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Le Pr Jean-Marie Serot* à InfoSoir :
«Respecter la loi qui enjoint de dire la vérité au patient»
Publié dans Info Soir le 09 - 06 - 2011

Relativité n Les règles et les lois changent d'un pays à un autre. Aux Etats-Unis, les médecins annoncent directement la maladie aux malades, même s'il s'agit de maladies graves comme le cancer.
InfoSoir : Les médecins doivent-ils toujours divulguer au patient sa maladie, même si elle est grave, tel que le cancer ?
Le Pr Jean-Marie Serot : Les médecins doivent respecter la loi qui les enjoint de dire la vérité au patient quelle que soit la maladie découverte. Toutefois, la loi française est souple et permet ainsi au médecin d'annoncer la maladie ou le diagnostic au malade au moment opportun. En ce qui concerne l'Alzheimer par exemple, le médecin n'est pas obligé d'annoncer au patient qu'il est atteint de cette maladie. Le médecin peut le mettre au courant au cours du deuxième, troisième, voire quatrième rendez-vous.
Le médecin doit-il toujours dire la vérité au malade ou a-t-il le droit de dévoiler la maladie à ses proches particulièrement quand le patient est très jeune ou quand il s'agit d'une personne âgée ?
En France, les patients viennent généralement avec un membre de leur famille ou un aidant et les médecins donnent le diagnostic à la personne qui accompagne le malade. On part du principe que dans le cas où le patient arrive avec un aidant, c'est à ce dernier que le diagnostic est donné.
Les médecins du monde entier agissent-ils de la même manière qu'en France ?
Chaque pays possède ses propres règles et lois en la matière. Par exemple, aux Etats-Unis d'Amérique, les médecins sont très clairs. Ils annoncent directement la maladie aux malades, même s'il s'agit de maladies graves comme le cancer. Ils partent du principe d'associer le patient dans le traitement. En outre, les patients doivent accepter le traitement qui leur est donné. Ainsi, les médecins sont contraints de dire la vérité. Les Français, en revanche, sont plus «latins», alors on dit la vérité qui est une exigence de la loi mais par étapes, afin de ne pas choquer le patient.
Que pensez-vous des médecins qui pratiquent l'euthanasie ou des personnes qui appellent à euthanasier des malades pour atténuer leurs souffrances ?
L'euthanasie n'est pas une solution. Les médecins ont tous les moyens d'atténuer les souffrances des malades et les calmer. Nous pouvons toujours calmer et atténuer les douleurs. L'euthanasie, à mon avis, est un faux problème. Dans le cas, par exemple, du cancer du pancréas qui est très douloureux et dont la personne atteinte souffre énormément avec la morphine, le malade dort et on n'a pas le choix. Je suis chargé de traiter, d'atténuer la douleur et de calmer mes patients et non de les euthanasier.
Arrive-t-il que le médecin traitant divulgue les secrets de ses patients ?
D'une manière générale, cette idée n'est pas envisageable. En revanche, le médecin peut être piégé par des gens afin d'obtenir des informations sur la maladie de la personne ou pour obtenir des renseignements confidentiels sur le patient lui-même.
*Professeur de gastro-entérologie et hépatologie, gériatre, médecine interne. Hôpital CHU Sud, Amiens (France).


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