait un crédit dans le cadre de sa société KRG, au début des années 1990, pas plus.» Il confirme la convocation de la commission bancaire pour annoncer le retrait de l'agrément.
Me Achour, avocat de la Banque d'Algérie, lui demande s'il a versé sa partie d'actionnariat (50 parts). Le témoin : «Non je n'ai rien versé, tout comme les membres de la famille, parce que c'était son projet.» Au sujet du changement du statut de la banque, il affirme qu'après le décès de sa mère, il fallait répartir ses parts entre les héritiers, il a donc signé une procuration pour le changement de statut. Il se dit formel : Djamel Guellimi, il l'a connu à Chéraga, comme clerc du notaire.
La secrétaire qui ne reconnaît pas son PDG
Nadjia Aiouaz est le dernier témoin, de la journée d'hier. Elle avait quitté la BDL de Staouéli, pour rejoindre El Khalifa Bank en octobre 1999 en tant que secrétaire de direction, avant d'être mutée au siège du groupe. «J'étais seule, donc j'ai travaillé avec tout le monde juqu'en juin 2003», dit-elle. Son rôle était de transférer à Khalifa les appels, organiser ses rendez-vous et lui annoncer les visites. Une certaine Nadia, secrétaire de Khalida Toumi, est venu récupérer un chèque qui était dans une enveloppe. Il s'agissait du financement d'une pièce théatrale de Adel Imam, lui dit le juge, qui l'interroge sur Raghed Echamaa : «Il venait, mais je ne sais pas pourquoi.»
Le président : «Vous aviez déclaré qu'il interférait dans toute la gestion, y compris dans la manière de s'habiller de Khalifa.» Mme Aiouaz : «Oui c'est ce que j'ai dit, c'était son conseiller.» Le juge : «Quels sont les artistes qui venaient ?» «Amel Wahbi et cheb Mami, Abdou Driassa...» Le juge : «Vous aviez déclaré que Amel Wahbi venait souvent pour récupérer son argent en devises et vous avez parlé à Djamel Guellimi.» Mme Aiouaz : «Oui parce qu'elle avait fait des pulls dans le cadre d'une campagne de publicité.»
A propos d'un membre de la Banque d'Algérie, Monsieur Sam, elle confirme qu'il venait «souvent» mais pour un travail avec Djamel Guellimi. Elle fixe le box des accusés et le juge lui dit : «Qui regardez-vous, votre patron ?» Mme Aiouaz : «Ohhh, je ne l'ai pas reconnu. Il a maigri…» Le juge : «Khalifa, vous aviez dit qu'elle n'était pas votre secrétaire...» Abdelmoumen répond avec un large sourire : «C'était juste une secrétaire du groupe, pas la secrétaire particuière.» Mme Aiouaz ne se détourne pas et le juge lui dit : «C'est la première fois que vous le voyez ? » Eclats de rire dans la salle d'audience. «Bien sûr. Où vouliez-vous que je le voie ? Il est extraordinaire et très sympathique», dit-elle en éclatant de rire.
Le juge lui demande de répondre aux questions du procureur général, mais la secrétaire a du mal à détacher son regard de Moumen, au point où le président lui lance : «ça se passe à gauche, pas à droite !» Interrogée sur Djamel Guellimi, Mme Aiouaz affirme qu'«il était directeur de cabinet, mais il est parti après en France». Le juge fait ensuite la lecture des procès-verbaux d'audition de six témoins qui n'ont pas répondu aux convocations. Aujourd'hui ce sont le gouverneur de la Banque d'Algérie, son vice-gouverneur et les membres de la commission bancaire qui seront entendus.


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