Bouleversement n Limogé au lendemain de la défaite concédée face à l'USMH, le technicien tunisien Sofiane Hidoussi refuse de résilier son contrat qui court jusqu'à 2018. Invité hier par la direction kabyle pour discuter de la situation, les deux parties n'ont pas trouvé un terrain d'entente sur le plan financier. Devant cet état de fait, Hidoussi compte saisir la commission de résolution des litiges de la FAF et également la Fifa pour réclamer ses droits. Le technicien tunisien a chargé, en effet, son avocat de suivre les démarches nécessaires pour qu'il ait ses droits chez les instances citées. En attendant, Hidoussi ne compte pas quitter la JSK gratuitement. Ayant mal accepté la manière avec laquelle il a été viré, le coach kabyle ne compte pas se taire sur ses droits. «J'ai rencontré les responsables kabyles et nous avons négocié la résiliation de mon contrat. Je n'ai pas demandé des indemnités jusqu'à la fin de mon contrat qui expirera en 2018. J'ai demandé une somme que je ne peux pas dévoiler mais qui est loin de celle qui m'a été proposée par les dirigeants kabyles. C'était impossible que j'accepte une telle proposition. Je n'ai pas d'autres choix que de saisir la FAF et la Fifa pour réclamer mes droits. Il y a des lois qui régissent les relations de travail et je saisirai ces instances pour réclamer mes droits. Aussi tant que je n'ai pas résilié mon contrat, je suis toujours en poste. Je serai au stade demain (aujourd'hui, ndlr)», a déclaré Hidoussi. Un entêtement qui a amené la direction de la JSK a revenir sur sa décision en maintenant le technicien tunisien jusqu'à nouvel ordre. En effet, alors que tout le monde pensait que Sofiane Hidoussi n'est plus l'entraîneur de la JS Kabylie, la direction kabyle a décidé finalement de le maintenir au moins jusqu'à nouvel ordre. Ce revirement de situation va sans nul doute surprendre non seulement les supporters de la JSK, mais aussi toute l'opinion sportive. Le coach tunisien a réclamé une indemnité de trois mensualités pour résilier son contrat. N'ayant pas pu trouver un accord avec lui, le président Hannachi décide contre toute attente de le garder pour qu'il ne porte pas l'affaire devant la Fifa. «On est obligés de maintenir Hidoussi pour l'instant. On a été obligés de le garder, mais il doit se limiter uniquement à son travail sur le terrain. Hidoussi ne doit pas dépasser ses prérogatives», a révélé entre autres Hannachi qui continue de surprendre par ses décisions qualifiées par de nombreux observateurs d'irréfléchies. M. K. MOB Hassissene jette l'éponge l Le président Hassissene, qui aurait été pris à partie à l'issue du match disputé hier par son équipe face au CSC, a décidé de jeter l'éponge. Un retrait qui intervient au moment où le club a le plus grand besoin de serrer ses rangs afin de sauver les meubles et d'éviter l'irréparable, à savoir la relégation. A cette allure, la maison mobiste risque de prendre feu et ce, au vu des tiraillements qui minent le dernier finaliste de la coupe de la CAF. En effet, le MO Béjaïa, lanterne rouge du championnat, a raté sa reprise, hier après-midi sur son terrain et devant les Crabes, en se contentant d'un match nul deux buts partout face au CSC. Une contre-performance qui complique davantage la situation des camarades de Rahal qui auront du mal a sauver leur peau de la relégation. Une mission qui s'annonce des plus difficiles pour le MOB qui doit cravacher dur pour espérer se maintenir. Par ailleurs, sur un autre volet, la commission de règlement des litiges a donné gain de cause au milieu de terrain Kamel Yesli dans son affaire qui l'oppose à la direction du MOB. Yesli, qui a réclamé deux mensualités, a eu gain de cause et est désormais libre de tout engagement avec le MOB qui doit lui verser 400 millions de centimes. M. K. Ligue 1 - 18e journée Le MOB impuissant, le MCO se rate l Les derbies MC Oran - RC Relizane et MO Béjaïa - CS Constantine ont tenu leurs promesses hier, en clôture de la 18e journée de Ligue 1. Les objectifs de ces équipes étaient diamétralement opposés, puisque le MCO jouait pour une place sur le podium, alors que le MOB, le CSC et le RCR espéraient s'éloigner de la zone rouge. Toujours est-il que leurs aspirations étaient les mêmes, à savoir la victoire. Finalement, ils se sont tous neutralisés (2-2), mais c'était tout de même de bons nuls, avec beaucoup de buts et, surtout, du suspense, aussi bien à Oran qu'à Béjaïa, car les deux derbies ont connu plusieurs retournements de situation. Le RCR, avant-dernier avec 14 points, a commencé en effet par