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Des dates pour mémoire
Publié dans Horizons le 19 - 06 - 2010

31 mai 1945 (du 8 au 31 mai 1945). « Il est entré à la prison civile de Guelma, par mesure administrative, 295 musulmans. Pendant la même période, il en est sorti, par mesure administrative, 154 personnes… J'ignore ce que sont devenus les individus ». Témoignage sur PV de Arsène Fraisier, gardien de la prison civile de Guelma. 6 novembre 1945. Quarante-sept (47) inculpés dans « l'affaire de Saïda » ont comparu, ce jour, devant le tribunal militaire d'Oran. Ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Trois jours plus tard, la sentence tombe : peine capitale, dégradation civique et confiscation de biens à l'encontre de six inculpés. Neuf autres détenus furent condamnés aux travaux forcés à perpétuité avec dégradation civique et dégradation des biens. Un autre fut condamné à dix ans de travaux et dix ans d'interdiction de séjour, avec dégradation civique et confiscation des biens.
4 février 1957. Le général Salan, commandant supérieur inter armée, dans une note au ministre résidant Robert Lacoste, écrit : « D'après les prévisions actuelles on peut s'attendre à recevoir un volume de vingt mille (20.000) personnes avant le milieu du mois de mars, c'est-à-dire avant le 15 mars 1957. Le 23 juillet de la même année, parlant de la seule région d'Alger, le général Massu, lui plus expéditif, considère que ces prévisions comme dépassées, il écrit en effet au général Allard ceci : « A mon avis, la seule solution consiste en la création d'un camp de 10.000 places au minimum, et que l'emplacement de ce camp pourrait être recherché dans une île ». Le général Massu n'avait pas précisé laquelle – mais il devait peut-être avoir en tête ce que disait, un siècle plus tôt le général De Montagnac : « Il faut dévaster le pays (Algérie), massacrer les populations ou les déporter aux îles Marquises».
Février 1957. Seize des deux cent quatre vingt condamnés à mort sont exécutés par le refus du président René Coty d'exercer son droit de grâce.
5 août 1957. La circulaire ministérielle n° 332 du 5.05.1957, se référant à la loi du 26.07.1957, décide la création d'un fichier national de « tous les individus suspectés d'activité séparatiste, résidant en métropole ». Le « Fichier Z » deviendra de plus en plus volumineux : de 4.789 fiches, en janvier 1958, il passe à 27.000 fiches en janvier 1961. (In : Archives préfecture de police de Paris. Rapport des renseignements généraux. Mars 1961).
Fin 1958, on a dénombré, dans les prisons de France, 15.000 détenus. Et, dans les camps d'internement de : Pont d'Ain, Larzac, Thol, Saint Martin du Gard, Saint-Maurice… près de 25.000 Algériens internés.
23 mai 1959. Ouverture à Paris du procès de l'U.G.E.M.A. A la suite d'incidents, il est renvoyé à la huitaine.
1959. Pierre Vidal-Naquet, dans son livre « La Raison d'Etat », signale que l'ensemble des centres de détention (à l'exception des prisons visitées par la Croix Rouge en 1959) contenait 19.400 détenus. D'autre part, dans les prisons d'Algérie, le 1er décembre 1961, 14.000 détenus politiques, selon Hervé Bourges. Mais il est pratiquement impossible d'évaluer le nombre des internés ajoute Pierre Vidal-Naquet. Les chiffres cités sont bien au-dessus de la réalité. Il faut savoir comment sont dispersés les détenus et comment on abuse les différentes commissions d'enquête qui se rendent en Algérie.
28 juillet 1960. La presse française reproduit une pétition contre les exécutions d'Algériens, signée par cent avocats des barreaux de Paris, de Lyon et Marseille.
31 juillet 1960. Dans un communiqué publié ce jour, le G.P.R.A dénonce les exécutions des combattants algériens par le gouvernement français qui s'obstine à aggraver la guerre.
27 août 1960. Au moment où le président de la République française, Charles de Gaulle, demande aux négociateurs algériens de Melun de « laisser les couteaux au vestiaire » ses bourreaux continuent à actionner le sinistre couperet de la guillotine. Du 8 au 28 juillet 1960. Huit fidayines ont été exécutés en France et neuf en Algérie.
10 mars 1962. Le quotidien français « Le Monde » donne dans son édition du 10.03.1962, le chiffre des arrestations en France : 44.282 Algériens ont été arrêtés et incarcérés dans les prisons et les camps de concentration pendant toute la durée de la guerre.
Fernand Meysonnier, le bourreau d'Alger, raconte dans son livre, paru le 23.09.2002, comment il a décapité 340 Algériens, dont Abderahmane Taleb et Fernand Iveton (F. Meysonnier, « Parols de bourreau » édition Imfgo. 2002).


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