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Lazhari Labter à InfoSoir :
«La BD initie l'enfant à la lecture»
Publié dans Info Soir le 24 - 12 - 2009

InfoSoir : Vous êtes éditeur et vous consacrez dans votre ligne éditoriale une bonne place à la BD
Lazhari Labter : En fait, je ne publie pas uniquement de la bande dessinée, mais comme je suis un fan de bd et que j'ai appris à lire ce genre de littérature, l'occasion m'a été présentée, notamment avec le festival international de la bande dessinée d'Alger ainsi que le regain du 9e art, et alors je me suis dit qu'on ne peut être heureux, quand on aime la bande dessinée qu'en publiant des auteurs de bd. J'ai donc décidé de me lancer dans la publication d'albums. Ça va se développer. Je compte me spécialiser, de plus en plus, dans la littérature de jeunesse et de bd, parce que j'estime que c'est capital.
Pourquoi capital ?
Parce qu'elle initie l'enfant à la lecture. Par la BD, les enfants peuvent devenir les futurs lecteurs, une fois adulte, sachant qu'il faut commencer très tôt à lire. Je ne dis pas que la bande dessinée est faite pour les enfants. Je dis qu'on peut venir à la lecture également par la bande dessinée – celle-ci est une histoire narrée : il y a des bulles, des personnages, donc c'est plus amusant de lire une bd que de lire un roman avec des caractères noirs sur une page blanche. La bd va amener à la lecture, et c'est ça l'objectif.
C'est alors une passion ?
C'est plus qu'une passion pour moi. Je suis tombé, un peu comme le personnage d'Obélix (dans Astérix) dans la fameuse marmite de la potion magique. Je n'en suis plus jamais sorti. Je suis un grand lecteur de bd, un collectionneur d'albums. Et aujourd'hui, je suis comblé, parce que non seulement l'amateur de bd continue à s'intéresser à cet art, mais aussi parce qu'il a, en outre, la possibilité de le faire porter à travers la publication d'albums.
Que peut-on dessinée dire de la bande algérienne ?
Il y avait une culture de la bd notamment dans les années 1970 et 1980. Il y avait un vrai public de bande dessinée : la revue m'qidech était tirée à 5 000 exemplaires en français et 20 000 en arabe. Et la revue disparaissait au bout de quelques semaines des kiosques. Il y avait alors un lectorat pour bd. Il y avait un lectorat pour les albums. Et ceux-ci étaient disponibles dans les librairies et kiosques. Il y avait un lectorat qui pouvait aller à la rencontre de ses personnages préférés. Malheureusement, et comme pour tout le reste, c'est-à-dire pour toutes les autres formes d'expression artistiques, il y a eu une coupure dans les années 1990 due, à ce qui s'est passé dans notre pays durant les mêmes années.
Les générations qui sont venues après n'avaient pas accès à la bd alors, parce que les livres de bandes dessinées avaient cessé d'exister dans les librairies.
Et quel constat peut-on faire aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je m'aperçois notamment à travers le festival international de la bande dessinée d'Alger qui traduit l'engouement des jeunes pour la bd, que le fil qui a été rompu est en train d'être renoué.
Il suffit de mettre les supports en place : des revues de bd, plus de rencontres, plus de publication d'albums de bd, et les mettre à des prix abordables et, donc, à la portée du plus grand nombre de lecteurs.
l L'Algérie était, dans les années 1970 et 1980, pionnière et à l'avant-garde des pays arabes et africains. Le produit était de qualité. Mais les choses ont tourné court. «On a régressé», dira Lazhari Labter, et de reprendre : «Aujourd'hui, on ne peut pas parler de bande dessinée, mais de quelques productions. La bande dessinée algérienne est à venir.»
Cela revient à dire qu'actuellement, on parle seulement de tentatives, de nouvelles expériences. «Il y a des prémices et des audaces, mais il n'y a pas de bande dessinée au sens où on l'entend en France ou en Italie ou dans d'autres pays où le 9e art est développé», dit-il.
Et d'enchaîner : «Oui, j'ai l'espoir d' une renaissance. S'il n'y avait pas l'espoir, je ne me serai jamais lancé et aventuré à publier des albums. L'espoir y est. C'est réel, et ce à la base de tendance qu'on voit dans la société, de regain d'intérêt pour le 9e art, il y a des éditeurs qui publient des albums. Il y a quelque chose qui bouge.»


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