Résumé de la 2e partie ■ Karima est inquiète pour son père qui est sur le point de perdre son travail. Son mari Salim la rassure. Karima poursuivit : — Ce qui me chagrine, c'est que ceux qui sont responsables de la ruine de l'entreprise sont toujours à leur poste. — Karima je vais te donner mon idée. Tu sais que mon père est à la tête de plusieurs entreprises et il est toujours à la recherche d'un bon financier. — Tu penses que ton père va accepter le mien dans la gestion financière de ses biens ? — Bien sûr...D'ailleurs, il m'en a déjà parlé, juste après notre mariage. Puis ayant bien réfléchi, il m'a dit qu'il n'était pas bon d'avoir plusieurs types de relations avec sa belle-famille. — C'est-à-dire ? —Je vais t'expliquer. Mon père, quand il n'a pas de problème avec les impôts, ses employés ou ses fournisseurs, est quelqu'un de très convivial. Il est d'une gentillesse extraordinaire, à tel point qu'on peut lui demander tout ce que l'on veut. D'ailleurs, à ce jour et ce, depuis mon enfance, j'attends toujours qu'il règle ses problèmes pour lui demander quelque chose. Je vais te faire un aveu. Tu sais comment j'ai obtenu l'appartement où nous vivons ? — Tu m'as dit que tu l'avais acheté avec tes honoraires de dentiste. Non ? — Oui, c'est vrai, j'avais un peu d'argent mais mon père m'a ajouté ce qui me manquait c'est-à-dire plus de 70% de la somme. — Ce n'est pas vrai ! Tu m'as menti, Salim ? — Oui... Je t'ai menti parce que je ne voulais pas que tu croies que je vis aux crochets de mon père. Je voulais que tu voies en moi quelqu'un de capable. Le cabinet dentaire c'est moi qui l'ai loué avec l'argent que j'ai gagné en travaillant comme un fou à l'hôpital public, dans des cliniques privées et en faisant des remplacements pendant l'été, pendant que tout le monde se repose, va à la plage ou voyage... Quoique pour voyager, depuis quelque temps, n'est pas à la portée du premier venu. Mais concernant l'appartement où nous vivons, c'est mon père qui l'a payé à plus de 70%. Je ne pouvais pas l'acheter. Il était trop cher pour mes revenus. Pour obtenir la somme que mon père m'a donnée, j'ai attendu qu'il ait réglé un très gros problème qu'il avait avec les impôts qui lui avaient fait un redressement de plus de deux milliards de centimes. Tout cela à cause d'une erreur commise par son comptable principal. (A suivre...)