Résumé de la 3e partie ■ L'idée de Salim est très simple : faire recruter le père de sa femme par son père pour ses qualités de financier. Salim poursuivit : — Je connais les compétences de ton père Karima...sa place n'est pas au milieu des rigolos incultes qui voient les gens compétents comme un danger pour eux. Demain je dois accompagner mon père chez un notaire pour renouveler le loyer annuel d'un hangar qu'il a loué à Oued Smar, j'en profiterai pour lui parler de ammi Hamid... Il n'y a que ammi Hamid qui pourra s'occuper de la comptabilité de mon père avec le maximum de professionnalisme. — Tu crois qu'il va accepter que mon père travaille pour lui ? — Ce n'est pas cela qui pose problème...C'est la suite qui m'inquiète un peu... Karima regarda son mari et lui demanda : — Tu as peur que nos deux pères se disputent ? C'est cela, hein ? — Oui, Karima. Mon père quand il s'énerve, il ne se contrôle pas. Il devient un vrai volcan. Comment ammi Hamid réagira-t-il face aux coups de gueule de mon père ? — Mon père est quelqu'un de très calme. Il lui en faut beaucoup pour qu'il s'énerve. A mon avis, mon père et ammi Mourad peuvent s'entendre à merveille. Parce qu'ils ont des caractères diamétralement opposés. — Tu penses qu'ils vont s'entendre parce que leurs caractères sont différents ? Je ne suis pas d'accord avec toi, Karima...Au contraire, moi j'y vois un facteur aggravant. — Oh ! Salim...Nous sommes en train de ratiociner au sujet de l'avenir... Nul ne sait de quoi sera fait demain... — Oui. Tu as raison. Demain, dès qu'on aura réglé le problème de la location de ce hangar de Oued Smar, j'en parlerai à mon père de cette affaire. Mais attention, si je vois qu'il est de mauvaise humeur, je ne lui en parlerai pas. — D'accord. — Maintenant, si tu veux bien, ouvre le paquet que je t'ai ramené. Pendant ce temps, je descends chez l'épicier et le boucher du quartier pour quelques achats pour la préparation d'un dîner spécial. Et ne t'inquiète pas ; c'est moi qui vais le préparer ce dîner... — Oui...Je sais que tu cuisines très bien...Alors, bon courage, je te laisse la cuisine. — Tu sais, dans un premier temps, j'ai eu l'idée d'une virée dans un restaurant chic pour un dîner en tête à tête. Puis, j'ai bien réfléchi. Il n'y a pas meilleur dîner et meilleur tête à tête que ceux auxquels on a droit à la maison. (A suivre ...)