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Emplettes pour l'Aïd : Les parents prennent les devants
Publié dans Horizons le 04 - 09 - 2009

Le Ramadhan, la rentrée scolaire et la fête de l'Aïd. Un casse-tête, trois en un, qui vient ruiner les petites et moyennes bourses en cette période de l'année. Pour parer à d'éventuelles dépenses, certains chefs de famille ont investi déjà les grandes artères commerciales pour acheter des vêtements neufs à leurs enfants.
De jour comme de nuit, les magasins sont pris d'assaut par les parents à l'affût d'une bonne occasion « un habit chic à un prix choc ».
En effet, pour habiller un garçon de 13 ans, il faudrait débourser en moyenne 8000 dinars contre 10 000 dinars pour une fille du même âge. Il suffit de se rendre dans n'importe quel point de vente de la capitale pour se rendre compte de la folie des prix affichés pour les produits de fabrication locale, quant aux habits « made in », ils sont carrément hors de portée.
Ainsi, la facture de fin du mois est plus salée. Une virée au niveau des rues Meissonnier et de Chartres, traduit l'engouement des clients. Ces lieux se sont transformés en un grand bazar où toutes sortes de vêtements sont disponibles. De même à Bab El-Oued, Larbi-Ben-Mhidi, Hassiba-Ben-Bouali ou Didouche-Mourad. Ici, les rues sont noires de monde.
Les magasins de prêt-à-porter rivalisent de décoration. Tout est fait pour attirer le client. La plupart des boutiques ont subi un lifting, comme c'est le cas des grandes boutiques Griffa, Printemps, King Baby et Jardin d'Enfant.
Il y a pour tous les goûts , mais les prix sont relativement chers. Hakim, père de deux garçons de 10 ans et 14 ans, se dit outré par la cherté des produits proposés. Pour un salaire qui ne dépasse pas 29 000 dinars, ce fonctionnaire a eu beaucoup de dépenses.
Il explique qu'il a mis de côté 50 000 DA pour l'achat de vêtements de l'Aid et les fournitures scolaires pour ses deux gamins alors que les dépenses pour les besoins du Ramadhan sont actuellement de l'ordre de « 30 000 dinars », dira t-il.
Rencontré au niveau d'un magasin spécialisé, Faten, mère de famille, précise que « c'est une coutume d'acheter de nouveaux habits aux enfants à l'occasion de l'Aïd ». « Je viens de débourser 13 000 DA net pour l'achat de vêtements, y compris les chaussures pour mes deux enfants », a-t-elle ajouté.
Chez « Yatou », à Bab Azzoun, une femme affirme que son enfant de 11 mois lui a coûté plus de 4000 DA à lui seul. Les prix des ensembles pour enfants varient entre 2400 et 3800 DA l'unité.
Le coût des ensembles pour enfants des deux sexes de 2 à 6 ans, frôle les 5000 DA. Un jean pour enfants est cédé à pas moins de 1500 DA, une paire de training est cédée à 2000 DA alors que des trappeurs pour bébés sont soldés à 3000 DA la paire.
Pour ceux qui ne peuvent se permettre des excès, les commerces du textile chinois sont l'unique recours. Ces magasins proposent des ensembles pour fillettes et garçons avec des coûts plus ou moins abordables, avec une fourchette de prix variant entre 600 et 2000 DA.
« Cette année, je serais obligée d'habiller mes trois petites filles », se désole Fatma. Agée de 43 ans et mère de sept enfants, au salaire médiocre, cette dame ne pourra satisfaire la demande de sa progéniture.
D'autres s'endettent pour honorer ces dépenses considérées comme obligatoires. Comme c'est de cas de Ahmed. « J'ai quatre enfants et j'ai dû débourser plus de 15 000 DA en vêtements rien que pour deux d'entre eux », dit-il affairé.
Rencontré dans un magasin, il avouera qu'il a dû faire un prêt pour acheter des vêtements neufs à ses enfants. Dans l'impossibilité de leur acheter deux tenues chacun, à savoir l'une pour la rentrée scolaire et la seconde pour l'Aïd, celui-ci dira : « Il mettront leurs tenues le jour de la rentrée scolaire et les remettront le jour de l'Aïd ».
Dans les sous-sols de Bab El Oued, une foule de ménagères entourent un magasin de vêtements. Des jeans sont cédés pour 1100 DA.
« Une bonne affaire », selon un père de famille. Aux devantures des boutiques, des affiches mentionnent la réduction proposée à 30% et 50 %. C'est dire que chacun excelle dans la manière d'attirer les clients vers sa boutique.
Pris par la fièvre acheteuse, certains parents se ruinent juste pour que leurs enfants rivalisent avec ceux des voisins.


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