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La «révolution» du 5 octobre 1988
Publié dans Info Soir le 04 - 10 - 2011

Recul n Les émeutes du 5 octobre 1988 qui ont fait près de 500 victimes, continuent à alimenter les salons et les cénacles.
Si certains hauts responsables dénient le caractère spontané des événements, en parlant carrément de «manipulation et de luttes de clans, voire de contradiction au sein du système», d'autres personnalités, à l'exemple de Abdelhamid Mehri, estiment que «ces événements étaient à l'origine d'une revendication populaire d'ouverture et de liberté».
Entre les avis des uns et des autres, l'histoire retient que les émeutes qui se sont propagées à travers le territoire national comme une traînée de poudre, ont marqué le début d'une nouvelle ère en Algérie. La rue était en ébullition. Des jours durant, dans un élan frénétique, on cassait, brûlait et détruisait tout ce qui symbolisait l'Etat.
Cet acte de colère forçait le pouvoir à l'écoute. Cependant, c'est dans le sang, la torture et l'humiliation que fut le 5 octobre 1988, faisant date dans l'histoire des grands bouleversements qui ont mis à genoux le régime en place. Il a fallu des morts dont les noms sont gravés au panthéon de l'histoire, pour qu'enfin ce dernier plie et ouvre le champ médiatique et politique. Mais après tant d'années, avons-nous gardé jalousement les acquis pour lesquels tant de martyrs se sont sacrifiés ? Sommes-nous libre de dire, de penser et de nous réunir ? Aujourd'hui le constat est là. «L'ouverture a surtout servie l'opportunisme et l'islamisme. L'Algérie, au lieu d'avancer, régresse à vue d'œil. Au lieu de consacrer la démocratie, le pays a sombré dans le chaos pendant dix ans», disserte Nourredine Merrouane, politologue à l'université de Constantine. Présentement, on interdit les manifestations et les attroupements publics, on bastonne les grévistes et les protestataires, on remet en cause le droit syndical. Le discours politique s'homogénéise.
Force est de constater que nous vivons les mêmes conditions qui prévalaient dans les années 1980. Les quartiers populaires d'Alger et d'ailleurs vivent le même calvaire : inondations, crise du logement, pauvreté en dépit de l'embellie financière, le chômage et la «hogra» est toujours de mise. Le président de la République avait dit à propos de ces événements, que «le peuple a été sorti», poussé dans des émeutes. Octobre 1988, ne ressemblait pas, à ses yeux, à une «révolution démocratique». S'il le dit, c'est qu'il doit savoir des choses, mais pourquoi, dans ce cas-là, on ne situe pas les responsabilités.
M'hamed Boukhobza, sociologue assassiné en juin 1993 et auteur de Octobre 88, évolution ou rupture ?, indiquait dans son étude que «octobre a été un moment d'extériorisation ou plus exactement un moment de contestation sociale d'une situation de crise générale latente». C'est le combat permanent de l'Association des victimes d'octobre 1988 (AVO-88) qui revendique depuis vingt-trois ans, un statut. En vain. Le grand gagnant reste indubitablement la mouvance islamiste qui était à ses balbutiements.
L'on se souvient de la marche à laquelle avait appelé un certain fanatique du nom de Ali Benhadj. Des enfants, à la fleur de l'âge, qui manifestèrent dans la rue.
Résultat : Ils furent fauchés, outrageusement, par des balles assassines ou torturés et mutilés par les services de sécurité de l'époque.
Les rares enquêtes menées alors ne débouchaient sur aucun résultat.


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