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Littérature / «Albertine» de Issaâd Reguig Khelil : Jusqu'au bout de la passion
Publié dans Info Soir le 20 - 08 - 2015

Endurance n Pétri de la pâte avec laquelle on a toujours fait les hommes de chez nous, Mourad ne se laissera jamais vaincre par les coups d'un «mektoub» hors norme.
S'il est encore trop tôt pour parler de coup de maître, le coup d'essai par contre est parfaitement réussi. Avec Albertine, son premier roman qu'il publie en France, Issaâd Khelil se jette carrément à l'eau de l'édition étrangère pour nous raconter une magnifique histoire d'amour entre un algérien d'Oran et une française de Paris, un homme et une femme que tout sépare, un itinéraire chaotique, un passé en dents de scie et surtout la Méditerranée. J'ai commencé à lire cet ouvrage avec beaucoup de curiosité en pianotant presque sur chaque page et j'ai fini par l'avaler d'un seul trait tant l'auteur y a mis toute la gomme dont il était capable et tout son cœur.
Les personnages de cette œuvre toute fraîche sont si vrais et si pathétiques qu'on a l'impression par moments d'entrer par effraction dans la vie intime du couple, dans le sanctuaire ouaté des tourtereaux qui n'ont jamais eu l'un pour l'autre que les yeux de Rodrigue pour Chimène : point barre. Rien ne leur sera épargné pourtant ni les moqueries ni les sous entendus, ni les grossièretés.
Pour imposer l'élu de son cœur à son entourage, Albertine devra se battre et tenir tête à sa mère et Mourad devra mettre une croix sur le soleil des Andalouses, les plages incendiées de Madagh et les figues de barbarie de la côte de son enfance et composer avec l'absence de son pays et la grisaille de Paris.
Et quand il pleut dans cette ville, soyez sûrs qu'il pleut à chaudes larmes dans le cœur du jeune expatrié. Des sacrifices, ils en feront tous les deux. Chacun à sa manière. Pétri de la pâte avec laquelle on a toujours fait les hommes de chez nous, Mourad ne se laissera jamais vaincre par les coups d'un «mektoub» hors norme.
Il ira jusqu'au bout de sa passion et Albertine jusqu'au bout de sa maladie.
Elle mourra dans une chambre d'hôpital en banlieue. Sans chichi ni déclamation théâtrale pas comme la blanche Ophelie flottant entre deux eaux ou comme Juliette, mais simplement comme une malade à qui on administre l'extrême onction et que l'on mène à la crypte familiale pour y reposer à jamais.
Cette histoire est authentique et les personnages de ce roman l'ont pleinement vécue.
Ni Albertine, ni Mourad ne sont aujourd'hui de ce monde.


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