Cependant, au XIIe siècle, elle retrouve, si on croit le géographe arabe Al-Idrissi, sa prospérité : «Tahert est à quatre journée de la mer. Cette ville était, autrefois, divisée en deux grands quartiers, l'un ancien, l'autre moderne. L'ancien était entouré de murs, situé sur un monticule peu élevé et habité par des Berbères qui s'adonnaient, avec succès, au commerce et à l'agriculture : ils possédaient des chevaux de race pure, du gros bétail et des brebis ; ils avaient aussi du beurre et du miel en abondance. La ville de Tahert est entourée de jardins et de vergers parfaitement arrosés. C'est un très beau pays.» Les almohades s'en emparent et la ruinent à nouveau. Elle sera dès lors, vidée de ses habitants puis abandonnée. Les Turcs rattachent Tahert et sa région au caïdat d'Oran : mais ce n'était plus qu'une bourgade sans grande importance. En 1836, alors que les Français se lançaient à la conquête de l'Algérie, l'émir Abd el-Kader, qui devait diriger la résistance contre l'envahisseur, dresse, sur les ruines de l'ancienne Tahert, la capitale de son Etat : Tagdempt. Il y installe des casernes pour ses soldats, des maisons, une industrie de l'armement, du textile et du bois, il y frappe également une monnaie. Cette nouvelle Tahert devait, malheureusement, être prise et détruite, en 1884, par les troupes du général Bugeaud.