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Musée du Bardo : exposition Al-Tibaq : La réalité sociale par l'absurde éclairé
Publié dans Info Soir le 10 - 09 - 2015

Performance n L'exposition collective Al-Tibaq, organisée par le collectif Asswad, réunit sur les cimaises du musée du Bardo les créations contemporaines d'une quinzaine d'artistes algériens et étrangers venus d'Espagne, de France, d'Allemane, d'Italie et des USA.
Le collectif Asswad s'investit dans l'art contemporain, un courant artistique dont l'objectif est de dialoguer à travers l'art dans un contexte actuel, se faisant l'écho du moment présent. La trentaine de tableaux, dont plusieurs, entre graffitis, photographies artistiques et des peintures, traduisent le regard de l'artiste évoluant dans un monde moderne, imbriquant la réalité et l'imagination qui donnent des réalisations fantastiques frôlant l'inimaginable. Telles sont les images de Nadjib Benmoktar, où l'on voit le tube cathodique fiché sur un corps humain, maître d'une maison à l'abandon, démontrant ainsi la suprématie de l'endoctrinement via le petit écran. La culture du monde à l'emporte-pièce. «Harraga» d'autres tirages sur ce besoin de fuir une réalité quotidienne. Prisonniers de leurs attentes et de leurs rêves avortés, des jeunes gens sur une terrasse d'Alger en conciliabules ou encore la mer prisonnière, prise au piège d'un mur grillagé. Ce thème est exprimé par des styles différents allant des prises de vue spontanés jusqu'à l'abstrait et l'expressionnisme.Ijtihad ou comment la couleur rouge, ton de la révolte silencieuse dans les habits du couple pris en photos. Une attitude libérée face aux contraintes de la société. Encore, une prise de vue des plus communicatives, celle de Safia Amara. Dans un paysage à l'heure vespérale, un silence paisible se dégage de l'œuvre, un vide, également, aux  alentours avec cette chaise, un coffre et une lampe veilleuse. Une scène, une mise en place artistique qui va chercher dans les profondeurs de l'inconscient. L'intériorité recherchée est une des spécificités de cette exposition du collectif Asswad, interpellant le visiteur qui passe  d'une perception de la limite des choses d'avec l'imaginaire.
Ta-Will, la rue pour scène de théâtre à accueillir une Renaud 4 bleue. Couleur insolite, véhicule désuet, sacs poubelles encombrants, tags et graffitis légendant les murs et la voie publique, infinis messages d'êtres dans le besoin de s'exprimer. Et puis cette série de tableaux d'Albert Coma Bau où les corps de femmes et d'hommes se mêlent, s'entremêlent en harmonie avec la symbolique du couple. Un ballet, chorégraphie de l'étreinte en filigrane, liberté des mouvements et de la pensée créative. L'art urbain, l'expressionisme, l'art calligraphique moderne, images défiant la logique des choses jusqu'à l'absurde pour devenir des œuvres artistiques. C'est cela le collectif Asswad qui avertit : «L'imagination est notre liberté… elle permet de ne pas rester enfermés… de nous projeter hors de nous-mêmes». L'exposition, qui se poursuivra jusqu'au 15 septembre, est, selon Mazia Djaballah, membre du collectif «Asswad», «une réflexion sur l'art et l'imagination créatrice». L'objectif recherché à travers cette manifestation collective est, explique-t-elle, «de saisir de façon particulière et intuitive la réalité sociale par l'art». Elle a, ensuite, ajouté que cette initiative consistait à «instaurer, outre un rapprochement culturel entre les pays, une interface entre l'art et la société grâce aux manifestations artistiques».


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