Au deuxième jour de sa visite dans la wilaya de Biskra, le ministre de la Justice, garde des Sceaux M. Lotfi Boudjemaâ, a mis en avant, le rôle de l'appareil judiciaire dans le traitement proactif des divers fléaux sociaux. Après avoir suivi, au siège de la Cour de justice de Biskra, un exposé sur l'activité judiciaire de la cour et des tribunaux, le ministre de la Justice, garde des Sceaux a fait savoir que l'appareil de justice, qui tranche les affaires qui lui sont soumises, est une instance gouvernementale à laquelle il est fait référence, en raison des statistiques qu'il possède, pour diagnostiquer les fléaux et phénomènes sociaux, dont la violence et les drogues, puis établir la stratégie pour y faire face. Il faut parvenir, a-t-il ajouté, à une justice moderne qui recourt à la lecture des statistiques, à la nature des crimes et des litiges pour étudier la société, déceler ses dysfonctionnements et intégrer les conclusions à l'élaboration de la stratégie de l'Etat dans le domaine de la justice, a-t-il indiqué. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux a également mis l'accent sur la démarche du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour généraliser la numérisation en tant que priorité, estimant que la numérisation, à travers les données qu'elle assure, contribue à prendre des décisions précises et importantes, outre son rôle de facilitation des divers services fournis au citoyen. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux M. Lotfi Boudjemaâ a également relevé que les instances judiciaires doivent passer à la justice réparatrice pour régler les affaires ordinaires et ne pas trop encombrer les juges. Comme nous l'avons déjà indiqué dans nos précédentes éditions, c'est à partir de leurs origines que les fléaux et les problèmes se règlent. Un proverbe bien connu dit : «Prévenir, vaux mieux que guérir», il est impérativement nécessaire de mettre des ''Gardes-fou'' dans l'ensemble des secteurs pour éviter aux citoyens de «tomber» dans l'illégalité et finir ensuite dans les couloirs de la justice. A ce même sujet, le recours à la bonne éducation que ce soit aux foyers du citoyen ou dans les écoles, permet également à la réduction systématique des affaires que la justice aura a traiter. La prévention réside également dans la prise en charge du mal qui ronge le citoyen par les services sociaux. Les fonctionnaires des directions de l'Action sociale sont appelés à intervenir au niveau des foyers des citoyens afin d'accompagner les familles à résoudre leurs problèmes, notamment en matière de délinquances et autres. En collaboration avec les magistrats spécialisés en la matière, les assistantes sociales de la Direction de l'Action sociale (DAS) et des Assemblées populaires communales (APC), interviennent pour diagnostiquer les problèmes dont souffrent les citoyens et les membres des familles, vivant sous le même toit. Cet état de fait permet aux services sociaux de résoudre les conflits internes des familles ce qui éviterait aux antagonistes de recourir à la justice pour trouver des solutions à leurs litiges.