L'agression, samedi, des Etats-Unis et de l'entité sioniste contre l'Iran ont suscité de nombreuses réactions à l'international appelant à la « retenue » et au « dialogue », au moment où l'Iran a fait valoir son droit de défendre son territoire. Dans un communiqué rendu public samedi, le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a relevé que « les négociations conduites dans le cadre de la médiation du Sultanat d'Oman ont suscité et alimenté l'espoir d'une conclusion pacifique des discussions irano-américaines. » L'échec de ces négociations qui se manifeste actuellement par une escalade militaire aux conséquences imprévisibles est profondément regrettable. Tout en exprimant sa profonde préoccupation face à ce développement, l'Algérie en appelle à la « retenue et au sens des responsabilités en vue d'épargner à l'ensemble de la région du golfe un surcroît d'insécurité et d'instabilité ». De son côté, le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné, samedi, l'escalade militaire au Moyen-Orient après les frappes aériennes menées par les Etats-Unis et l'entité sioniste contre l'Iran, appelant à une cessation « immédiate » des hostilités. « Je condamne l'escalade militaire d'aujourd'hui au Moyen-Orient (…) », a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué. Appelant tous les membres de l'ONU à « respecter leurs obligations en vertu du droit international, y compris la Charte des Nations unies », il a souligné que « celle-ci interdit clairement la menace de recours à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat, ou de toute manière incompatible avec les buts de l'ONU ». « J'appelle à une cessation immédiate des hostilités et à une désescalade », a-t-il ajouté, avertissant que « ne pas le faire risque de provoquer un conflit régional plus large avec de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale ». Pour rappel, le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé, dans un communiqué, « une violation flagrante de l'intégrité et la souveraineté » du pays, appelant l'Organisation des Nations unies à assumer ses responsabilités. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismael Bakai, a pressé le Conseil de sécurité de tenir une réunion d'urgence afin de dénoncer les frappes sionistes et américaines contre son pays. Cette réunion s'est tenue samedi soir, en vue d'examiner la situation au Moyen-Orient, après les frappes américaines et de l'entité sioniste contre l'Iran. Cette réunion se tient sur fond d'appels internationaux à la désescalade et au retour à la table de négociations.