mener (2-0) à Oran, grâce à Benayad (28') et Guebli (45'+2), avant de se faire rejoindre au score en toute fin de match. C'est d'abord Benayad, auteur d'un but contre son camp à la 68e minute qui a permis à son ancienne équipe de revenir dans la partie, avant que Hicham-Chérif ne remette les pendules à l'heure (78'). Les Sanafir du CS Constantine ont connu pratiquement le même retournement de situation à Béjaïa puisque, après une ouverture du score précoce, signé Belamiri (8'), ils ont concédé l'égalisation devant Lakhdari, juste avant la fin de la première mi-temps. Bien que réduits à dix à l'entame de la seconde période, après l'expulsion de leur buteur Belamairi à la 54e, les Constantinois ont réussi à reprendre l'avantage au score grâce à l'Ivoirien Manucho (65'). Mais leur joie a été de courte durée, puisque Messaâdia a pu égaliser pour les Crabes à la 72e minute. Un nul qui n'arrange aucune des deux équipes, qui restent scotchées à leurs places respectives, à savoir celle de lanterne rouge pour le MOB, et 11e pour le CSC, qui ne compte qu'une longueur d'avance sur le premier club non relégable, le DRB Tadjenanet. Ligue 2 - 19e journée L'ASO renoue avec le succès l Le dernier match de la 19e journée entre l'ASO et l'ABS est revenu aux Chélifiens qui ont réalisé l'essentiel en gagnant par la plus petite des marges grâce à un but du buteur maison, Melika. Les Chélifiens, qui ont raté un penalty par Meddahi (38'), sont revenus plus déterminés en seconde période de jeu et ont su trouver la faille avant de rater plusieurs occasions. Une victoire qui devrait remonter le moral de la troupe qui n'a pas connu de victoire depuis sept matches en championnat. Il est vrai que la manière n'était pas fructueuse, mais Meddahi et consorts ont monopolisé le ballon et ont tenté à plusieurs reprises d'arriver à leurs fins. Un succès qui devrait galvaniser les poulains du néo coach Khezzar, qui a bien réussi son premier test à la tête de la barre technique chélifienne. L'ASO jouera deux matches de suite hors de ses bases à Khroub puis à Saida. A la faveur de cette victoire, l'ASO se hisse à la 10e place avec 24 points à six longueurs du podium et à quatre points du premier relégable et derrière son adversaire du jour, l'ABS, qui la précède d'un point. Z. Z. CABBA Merzougui jette l'éponge l La défaite à domicile du CABBA chez lui face à l'ASMO, la première du genre cette saison, a provoqué la démission du premier responsable du club, Merzougui, qui a même déclaré que trois joueurs auraient levé le pied pour faciliter les choses à l'adversaire. De son côté, l'entraîneur, Bira, a fait de même en annonçant qu'il n'est pas certain de continuer l‘aventure après cette défaite. Un revers qui a décalé l'équipe à la 5e position au classement à deux points du podium. Les Bordjiens, qui jouent l'accession, n'ont pas accepté cette défaite et la plupart des présents ont affirmé que le Ahly a joué son plus mauvais match depuis l'entame de la saison. Les fans du club, qui ont été surpris par cette sortie des deux responsables du club, s'interrogent si ces déclarations étaient la conséquence de la défaite ou étaient vraiment intentionnées. En effet, dans le cas du départ de ces deux hommes, le CABBA s'en trouvera vraiment orphelin après un parcours qualifié de positif sur tous les plans ? Reviendront-ils sur leurs décisions ? C'est l'espoir des Criquets. Z. Z. Décès de Rachid Khelouati L'ancien président de la première Ligue nationale de football (LNF) et de l'USM Alger, Rachid Khelouati, est décédé hier à l'âge de 80 ans des suites d'une longue maladie, ont annoncé le club algérois et la Ligue de football professionnel (LFP). Khelouati, qui avait été admis il y a trois jours au Centre hospitalo-universitaire de Beni Messous (Alger) suite à un malaise cardiaque, est l'un des présidents historiques de l'USMA. Il avait présidé le club des Rouge et Noir à deux reprises lors des saisons 1976-1977 et 1992-1993. Son amour pour ce sport l'a conduit en 1995 à présider le premier bureau de la Ligue nationale de football qui a activé pendant deux années avant d'être dissous avec la Fédération algérienne de football (FAF) par le ministère de la Jeunesse et des Sports suite à l'élimination de l'équipe nationale de la course à la Coupe du monde 1998. Khelouati est revenu à la tête de cette structure en 1998, au temps de feu Mohamed Diabi, alors président de la FAF, mais il a démissionné au bout de quelques mois suite à une ingérence extérieure dans son travail. Il sera inhumé aujourd'hui au cimetière de Staouéli.