Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, a invité, hier, à Alger, les journalistes à prendre exemple sur le « pionnier de la presse algérienne », Cheïkh Brahim Benaïssa Abou El-Yakdane. « Nous aspirons, aujourd'hui, à voir émerger des plumes du gabarit du pionnier de la presse algérienne (1888-1973) qui apporta une précieuse contribution par ses écrits condamnant l'extrémisme et le fanatisme et incitant à l'éveil des consciences », a souligné M. Ghlamallah lors d'un colloque organisé à l'occasion du 40e anniversaire de la disparition de Abou Al-Yakdane. « Au moment où la presse électronique gagne du terrain, nous avons grandement besoin de médias crédibles qui traitent des informations en toute objectivité et loin de toute dénaturation », a-t-il ajouté. Le colloque sur Abou El-Yakdane vise à faire connaître cette personnalité qui comptait à son actif pas moins de huit titres parus entre 1926 et 1973. Parmi ces titres, Oued Mizab et El Oumma qui étaient des tribunes à partir desquelles s'élevaient les condamnations du colonialisme français, a souligné l'organisateur principal du colloque, Mohamed Nacer Kacem Bouhedjam. Abou Al-Yakdane était l'un des fondateurs de l'Association des oulémas musulmans algériens et membre éminent du parti indépendant constitutionnel tunisien, a précisé l'intervenant, rappelant que le défunt fut le premier Algérien à instituer une imprimerie arabe en 1931.