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Yannis Youlountas* à InfoSoir :
«Contribuer à libérer les consciences»
Publié dans Info Soir le 01 - 03 - 2014

InfoSoir : Vous faites du cinéma engagé. Qu'est-ce qu'on pourrait dire de votre engagement ?
Yannis Youlountas : C'est d'abord un engagement pour l'humain, c'est-à-dire aujourd'hui notre société est en train de se déshumaniser. On privilégie de nos jours une nouvelle forme de foi, celle en l'argent, et on croit de moins en moins en la capacité de l'humain vers le meilleur, mais plutôt vers le pire.
Y a-t-il un retour à une vision archaïque de l'homme ?
La société proposée par le philosophe français Jean-Jacques Rousseau dans Le contrat social, est basée sur une vision positive, optimiste de l'humain par rapport à ses potentialités. Pour le philosophe français, l'homme est bon de par sa nature, c'est la société qui le corrompt. Cette vision est contraire à celle proposée par le philosophe anglais Thomas Hobbs qui, dans le Léviatha, donne une vision plus archaïque de l'homme, plus liée à l'ancien régime, c'est une vision autoritaire. Pour paci-fier les relations entre individus, la priorité pour Thomas Hobbs est la sécurité et non pas la liberté, donc la justice. Un modèle de société basé sur l'idée : «L'homme est un loup pour l'homme.» Et c'est ce que nous montre sans cesse dans les mass media, c'est ce qui nous laisse croire un peu partout dans les discours politiques, et c'est ce que nous finissons par admettre à tort : c'est que l'homme ne serait pas capable de mieux.
Qu'en pensez-vous ?
Moi, je dis : l'être humain est capable de bien mieux. C'est pourquoi on peut construire un autre type de société, plutôt que de dériver toujours beaucoup plus vers un modèle qui déshumanise nos relations et nous ramène à consommer, à perdre notre temps dans des activités délirantes et absurdes, alors qu'il y a un sens à construire pour sa vie individuelle et dans la vie collective aussi.
Le cinéaste doit-il être engagé ou pas ?
Ce n'est pas une absolue nécessité. L'art peut-être une recherche esthétique, mais moi personnellement j'ai choisi une voie plus éthique, politique surtout. L'art fait sens à partir du moment où il représente ce qui ne va pas, il propose des voies parallèles, des situations alternatives. Ce ne sont évidemment pas des solutions toutes faites, mais des alternatives pensées ensemble, à inventer ensemble.
Le cinéma engagé a-t-il de l'avenir ?
Il a de l'avenir tant que nous disposons d'outils tels que ceux qui sont en train de naître (téléphone portable, Internet...). Nous disposons de moyens pour faire le cinéma engagé plus que jamais. En plus, le contexte actuel fait qu'il est important que chaque individu dans sa singularité, dans sa capacité créative propre et avec son regard personnel sur le monde, peut avoir une version du monde. La lutte contre l'uniformisation du monde réside dans la singularité des individus. C'est être différents, tous égaux.
* Un cinéaste grec. Il a réalisé «Ne vivons plus comme des esclaves», un documentaire qui raconte la crise économique grecque et donne par la même occasion la parole à des opposants grecs à l'austérité.


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