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Portrait / Slimane Benaïssa : «Je porte l'Algérie par l'écriture»
Publié dans Info Soir le 18 - 06 - 2017

Parcours - Slimane Benaïssa est l'un de ces dramaturges algériens qui ont marqué le théâtre algérien avec des pièces aussi bien pertinentes qu'intemporelles.
Jusqu'au 22 juin, Slimane Benaïssa est à l'affiche de «Babor Ghrak», pièce sortie en 1982 et jouée pas moins de 600 fois. Cette pièce, qui sera en tournée nationale, marque le retour du dramaturge et célèbre cinquante années de sa vie vouées au théâtre.
D'un texte à l'autre, Slimane Benaïssa a toujours su capturer l'attention du public et susciter son intérêt tant l'actualité qu'il y aborde parle au public. Celui-ci se reconnaît dans chacune de ses pièces.
«Il est de notre devoir, nous, hommes de théâtre, de dire à la société ce qu'elle ne peut pas se dire. Nous ne pourrons jamais avancer dans le déni de soi et des choses», souligne-t-il.
Les planches lui servent de tribune pour dire la parole du peuple. «Il est très important que la société ait la parole. À partir de là, on essayera de construire, de faire des choses tous ensemble», dit celui que la critique qualifie d'auteur humaniste. Distingué docteur honoris causa par la Sorbonne, une distinction qu'il a bien méritée pour tout le travail qu'il a accompli en matière de création dramaturgique, Slimane Benaïssa, qui se distingue dans un parcours artistique et professionnel riche, explique que «sur le plan théâtral, le public algérien n'a pas besoin d'une pièce mais plutôt d'une parole, vieille tradition des contes de chez nous, qui lui raconte sa propre histoire».
Toutes ses pièces, quel que soit le thème abordé, sont «un regard sur l'Algérie, région par région, période par période jusqu'au jour d'aujourd'hui... aujourd'hui on n'a plus le droit de trahir, c'est le moment ou jamais où l'Algérie, en tant qu'Etat, nation, peuple, citoyen, doit regarder en face sa propre histoire, de ne plus fuir la réalité, d'avoir le courage, la volonté et l'énergie de construire un avenir à partir de cette réalité... car si on essaye une fois de plus de faire de la politique sur la politique en place, on n'en sortira pas».
Slimane Benaïssa explique en outre qu'il est habité par l'Algérie.
«Je porte l'Algérie par l'écriture. Je ne peux pas arrêter l'écriture parce que l'Algérie est toujours là avec moi dans l'écriture. Je suis toujours heureux de retrouver le public algérien. C'est mon public référent», confie-t-il.
Il faut rappeler que Slimane Benaïssa a pris, en 1993, le chemin de l'exil. Il s'est installé à Paris. Un exil forcé car cela s'est passé durant la décennie noire. Et en dépit de cet éloignement, il suivait les événements qui ont secoué l'Algérie, ce qui l'a encouragé à ne pas renoncer à l'écriture, retrouvant ainsi «la force nécessaire et surtout le courage de réinvestir de nouveau les planches».
«J'ai toujours ressenti des choses même très loin en ce qui concerne l'Algérie. Donc, je n'ai pas tout à fait raté le mouvement. Je repasse l'histoire avec une vision claire», confie-t-il. Et d'ajouter : «J'y apporte un regard profond.»
S'exprimant sur son exil, Slimane Benaïssa, qui selon lui avait assuré avant son départ à l'étranger 1 500 représentations en Algérie et 1 800 en France, dira : «Il n'y a pas eu de coupure dans mon métier. Il y a eu plutôt un changement d'atmosphère et de public.»
Slimane Benaïssa se veut un défenseur de la langue amazighe et de l'arabe dialectal, deux registres linguistiques qu'il qualifie de «langues de liberté», parce qu'elles ont une portée créative. C'est pour cette raison qu'il utilise l'arabe dialectal dans ses créations théâtrales. Et, faut-il le rappeler, si le dramaturge a décroché le titre de docteur honoris causa c'est parce qu'il a amené l'arabe algérien en tant que langue à l'Institut des langues orientales à Paris.
Grâce à son répertoire algérien, la langue arabe est aujourd'hui enseignée dans cet institut. Cette année, l'une de ses pièces, «Prophète sans Dieu», est rentrée dans l'agrégation en France.
Il est à noter que Slimane Benaïssa est en train de monter en Belgique une pièce théâtrale intitulée «Trois jours avant l'heure». Cette pièce est programmée en novembre à Montréal avant d'être présentée à Paris ou à Alger.


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