Contrôle n Pas moins de 25 tonnes de produits cosmétiques en provenance de l'Union européenne ont été refusés d'admission au port sec d'Es-Sénia au début du mois d'avril en cours, pour «non conformité». «Cette marchandise d'une valeur de 9 millions de dinars a été refoulée pour non conformité», a indiqué hier dimanche le chef de service évaluation et contrôle à la Direction régionale du commerce d'Oran. Au niveau du port d'Oran, les services de contrôle ont procédé, durant le mois de mars dernier, au refoulement de «67 tonnes de biscuits d'une valeur de 10,4 millions de dinars en provenance de Turquie, pour additif alimentaire non autorisé, une infraction liée au non respect d'hygiène», a ajouté M. Fouad Helaïli. Les mêmes services ont refoulé, également durant le mois de mars dernier au niveau du port d'Oran, 7 tonnes de produits céréaliers d'une valeur de 1 million de dinars en provenance de Lituanie pour défaut d'étiquetage en langue arabe. Selon la même source, un lot de costumes pour homme de près de 23 tonnes et d'une valeur de 3,7 millions de dinars en provenance de Chine, a été également refusé d'admission au port d'Oran, par les inspecteurs de la Direction régionale du commerce. La raison évoquée par ces mêmes services est notamment liée à l'absence d'étiquetage en langue arabe et du pays d'origine. En février dernier, une marchandise en provenance du Portugal d'une contenance de 1,7 tonne présentant un additif alimentaire, s'est vu aussi notifier un refus d'admission au port d'Oran, par les inspecteurs aux frontières, pour absence totale d'étiquetage. La valeur de cette marchandise est estimée à 2 millions de dinars, a encore précisé M. Helaïli. Au niveau du port de Ghazaouet, le bilan de la situation du mois de mars fait état d'un total de 75 tonnes de pommes d'une valeur de 6,8 millions de dinars en provenance notamment de France, refoulées pour avarie, a-t-il encore indiqué. La Direction régionale du commerce d'Oran couvre les wilayas d'Oran, de Mostaganem, d'Aïn Témouchent et de Sidi Bel-Abbès. Il faut, néanmoins, relever que la saisie des produits de contrefaçon a connu, ces dernières années, un recul sensible vu que les marques ciblées ont signé avec l'Algérie des conventions portant sur la lutte contre la contrefaçon. En ce sens, 14 conventions ont été signées avec les titulaires de marques internationales, pour leur permettre de signaler eux-mêmes, le produit contrefait dans un délai de dix jours et de porter, par la suite, l'affaire en justice.