Au moins 3.000 à 4.000 cas d'intoxication alimentaire sont enregistrés chaque année au niveau national, a-t-on appris à Mostaganem de la directrice de la prévention sociale et de l'environnement au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Le docteur Samia Amrani a souligné, lors d'un colloque régional de formation sur le contrôle bactériologique et physicochimique des aliments, de l'eau et les techniques de prise d'échantillons d'eau de baignade, que 60 % de ces cas, enregistrés notamment lors de la saison estivale, sont collectifs car contractés dans les fêtes de mariage et les waâdas et 40 % dans des restaurants. Le ministère de tutelle accorde, dans le cadre de sa stratégie, un intérêt particulier à la lutte contre les risques d'intoxication alimentaire en programmant une série de sessions de formations régionales au profit des médecins de santé préventive et des techniciens de laboratoire, a-t-elle indiqué, tout en insistant sur la nécessité d'intensifier le contrôle de certaines denrées dont les glaces, les pâtisseries et la viande hachée qui sont très prisées en été. Pour les maladies à transmission hydrique (MTH), la responsable a relevé que le taux a régressé en Algérie, hormis certains cas dans nombre de wilayas qui ont été maîtrisés. La chef du service d'analyses bactériologiques des eaux et des aliments à l'institut Pasteur d'Alger, Mouffok Fouzia, a indiqué que l'institut accueille chaque année 11.000 échantillons d'aliments dont la viande, 10.000 autres d'eaux minérales, d'eau de baignade de la wilaya d'Alger et de certaines wilayas du pays.