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Cinéma. Franssou Prenant à Alger
Films à textes
Publié dans El Watan le 07 - 06 - 2007

Lyazid Khodja et les siens, Djalila de l'association Chrysalide et son équipe, nous accueillent le vendredi 8 juin à 17h 30 dans la sympathique filmathèque Zinet, pour nous offrir le magnifique film de Franssou Prenant, une amie cinéaste : Le Jeu de l'oie du professeur Poilibus.
Authentique enfant du cinématographe, Franssou a touché à tous les métiers du cinéma, c'est ce qui fait d'elle une cinéaste dans tous les sens du terme. Fille d'André Prenant, le géographe, connaisseur et ami de notre pays, elle a très tôt choisi son métier. Après des études à Paris, au sein du prestigieux Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) comme chef monteuse, elle a parcouru tous les volets de l'art cinématographique : chef monteuse dans les films de Kebadjian (Histoires d'une sculpture, 1980), de Depardon (Faits divers, 1983), de Goupil (Mourir à 30 ans, 1982) ; scénariste ou co-scénariste et assistante dans plusieurs autres films, et même comédienne dans le film de Raymond Depardon, Une Femme en Afrique (1985). Aujourd'hui, c'est la réalisatrice qui nous intéresse. Après avoir signé plusieurs films, dont deux longs métrages diffusés par la cinémathèque algérienne en sa présence (Escale de Guinée et Paris mon petit corps), elle nous livre en effet son dernier-né : Le Jeu de l'oie du professeur Poilibus, consacré au grand philosophe-poète René Schérer. Avant de lui céder la parole, soulignons que Franssou Prenant assume dans ce film toutes les fonctions de création. Voici ce qu'elle dit à propos du personnage de son film : « … En toutes occasions, à tous moments de la vie, sur des sentiers que l'on grimpe en dialoguant, dans le potager où on laboure les idées en même temps que la terre, au Monoprix où l'on retourne l'économie et le fond de ses poches, au bois de Vincennes où l'on court, ramasse des marrons et des possibles, chez lui, espace rare de liberté, en faisant la vaisselle ou en épluchant des légumes, au Louvre ou dans le métro, en arpentant les crêtes cévenoles, sa philosophie est en action et, ludique, incite, provoque, secoue les idées et les choses. Et ses acolytes, compagnons de route, de chemin, de table, de travaux domestiques ou universitaires, toutes classes d'âge confondues, à l'occasion de quelque geste du quotidien, sont conviés à la parole, au dialogue, à la réflexion, aux digressions infinies. Voilà donc que la philosophie n'est plus un langage d'initiés et elle se développe au-delà des écrits, des chaires et des séminaires ; accessible à tous, elle peut être pratiquée par et avec les enfants, les femmes, les Noirs, les paysans, les vieillards, les oies, et même les adultes… » Franssou est aussi une femme d'écriture. Elle sait utiliser sa voix rauque et forte dans tous ses films pour nous dire des mots intelligents et percutants. Profondément Parisienne et aussi Algéroise, de cœur et de raison — elle a vécu une douzaine d'années avec nous — elle est à nos yeux, à elle toute seule, une vague nouvelle.
Signalons la programmation toujours par l'association Chrysalide et dans la salle Zinet (Riadh El Feth), de l'émouvant film Lettre à ma sœur de Habiba Djahnine, en présence de la réalisatrice, aujourd'hui à 18h.


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