L'ONU a appelé mardi les Etats les plus influents sur la scène internationale à se remettre en question. A l'initiative du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, du président de l'Assemblée générale Sam Kutesa, et du haut représentant de l'Organisation pour l'Alliance des civilisations, Nassir Abdulaziz al-Nasser, cette réunion de deux jours rassemble au siège de l'ONU, les Etats membres et des leaders religieux du monde entier autour d'un débat sur la promotion de la tolérance et de la réconciliation. « Nous vous avons rassemblés aujourd'hui et demain parce que nous sommes profondément préoccupés par la montée de l'extrémisme et du radicalisme », a déclaré Ban dans un discours à l'ouverture du débat, ajoutant qu'il est désormais nécessaire de s'attaquer à la racine de ces problèmes afin de pouvoir mettre en œuvre des stratégies de prévention. « Mais le problème va bien au-delà du Moyen-Orient et de l'Afrique. Le racisme, le fascisme, l'antisémitisme et l'islamophobie alimentent la haine et occasionnent des pertes en vies humaines y compris dans les sociétés démocratiques globalement pacifiques », a mis en garde le chef de l'ONU. Pour combattre les extrémistes, le Secrétaire général a invité les Etats à se remettre en cause et à prendre conscience de leurs propres erreurs. « J'appelle les Etats et autres entités disposant d'une influence à tenir compte de la façon dont leurs actions peuvent constituer un terreau fertile pour la brutalité », a-t-il lancé.