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Edition/ Lazhari Labter
Un «artisan de l'édition»
Publié dans Info Soir le 12 - 05 - 2009

Parcours n Lazhari Labter est auteur, mais aussi éditeur. L'édition est une passion pour lui, un métier auquel il se dévoue corps et âme. Il livre dans cet entretien son expérience.
InfoSoir : Vous êtes auteur et aussi éditeur. Parlez-nous de votre maison d'édition…
Lazhari Labter : J'ai lancé Lazhari Labter Editions en 2005 à Alger pour donner corps à un rêve d'enfance : éditer des livres. «L'éditeur des coups de cœur» est ma devise. Je me qualifie comme artisan de l'édition. Je fais des titres en essayant de soigner le plus possible la présentation et en étant intraitable sur le contenu. Je veux montrer qu'on peut réaliser des ouvrages en Algérie du même niveau que ceux publiés en Occident ou en Orient. Pour moi, un éditeur n'est pas un imprimeur ou un marchand de papier. A ce jour, dans mon catalogue, j'ai une vingtaine de titres. Et j'en prévois une autre vingtaine pour cette année.
Dans quel but l'avez-vous créée ? A-t-elle une ligne éditoriale ?
l Dans le but de rendre réel un rêve : publier de belles choses et fabriquer «l'objet livre» qui m'a, au-delà de son contenu, toujours fasciné. J'ai un rapport magique avec ce produit culturel à part qu'est le livre. La ligne de ma maison se situe dans le prolongement de mes centres d'intérêt littéraire : roman, poésie, essai politique, bande dessinée, livre jeunesse et pour enfants.
Votre maison d'édition est généraliste ou bien tend-elle vers la spécialisation ou la création de collections ?
l Je n'aime pas la spécialisation. Je préfère laisser les portes ouvertes et faire bouger les lignes. Des collections oui, évidemment. «Passe Poche» est déjà là. Il y en aura d'autres.
Parlez-nous de la collection que vous venez de lancer.
l L'idée qui sous-tend la collection «Passe Poche» tourne autour du voyage. On voyage avec un passeport. Le passeport est petit comme l'est le livre de poche. L'objectif double de ces petits livres est, premièrement, qu'ils puissent être emportés et lus partout sans qu'on soit encombré par le volume ou le poids du livre et être accessibles à petits prix, Les prochains poches seront consacrés à trois ouvrages dont deux de Fadéla M'rabet, Le Muezzin aux yeux bleus et Le Chat aux yeux d'or, une illusion algérienne et un de Fadéla Chaïm-Allami, Sur ma terrasse algéroise.
Quels sont vos projets ?
En tant qu'éditeur, mener à bien mon plan de charge pour 2009. En tant qu'auteur, achever, dans les temps, deux ouvrages qui me tiennent à cœur : Panorama de la bande dessinée algérienne : 1969-1999 et le roman historique sur la prise de Laghouat que je porte en moi depuis de nombreuses années, Le Point de vue Fromentin.
n S'exprimant sur le métier d'éditeur, Lazhari Labter dira : «Passionnant et frustrant en même temps. Parce qu'on ne peut pas répondre à toutes les doléances et à toutes les attentes. C'est un métier qui, malheureusement, est encore dévalorisé dans notre pays. L'expression «khallik man laktabat !» veut tout dire. Issiakhem disait : «Une société sans artistes (au sens large) est une société morte.» Les pouvoirs publics, malgré des avancées notables ces dernières années, n'ont pas encore pris la pleine mesure de la place irremplaçable qu'occupe le livre dans l'élévation du niveau culturel des citoyennes et des citoyens. Interrogé ensuite sur ce qu'il faut faire alors pour réhabiliter le livre, l'éditeur soulignera : «Il faut des mesures radicales pour encourager et promouvoir les métiers de la chaîne du livre. Il faut encourager l'exportation du livre algérien en levant toutes les barrières bureaucratiques, douanières et bancaires qui la freinent.» Et d'ajouter : «Il faut réduire à des niveaux symboliques ou carrément exonérer d'impôts et de taxes les éditeurs, et notamment ceux qui ont des petites entreprises sans grands moyens financiers. Il faut instruire les banques pour accorder des prêts à des taux symboliques aux éditeurs.» En somme, «il faut une réelle volonté politique de développement de l'ensemble de la chaîne du livre qui va de l'écrivain au lecteur en passant par l'éditeur, le distributeur, le libraire, le bibliothécaire, sans parler des sous-métiers et des sous-secteurs qui la composent. Je souhaite que le Centre national du livre dont le décret vient d'être signé, s'attelle à cette tâche», poursuit-il.


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