Un fellah d'une exploitation agricole (EAI), sise à la commune de Boukhanéfis, rue de Bouchentouf Belhadj wilaya de Sidi Bel-Abbès, titulaire d'un contrat règlementaire d'exploitation depuis 1987, ne cesse, depuis toutes ces longues années, d'écrire des correspondances et intenter des procès devant la justice pour récupérer un sol squatté d'une manière illicite par 2 individus, rendant l'accès à l'exploitation quasiment impossible, pénalisant son exploitation. Une cavale judiciaire qui dure depuis 39 ans Cette situation, explique le fellah Toumi Sohbi, «est devenue semblable à un tourbillon épuisant, qui perdure dans le temps. Les autorités et les services concernés ne prêtent aucune attention, pas la moindre inquiétude qui engage une responsabilité sérieuse, sinon, comment expliquer que depuis presque 39 ans, la cavale judiciaire infernale que mène le fellah, surtout devant les tribunaux, dépensant des frais d'avocats et de justice colossaux, à défendre seul une terre dont il n'est finalement qu'un exploitant, alors que les propriétaires, les véritables défenseurs (cadastre, DSA et ONTA), ne sont nullement préoccupés, malgré des dizaines de requêtes et des dizaines d'interpellations à assister aux différentes audiences devant la justice. Leurs avocats ne sont jamais présents, encore moins leurs juristes». ONTA, DSA et cadastre déconnectés ! Cette absence dramatique des services juridiques de la direction de l'agriculture, de l'Office national des terres agricoles et de ceux du cadastre, a affreusement encouragé le prolongement de cette injustice. La terre qui est avant tout une propriété du ministère de l'Agriculture, et par ricochet de l'Etat, devrait être défendue par les directions et services concernés, est désormais vouée à devenir un jour totalement irrécupérable sans préjudice. L'ONTA, la DSA et la direction du cadastre sont totalement déconnectés. La loi 15/08 pour détourner un sol agricole ! Le fellah se dit impuissant, étant seul, à défendre sans aucune autorité. L'agent chargé du service de l'urbanisme au niveau de la mairie de Boukhanefis, aidé et soutenu par ceux de la daïra de sidi Ali Ben Youb, ne cessent de «profiter» de ce vide affreux pour user de la force de la loi 15/08, prévue pour la «régularisation», pour carrément détourner un bien dont ils n'ont aucun lien, malgré la présence de documents en sa possession et de plans au niveau du cadastre qu'on refuse, jusqu'à ce jour, de lui délivrer pour des raisons qui restent étrangement «flou». Un cas pas isolé, un secteur pénalisé L'accès est devenu étroit avec une pente quasiment inabordable. Les tracteurs ne peuvent pas entrer. La parcelle de terre devient difficile à exploiter, voire impossible, et affecte depuis ce temps la vie du fellah avec sa famille, du fait qu'elle constitue sa seule source de subsistance. Un blocage assemblant une impunité inqualifiable à une bureaucratie suffocante, voire meurtrière, qui affecte et pénalise tout un secteur de subsistance par excellence, celui de l'agriculture. Cet exemple est loin d'être l'apanage de cette seule parcelle agricole. Les tribunaux sont remplis de conflits similaires. Intervention miracle Le fellah attend une intervention miracle, devant une suffocante position des services concernés, qui ont confirmé par longue absence, leur position «irresponsable». À défaut, cette terre «agricole» sera détournée par les services de l'urbanisme, en application de la loi 15/08, sans l'aval ni consentement de la DSA, ni de l'ONTA, ni de celui du cadastre, et ainsi, le fellah serait condamné et privé d'exploiter convenablement sa parcelle de terre qui est son unique gagne-pain avec sa famille.