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Jeux africains, l'Etat algérien ne sait pas vendre
Publié dans El Watan le 16 - 07 - 2007


Le débat sur l'efficacité du public-privé est vieux de deux siècles. Au moins. Deux prix Nobel d'économie ont démontré dans les années 90 qu'il n'existait pas de preuves scientifiques de la supériorité de l'efficacité de l'entreprise privée sur l'entreprise publique dans la théorie absolue. Le problème est dans les deux cas le même : motiver des équipes de personnels qui ne sont pas liés au profit de l'entreprise. Cela ouvre la porte à des examens plus fins. Selon le contexte, le domaine d'activité et la conjoncture idéologique de la planète. Les jeux africains d'Alger sont l'occasion de se poser cette question pour l'activité du sport spectacle. Un chiffre d'affaires mondial en pleine explosion dans le sillage de la société du temps de loisir qui a émergé en Occident. Les jeux africains d'Alger sont organisés par l'Etat. C'est encore ainsi presque partout dans le monde lorsque la taille de l'évènement dépasse les compétences d'une fédération sportive ou d'une municipalité. La question est la suivante : l'Etat peut-il faire de l'organisation de jeux régionaux à caractère olympique, une machine à cash flow ? La réponse est que l'Etat algérien ne s'est même pas posé la question. Il a abordé l'affaire des jeux d'Alger comme celle de l'autoroute est-ouest. C'est-à-dire comme un coût. Certes un coût qui va générer des retombées évidentes dans le cas de l'autoroute, plus incertaines dans le cas des jeux. Mais fondamentalement, un rallongement de la colonne au chapitre des dépenses budgétaires de l'Etat. C'était le cas déjà en 1978 pour les derniers grands jeux – africains déjà - organisés en Algérie si on ne compte les jeux panarabes de 2004 plus modestes qui auraient dû servir de test de remise en route. Des jeux continentaux qui réunissent 52 pays, près de 8000 athlètes et accompagnateurs, des centaines de médias, des centaines de milliers de spectateurs en cumulés et des centaines de millions de téléspectateurs dans le continent. Un évènement de « cette masse visible » sans aucun sponsor majeur associé. Le COJA pourra dire que ce n'était pas faute d'essayer. La vérité est que les Algériens sont de mauvais vendeurs. C'est déjà le cas dans les biens et les services. Vendre un évènement est un ordre d'ingénierie qui les dépasse totalement. Le budget de l'Etat est là. Pourquoi donc s'échiner à chercher l'argent dans la poche des grands groupes privés mondiaux. Les 9e jeux africains découpés en petits lots d'affichages. Voilà donc le plus haut seuil de compétence marketing possible dans un pays qui combine naturellement le tout budget et le petit bazar. Conséquence le COJA a fait la même compagne uniforme pour informer les Algériens de la tenue des jeux entre le 11 et le 23 juillet. Et c'est tout. Il a oublié de « sortir » la cérémonie d'ouverture dans sa communication à l'approche du jour J. De sorte que les premières délégations ont paradé devant des gradins clairsemés. Un affront politique plus grave que l'absence du président de la République qui peut s'expliquer par un problème de santé. Pourquoi un tel provincialisme dans la promotion de l'événementiel en Algérie ? Parce que c'est l'Etat qui s'en occupe ? Attention au raccourci idéologique. D'autres Etats savent vendre un logo, une franchise, une destination. Bien sûr tout est plus compliqué sous un Etat – l'Etat algérien - qui n'a plus besoin de recettes et qui maintient un monopole dramatique sur les médias lourds. Tant et si bien que toute la politique de mise aux enchères des droits TV – nerf de la guerre du financement du spectacle sportif ailleurs - demeure lourdement plombée. Les dirigeants des clubs de football apprennent tous les jours à chercher l'argent dans l'économie pour payer leurs joueurs et éteindre l'émeute qui pointe sous leurs murs. Ils arrivent par la rue au marketing moderne du sport. Les jeux africains sentent trop encore la vieille gestion poussiéreuse par « la dawla ». C'est sans doute pour cela qu'en plus de gaspiller beaucoup d'argent, ils ont du mal à drainer la foule. Presque comme si les dernières élections législatives se poursuivaient. Les 9e JA ne méritent pas ça.

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