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Hommage au défunt Dr Aït Sâada Mâamar, l'infatigable psychologue humaniste
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Publié dans El Watan le 02 - 12 - 2017


Par M'hamed Abaci
Financier et auteur
Il y a deux ans, presque jour pour jour, nous quittait à tout jamais notre ami et confrère, le docteur Mâamar Aït Sâada, psychologue, un des fondateurs et membre actif du mouvement associatif de la ville de Chlef. C'était un homme d'une extrême gentillesse, généreux et brave à la fois, très apprécié et aimé par la population de Chlef, le défunt Mâamar Aït Sâada était de tous les combats pour restituer leur dignité aux enfants inadaptés ou atteints de troubles psychiques graves.
La ville de Chlef lui doit énormément pour sa lutte acharnée pour la reconnaissance des droits des enfants autistes, entre autres, et de bien d'autres jeunes gens, victimes d'une société qui peine à retrouver ses repères d'antan et qui assume plus ses missions de protection, d'assistance et d'appui à tous les éclopés de la vie.
Nous gardons un excellent souvenir de lui à travers ses conférences et la radio régionale de Chlef, où il animait durant plusieurs années et jusqu'à sa mort une émission pour prodiguer des conseils en psychologie destinés aux personnes souffrant de troubles psychiques. En effet, l' infatigable psychologue-humaniste et le formateur discret qui n'a jamais démérité, est considéré comme la voix et le grand défenseur du mouvement associatif de solidarité de la ville de Chlef, il appartient aussi à une famille de donneurs de sang, dont le geste répété a dû sauver des centaines de vies humaines. Il est l'une des rares personnalités a avoir réussi à insuffler une âme à la vie associative humanitaire à Chlef, en menant un travail de proximité qui révolutionna la vie associative. Aujourd'hui, en l'évoquant, nous disons que notre frère Mâamar Aït Sâada a vécu sa destinée jusqu'à ce 25 novembre de l'année 2015.
Homme de cœur et de foi, psychologue accompli et très cultivé, il n'a jamais hésité à apporter aide et assistance à des milliers de patients souffrant de troubles psychiques, aux déficients mentaux, aux jeunes délinquants, aux handicapés ou encore aux personnes en difficulté. Le défunt Aït Sâada Mâamar est sans conteste le précurseur et le combattant infatigable de la cause associative à Chlef, il s'est battu tout au long des décennies passées pour la protection et la sauvegarde de l'enfance exclue ou marginalisée, il a mis sa formation universitaire et ses connaissances au service quasi exclusif du mouvement associatif humanitaire de Chlef, sa ville natale, au détriment de sa vie familiale. Il est considéré comme l'ami, le frère et le père porteur d'espoir pour tous ceux qui étaient en détresse ou en difficulté, des gens pour qui il n'a jamais baissé les bras ou cessé de militer.
Notre grand humaniste nous a quittés, un mercredi 25 novembre 2015 à l'âge de 66 ans, après avoir donné le meilleur de lui-même au mouvement associatif et laissant derrière lui un garçon et une fille. Victime d'une cardiopathie, il fut évacué en urgence de Chlef, par la clinique privée El Ehsane de Chlef, vers le Centre national de médecine sportive (CNMS) d'Alger, où il a rendu l'âme juste après son admission au bloc opératoire. Les habitants de Chlef se souviendront encore de cet humaniste qui n'a jamais hésité à les aider ou à les prendre en charge à des heures avancées de la nuit.
Il avait le sens de l'affection, son sourire affable qui ne le quittait jamais, reste à jamais gravé dans la mémoire de ceux qui l'ont connu. Ignorant les avantages matériels que pouvait lui procurer son statut, il a préféré s'investir corps et âme dans le mouvement associatif, rendant de précieux services à la population. La ville perd en lui un humaniste efficace, discret et d'une rare sensibilité, selon ses proches compagnons et amis, Abed Djerrah, Kiouar Baroudi et Boughari Hocine. C'est là sans doute la plus grande et la plus humaine des leçons qu'il nous donne. Un avis partagé à l'unanimité par l'ensemble des acteurs du mouvement associatif. Ce qui lui a valu le respect et la considération de toute la ville de Chlef.
Après son cursus scolaire primaire, moyen et secondaire, il s'inscrivit à l'université d'Alger, où il prépare et obtient une licence en psychologie. Puis il s'envole à Paris dans le souci d'étoffer ses études et ses connaissances.
En 1981, il réintègre Alger, où il fait ses débuts dans la vie professionnelle à Sonatrach, puis comme psychologue-clinicien au Service d'observation et d'éducation en milieu ouvert (Soemo), dépendant du ministère de la Solidarité. Parallèlement, il est membre fondateur hyperactif dans plusieurs associations de Chlef, à caractère humanitaire, entre autres, Birr Oua El Insane, Amel, Femmes et enfants en détresse, Association de la banque de sang... Après sa retraite, le défunt continuera de servir la société en tant que psychologue-clinicien dans un cabinet de psychiatrie à Chlef.
Avec sa disparition, ce sont tous les habitants de Chlef et même ceux d'Alger, Tizi Ouzou, d'Oran, Mostaganem et Tiaret qui lui ont fait leurs adieux. Il a été inhumé au cimetière de Sidi Ahmed Ben Abdallah, à Chlef.
Son épouse et ses enfants, ses frères et sœurs, neveux et nièces, cousins, beaux-frères et belles-sœurs prient tous ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire.
Que Dieu l'accueille en Son Vaste paradis.


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