L'équipe nationale algérienne de handball traverse une période de profond doute. Plus que l'espoir, c'est désormais la déception qui domine chez les supporters, au point que le terme humiliation s'invite sans détour dans les débats. Les critiques se font de plus en plus ressentir, certains dénonçant une sélection incapable de hisser son niveau, donnant parfois l'impression d'offrir à ses adversaires de simples matchs d'entraînement. D'un début encourageant, à l'effondrement La rencontre pour la troisième place, disputée samedi face au Cap-Vert, n'a fait que renforcer ce malaise. Battus 29-23, les Algériens ont, une nouvelle fois, affiché leurs limites dans un scénario désormais récurrent : un début encourageant, suivi d'un effondrement progressif. Ballons perdus, penalties manqués, duels gagnables gâchés, tirs sans puissance, ni conviction...autant d'erreurs qui ont facilité la tâche du gardien adverse. Même le commentateur égyptien, habituellement mesuré, n'a pu dissimuler sa surprise face à un niveau jugé très faible, loin des attentes suscitées par l'équipe algérienne. Certes, l'Algérie fait partie des cinq nations qualifiées pour le Mondial-2027 en Allemagne. Mais cette qualification soulève une interrogation légitime : à cette allure à quoi peut réellement prétendre l'équipe nationale à un niveau mondial nettement plus élevé que celui de la scène africaine ? Le fossé reste immense avec les grandes nations du handball international, et le rendez-vous allemand exigera bien plus que ce qui a été montré à Kigali. A la FAHB de mettre les moyens pour éviter une autre grosse déception Egypte sans surprise face à la Tunisie Sur le plan continental, la hiérarchie a été confirmée sans ambiguïté. Eliminée en demi-finale par la Tunisie (33-24), l'Algérie a ensuite vu le Cap-Vert subir la loi de l'Egypte (32-26). La finale de cette 27e édition de la Coupe d'Afrique des Nations Rwanda-2026 a opposé deux poids lourds du handball africain : l'Egypte, et la Tunisie, avec chacun dix sacres. Les Egyptiens imposent le rythme Et dans ce choc très attendu, l'Egypte n'a laissé aucune place au doute. Les Pharaons ont livré une véritable démonstration face à des Tunisiens dépassés, s'imposant largement sur le score sans appel de 37-24 (mi-temps : 17-10). Dès l'entame, les Egyptiens ont imposé un rythme infernal, forçant leur adversaire à multiplier les pertes de balle face à une défense agressive et un gardien impérial, véritable muraille. L'écart ne cessait de se creuser...mais pour Les Aigles de Carthage ont assisté, impuissants, à cette différence qui ne cessait de se creuser, révélant la supériorité collective, physique et tactique d'une sélection égyptienne parfaitement préparée et rompue aux grands rendez-vous. Discipline tactique, profondeur de banc, maîtrise du jeu : l'Egypte confirme, une fois encore, sa domination sans partage sur le handball africain. Pour l'Algérie, comme pour la Tunisie, cette CAN doit servir de sérieux signal d'alerte. Si la qualification mondiale est acquise pour l'Egypte, la Tunisie, le Cap-Vert, l'Algérie et l'Angola, le véritable défi reste à venir. Le Mondial en Allemagne se jouera à un tout autre niveau, où les approximations, le manque d'intensité et les erreurs répétées ne seront plus pardonnés. Une remise en question profonde, tant sur le plan organisationnel que sur celui de l'adaptation au handball moderne, s'impose si les sélections africaines veulent réellement exister face aux grandes nations du handball mondial.