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Attentat terroriste du boulevard Amirouche
La police refuse d'oublier
Publié dans El Watan le 31 - 01 - 2007

Enfin ! Une pensée pour les victimes de l'attentat terroriste qui avait secoué, en 1995, le boulevard Amirouche (Alger). La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a commémoré hier pour la première fois – à l'initiative des familles des victimes de cet attentat – ce douloureux anniversaire qui avait ciblé le commissariat central.
Les familles des victimes ont déposé une gerbe de fleurs à la mémoire des leurs devant cet édifice. Le 30 janvier 1995, une voiture piégée qui venait de la Grande Poste fonce sur le commissariat central. Il s'agissait d'un attentat kamikaze. Le brigadier Mohamed Guendouz, qui se trouvait au moment de cet attentat dans le commissariat, s'en souvient. « C'était vers 15h15, un lundi, lorsqu'un homme qui conduisait une voiture de marque Lada et roulant à vive allure se dirigeait vers le commissariat où se trouvaient en faction plusieurs policiers armés », témoigne-t-il. Il ajoute : « Voyant cette voiture foncer sur le commissariat et percuter ses escaliers, un policier qui était en faction lui a tiré dessus. C'était à ce moment-là que le kamikaze s'était fait exploser », précise-t-il. A cette époque, c'était l'attentat le plus meurtrier commis dans Alger. Le bilan officiel qui était avancé faisait état de 42 morts et 256 blessés. Ce bilan serait plus lourd, selon des témoins qui ont avancé hier une centaine de morts. Il y aurait eu même des disparus. « Sept policiers ont trouvé la mort lors de cet attentat », selon le brigadier Guendouz. Il est vrai que le lieu où s'est produit l'attentat est un endroit fréquenté. Miraoui Smaïl, un piéton qui se trouvait en face du commissariat, près de la Banque d'agriculture et du développement rural (BADR), au moment de l'attentat s'en souvient également. « C'était au moment où un bus de l'Etusa venait de passer », dit-il. Selon lui, « un train de la banlieue venait de déposer à la gare de l'Agha des voyageurs. Le boulevard Amirouche grouillait de monde et c'est pour cela qu'il y a eu autant de victimes », se souvient-il. En plus, c'était la veille du mois de Ramadhan. L'attentat avait provoqué la panique et la psychose. Des passants, le visage ou les mains ensanglantés, couraient dans tous les sens. Il y a eu deux jumelles parmi les victimes. L'une était l'amie de Karima Sami qui était venue hier se recueillir. Elle est l'une des initiatrices de cette commémoration. Mme veuve Atout a perdu son mari. « L'image de mon mari me revenait à chaque fois qu'il y avait un attentat », dit-elle les larmes aux yeux. « Nous ne voulons pas que les gens oublient ce qui s'est passé ce jour-là », ajoute-t-elle avec une voix empreinte d'une profonde tristesse. Cet attentat avait été revendiqué par le GIA qui avait stipulé qu'il ne s'agissait là que d'un « avertissement ». Une revendication qui a aussi émané d'Anouar Haddam.

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