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Une initiative qui mérite des encouragements
Création d'une fonderie d'art à Jijel
Publié dans El Watan le 22 - 10 - 2016

La place dite du Bateau, à Jijel, est devenue la Mecque des estivants qui viennent immortaliser leur passage en chargeant des souvenirs dans leur appareil photo.
Tout le monde semble attiré par ce bateau qui rappelle les galères des corsaires du temps des Ottomans. Et c'est justement en hommage aux deux frères Arroudj et Kheireddine, que cette place a été aménagée. L'idée d'ériger une statue de 4 mètres de Kheiredine Pacha a été proposée à la fin des années 1980 par l'artiste Mohamed-Réda Benabdallah Khodja aux autorités de la wilaya de Jijel.
Si le projet paraissait séduisant chez beaucoup de personnes, il sera, tout de même en ce début des années 1990, en butte à une animosité qui aura finalement le dernier mot. A défaut de statue, une deuxième proposition pour installer une galère est retenue. De la conception à la réalisation, le projet est réalisé par l'artiste, qui signe là l'un de ses plus prestigieux projets. Après ce premier projet, il sera chargé de concevoir l'aménagement du rond-point qui fait face au siège de la mairie. Intitulé «Le ballet des mouettes et des espadons», un jet d'eau sera installé, ainsi que des poissons et des oiseaux marins (espadon, exocet et mouette). Ce jet d'eau sera par la suite détruit et remplacé par un autre aménagement ne comprenant qu'un jet d'eau.
C'est dans cette coquette ville côtière de Jijel qu'est né en 1951 Mohamed-Réda Benabdallah Khodja, deux ans après l'installation de sa famille constantinoise d'origine turque, dans ce plaisant littoral méditerranéen. Après une enfance fringante et joyeuse au bord de la mer, qui lui fera découvrir la nature, le cinéma -la ville qui ne compte plus de salle de cinéma aujourd'hui en comptait quatre-, le jeune Mohamed-Réda rejoint Constantine avec sa famille qui s'y réinstalle au lendemain de l'indépendance, en 1963. Là, en côtoyant les enfants, notamment des Européens encore présents dans la ville, le jeune, qui s'intéressait déjà beaucoup au dessin, découvre les kermesses et l'école des beaux-arts sur le plateau du Coudiat, dans l'enceinte de l'actuel musée Cirta.
Et c'est là, dans cette école dirigée alors par le Pr Mahmoud Taoutaou qui, dira-t-il, «m'a appris, beaucoup de choses», qu'il suivra de 1966 à 1969 une formation artistique. Au début des années 1970, il part en Italie poursuivre sa formation en peinture et sculpture et s'initier à la fonderie d'art dans les écoles de Florence et Carrare.
Après avoir passé 7 années dans le pays de Léonard de Vinci, il rentre au pays, où il découvre un autre métier : la presse. Il intègre la prestigieuse équipe d'El Hadef en tant que maquettiste. Il garde de cette riche période où, dit-il, «j'ai beaucoup appris», des survivances agréables dans la mémoire, des plumes en verve, comme Boubakeur Hamidechi ou encore les regrettés Salim Mesbah et Aziz Rahmani. Au début des années 1990, il se lance dans un investissement pour monter une fonderie d'art dans la zone d'activité d'Ouled Salah, dans la commune de l'Emir Abdelkader.
L'absence de réseau d'alimentation en gaz et la détérioration de la situation sécuritaire anéantiront tous ses espoirs. En 2000, la famille s'installe à Jijel et en 2013, ses deux enfants, Mohamed-Salah et Bassem, initiés depuis leur jeune âge à ce métier qui allie art et technique créent une microentreprise installée dans un petit local se trouvant sur les hauteurs de la ville. Le père toujours derrière ses enfants, nous dira qu'il les a formés depuis leur jeune âge pour les imprégner des techniques de la sculpture, le montage, le modelage et la fonderie.
La microentreprise Virtuometal est dirigée par son fils, Mohamed-Salah, qui présente des dons certains et s'attelle à proposer des idées de bustes, statues et autres œuvres d'art modelés avec de la cire, avant le coulage en bronze ou en cuivre. L'atelier a déjà travaillé les bustes de Benbadis, Ahmed Bey, Baba Arroudj et Kheiredine. Des bustes monumentaux de Ben Boulaid (Arris, wilaya de Batna), Abbas Leghrour (Khenchela) ou encore Hadj Lakhdar (université islamique, Batna) trônent déjà sur des piédestaux.
Lors de notre passage dans cet atelier, on découvrira un buste et une statue du défunt président Ahmed Benbella et sur la table de travail les bustes en cours de modelage du premier président du GPRA, Ferhat Abbas, ainsi que celui de l'ex-ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia. Notre interlocuteur nous dira qu'il compte préparer les bustes des neuf personnalités historiques à l'origine du déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954, ainsi que ceux des chefs de la Wilaya II historique avant de conclure «nous sommes capables de faire des choses».


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