Urgence au dialogue consensuel    L'ancien officier supérieur, Mohamed Khalfaoui estime : "Nulle sortie de crise n'est envisageable sans dialogue et mutuelles concessions"    Selon des experts économiques : La persistance de la crise politique affectera négativement l'économie nationale    Djellab : "L'Algérie mise sur la coopération avec les pays de l'Afrique et du nord de la Méditerranée"    Une amitié de voisinage et une coopération régionale    Comité bilatéral stratégique algéro-malien: La contribution de l'Algérie saluée    Le combat des étudiants continue    Bensalah inaugure la 52e édition    La justice se penche sur les dossiers du secteur    Nouvelles déclarations de Gaïd Salah    Début des inscriptions le 20 juillet    6 lourds griefs retenus par le Tribunal    La première déclaration de Soudani après sa signature à l'Olympiakos    AFFAIRE SOVAC : Ouyahia face à une nouvelle affaire de corruption    17e manifestation des étudiants: La mort de Morsi renforce la conviction d'un Etat civil    Rien que la présidentielle...    Le Conseil de la concurrence revendique une autonomie    Serraj refuse tout dialogue avec Haftar    «Piratage de l'esprit»    «La corruption n'est pas un phénomène, c'est un système qu'il faudrait changer»    Belmadi : "Il y a encore des choses à parfaire"    Cherif El-Ouazzani s'interroge ...    Salah Assad honoré pour l'ensemble de sa carrière à Doha    L'arrivée au Caire avancée de 24 heures    «Il est parti sans raison particulière»    Jean-Christophe Hourcade, nouveau préparateur physique    Ali Haddad écope de 6 mois de prison    Courrier des lecteurs    Nouvelles de l'Ouest    Trois candidats exclus pour fraude    102 élèves ont obtenu 10/10    Un candidat devant la justice    Manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011» : Le chapiteau de tous les scandales    Le sujet de lettres arabes fait polémique    sortir ...sortir ...sortir ...    La judicieuse combinaison entre mémoire et histoire    Les deux faces d'un même dollar    Sant' Egidio bis?    Baccalauréat 2019 à Médéa : L'heure de vérité pour les 12 566 candidats    Une bonne nouvelle enregistrée lors du dernier entrainement des Verts à Doha    Requête pour un réarmement moral de l'Algérie    Foire internationale d'Alger : Ouverture de la 52e édition ce mardi avec la participation de 15 pays    Sénégal : Le "dialogue national" engagé, "nécessaire" ou "jeu de dupes"?    Ali Haddad écope de 6 mois de prison ferme    Seat algérie : main-d'oeuvre gratuite pour la première vidange    Rajoelina obtient la majorité absoluedes députés    Mohamed Morsi meurt pendant son procès    130 millions DA pour l'aménagement de lazaouia de Sidi Cheikh    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Entre propagande et résistance
L'art sous Franco
Publié dans Horizons le 29 - 04 - 2016

Le musée Reina Sofia de Madrid explore jusqu'en septembre prochain l'univers de la création artistique au début du franquisme, entre propagande et résistance, donnant à voir la jeunesse de futurs maîtres de l'art contemporain. « Champ fermé. Art et pouvoir dans l'après-guerre espagnol, 1939-1953 », inaugurée cette semaine, couvre les premières années de la dictature du général Francisco Franco (1939-1975), après la victoire de ses troupes sur celles du régime républicain lors de la guerre d'Espagne (1936-1939). Elle fait suite à une exposition, en 2012-2013, sur l'art espagnol des années 1930, marqué par l'effervescence du régime républicain puis la guerre civile.
Parmi le millier de pièces exposées jusqu'au 26 septembre prochain, certaines sont inédites et d'autres n'ont plus été exposées depuis les années 1970. Celui-ci a rassemblé des tableaux, sculptures, dessins, photos, revues, films et maquettes d'époque signés par plus de 200 artistes dont les Espagnols Salvador Dali, Joan Miro et Pablo Picasso, prêtés par une centaine de collections et fonds publics et privés. L'exposition dissèque la propagande du régime franquiste à travers des thèmes comme la reconstruction après trois ans de guerre ou l'exaltation du monde rural. Cette période, marquée par la répression des opposants et l'isolement de l'Espagne, est « longue et très complexe », note Manuel Borja-Villel, directeur du musée. « Le cliché en vertu duquel il ne s'est rien passé pendant les années 1940 est facile à démentir », explique la commissaire de l'exposition, qualifiant l'époque de « trou noir dans le monde historiographique ». Pendant ces années, « la volonté du régime de créer une culture, un art qui le représente », cohabitait avec « les éléments de résistance, l'exil », souligne Manuel Borja-Villel. Une période où franquistes et républicains se disputent aussi les symboles de la culture nationale, le folklore et le flamenco étant utilisés par les deux camps.
Plusieurs grands artistes comme Picasso durent quitter l'Espagne, faute d'affinités avec le régime. Une salle entière est consacrée aux toiles de l'artiste exilé en France et proche du Parti communiste. « Picasso est une figure toujours présente d'une façon ou d'une autre » à l'époque, affirme Manuel Borja-Villel. « C'est à la fois une figure mythique pour les artistes d'avant-garde et un personnage détesté par le régime. » Miro, lui, retourne en Espagne en 1942. « Il reste à l'écart du régime de Franco. Il vit une sorte d'exil intérieur. Pendant ces premières années d'après-guerre, beaucoup de jeunes artistes qui lanceront leur carrière plus tard ont commencé à émerger. C'est cette cohabitation que veut montrer le musée en exposant dans la même salle le jeune Tapies (1923-2012), opposé au régime, et Salvador Dali (1904-1989), plus âgé et sympathisant franquiste. Le musée organise en outre, jusqu'en juin, des projections de films d'époque et des conférences sur l'art espagnol dans les années 1940.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.