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Les partis de l'Alliance se disputent l'héritage de Bouteflika
Publié dans El Watan le 26 - 04 - 2007

Depuis l'avènement du pluralisme, le FLN n'a jamais abordé des élections législatives avec cette assurance et cette paix intérieure que laisse transparaître la direction politique du parti à l'occasion du scrutin du 17 mai prochain.
Les déclarations du secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem affirmant sur le ton la certitude que le FLN est et restera la première force politique du pays à l'issue de ce scrutin avaient choqué dans les milieux politiques de l'opposition qui avaient décodé ce message comme un aveu implicite d'une fraude annoncée. Les responsables du FLN rejettent catégoriquement cette accusation. Abdelaziz Ziari ministre chargé des Relations avec le parlement et tête de liste FLN à Alger considère que le poids politique du FLN est une réalité qui est forgée par l'histoire de ce parti et son ancrage populaire à travers tout le pays. Le secrétaire général du parti n'a fait qu'exprimer une opinion qu'il faut resituer dans le contexte de la campagne électorale en pariant que le FLN raflera la mise aux prochaines législatives, tempère M. Ziari. Quant aux inquiétudes de fraude que pourraient nourrir certains partis, M. Ziari n'y voit aucune raison objective pour recourir à la fraude dans la mesure où la configuration de la carte politique est connue de tous. Le candidat du FLN tête de liste à Alger est formel. « La compétition électorale se jouera entre les 3 partis de l'Alliance présidentielle », estime-t-il. « L'implantation nationale des trois partis de l'Alliance : le FLN, le RND et le mouvement Hamas qui aligneront des observateurs dans tous les bureaux de vote est la meilleure garantie contre la tentation de la fraude », note-t-il. Le problème se posera bien évidemment pour les partis qui ne sont pas structurés à l'échelle de l'ensemble du pays. Ces formations n'auront d'autres choix qu'à remettre leur sort entre les mains de l'administration et des commissions de surveillance des élections. Ces structures n'ont pas eu grâce par le passé aux yeux de certaines formations politiques qui avaient dénoncé leur parti pris en faveur des partis adoubés par le pouvoir. « Il n'y a pas d'opposition à proprement parler », relève M. Ziari. Au FLN, on ne cache pas que la nature du mode de scrutin de liste est, d'une certaine manière, du pain bénit pour le FLN. Les mentalités sociales et la psychologie électorale font que l'Algérie profonde qui constitue le gros du gisement électoral du pays a toujours voté utile en accordant ses suffrages au parti au pouvoir ou du pouvoir. C'est une réalité politique, sociologique et électorale établie et qui demeure encore valable aujourd'hui. Le sigle du FLN est associé dans la conscience populaire au concept du parti-Etat même si constitutionnellement le système politique pluraliste en place depuis les années 90 a mis fin à ce mélange des genres qui avait fait les beaux jours de l'Etat-FLN. Parce que le FLN est présent en force dans les institutions et qu'il a une relation filiale avec le président de la République lequel est président d'honneur du parti, on ne nie pas dans l'entourage de ce parti que ce sont là des atouts précieux qui ne manqueront pas de peser lourdement en faveur du FLN lors des prochaines législatives. Le FLN affirme partir aux prochaines élections serein et confiant dans ses chances de succès. Pour ce parti il n'y a presque pas d'enjeu à proprement parler en termes de compétition électorale en ce sens que pour ce parti la décantation politique s'est déjà faite lors des précédentes consultations électorales. « Le seul enjeu réel, c'est de nous conforter que nous sommes dans la bonne voie, que notre soutien au programme du président de la République est positivement perçu par la population », estime M. Ziari. En d'autres termes, ce que redoute le FLN ce n'est pas tant les retombées politiques sur le parti d'un mauvais résultat électoral, mais c'est beaucoup plus les conséquences d'une telle éventualité sur la légitimité du président de la République. Une éventualité que l'on écarte systématiquement au FLN. Ce parti, en s'appuyant sur le programme présidentiel qui alimentera les thèmes de la campagne électorale du parti, engage directement le crédit du chef de l'Etat dans ce scrutin à travers les résultats qui en découleront.
Le FLN, « une relation filiale »
Par conséquent, le FLN, à la différence des autres partis, est impérativement tenu par l'obligation de résultats. En contrepartie, cette formation qui revendique sa relation filiale avec Bouteflika n'hésitera pas à tirer avantage de cette position privilégiée au point de tirer à elle seule la couverture politique confortable que lui confère sa proximité avec le pouvoir. Ceci pour barrer la route aux deux autres partis de l'Alliance présidentielle qui seraient tentés d'exploiter leur statut au sein de l'Alliance et l'image du Président à des fins électorales. « Le socle de l'Alliance présidentielle c'est le FLN », plaide M. Ziari ajoutant qu'il ne s'agit pas là « seulement d'une question de fidélité à l'homme mais d'une conviction profonde ». On ne se lasse d'ailleurs jamais de répéter au FLN qu'il n'y a aucune différence entre le programme du FLN et celui du président de la République. « Ce n'est pas un soutien conjoncturel », dit-on, allusion aux deux autres partis de l'Alliance. Le président Bouteflika qui est arrivé aux affaires sans s'encombrer officiellement d'aucune attache partisane a fini par être rattrapé par son appartenance à la famille politique du FLN. Il sortira de l'ombre du parti en se voyant introniser président d'honneur lors du dernier congrès. Même s'il se prévaut d'être le président de tous les Algériens, pouvait-il rester politiquement neutre par rapport aux prochaines élections et à la future configuration du Parlement qui sortira des urnes le 17 mai prochain ? Certains milieux politiques y ont vu son empreinte personnelle dans la confection des listes de candidature du FLN et plus précisément dans le choix des têtes de listes dans les grandes villes comme Alger où sont alignés tous les ministres FLN. Tout en soulignant que le président de la République a autre chose à faire à la tête de l'Etat, dans l'entourage du parti on ne nie pas qu'il ait apporté sa touche personnelle au choix de certaines candidatures et à la mise à l'écart de certains cadres du FLN. « La filiation politique va jouer un rôle prépondérant dans ces élections », estime-t-on au FLN. Les personnalités désignées têtes de listes pour conduire les candidatures du FLN en constitueront un plus. Mais ce que l'on n'avouera pas au FLN, c'est que le parti mise aussi tout sur le précieux soutien du président Bouteflika, président d'honneur du FLN qui sera en fait le seul et vrai programme électoral du parti sur lequel il compte pour s'imposer lors de ce scrutin.


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