«Femmes... Parcours Passions» est le titre d'un cycle consacré, jusqu'au 17 avril prochain, par l'Institut du monde arabe, à Paris, à des femmes cinéastes arabes. Outre les longs métrages qui seront projetés, ce cycle propose également des documentaires sur des parcours de femmes exceptionnelles. La réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli, Aziza Amir, première Egyptienne à passer derrière la caméra, et la Libanaise Assia Dagher, qui a produit notamment Salahdine, sont autant de cinéastes connues pour leur militantisme en faveur de l'amélioration de la condition de la femme. Certaines cinéastes femmes ont même payé leur audace en mourant dans le dénuement, relève le critique libanais Walid Chmaët en introduisant le cycle, citant les exemples de Bahiga Hafez, héritière d'un pacha, actrice, productrice, réalisatrice et monteuse, reniée par sa famille, ou la danseuse Amina Mohamed qui finit sa vie comme vendeuse de fèves dans une gargote. Des longs métrages de cinéastes arabes sont programmés, en l'occurrence Le Harem de Madame Ousmane et Viva Laldjérie de l'Algérien Nadir Moknèche, Les Rêves de Hind et Camelia de l'Egyptien Mohamed Khan et Terre de femmes du Libanais Jean Chamoun qui décrit la lutte des femmes palestiniennes.