La nouvelle dynamique du FCE    Retrait du marché de la poudre de jus «AMILA» et gel de l'activité de la société productrice    france : Aprés les gilets jaunes Les policiers en colère    Une victoire et des regrets pour les Constantinois    «Je suis bien au Bétis Séville, je veux rejouer»    Sacrée, la fête de fin d'année…    Mouwatana : « La prolongation du mandat présidentiel est un attentat à la morale »    ORAN : Les constructions illicites envahissent les ‘'ZET''    FACE A L'EMIGRATION CLANDESTINE : Les partis de l'alliance plaident pour "une stratégie globale"    Le mercenariat journalistique au Maghreb    Je suis présidentielle 2019 !    Prochaine révision de la Constitution    Abid Charef auditionné par la FAF    Le Libyen Muaid Ellafi usmiste pour 30 mois    14 clubs sur un total de 23 boycottent la compétition    Sahli se démarque de l'initiative de Ghoul    Traitement aux lentilles et pommes de terre    Les psychologues décident de privilégier le dialogue    Les réserves d'Alger    Mots d'hiver    Ouverture aujourd'hui du 3e salon national de la photo    Une algérienne au «pays des djinns et des anges»    Oran : Des habitants demandent la délocalisation d'un marché informel    Salon de l'Automobile: Présence remarquée de Global Motors Industries    Présent au congrès de TAJ: Bouchareb défend le bilan de Bouteflika    Blida: Pluies, neige et inondations    15 morts sur les routes en 48 heures    Filière ovine: La préservation des souches nobles et rares au cœur du débat    Equipe nationale: Lakhel donne son accord en attendant Aouar    FAF - Coupe d'Algérie: Un quatrième changement autorisé en prolongations    Election présidentielle: Le candidat de la «continuité» et l'option Brahimi    La «bonne» disponibilité sauve le Salon Autowest 2018: Près de 100.000 visiteurs et entre 500 et 600 voitures vendues    Chantage aux sentiments    Les travaux de réhabilitation en phase d'achèvement: La salle Marhaba livrée cet été    L'Union des Français de l'étranger: 49 artisans prennent part au «Marché de Noël»    OnePlus lancerait son premier mobile 5G avant fin mai 2019    Huawei Nova 4 : Des fuites avant l'annonce du 17 décembre    L'option des sanctions financières écartée    Prix de l'or noir : Le pétrole monte, les stocks américains et l'Arabie saoudite sous surveillance    Oran : Plus de 2.020 accidents de travail en 2018, 26 décès signalés    Zone euro : La BCE rengaine son arme anti-crise malgré les risques    Algerie - Corée du Sud : Le Premier ministre, M. Lee Nak-Yeon, en visite officielle ce dimanche à Alger    Le ministère interdit le Docetaxel pour sa dangerosité !    Meilleur joueur africain (BBC) : Mohamed Salah sacré pour la 2e fois de suite    Huawei : Un juge canadien se prononce sur la libération de la directrice financière    ONU : Adoption de 36 résolutions dont une relative au conflit du Sahara occidental    Washington "frustré " que le conflit ne soit pas réglé    Le torchon brule entre Yasmina Khadra et Mihoubi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Interview/ Houria Aïchi
La troubadour des temps modernes
Publié dans Info Soir le 16 - 02 - 2009

Parcours n Chanteuse chaouie, elle contribue à faire connaître la réelle authenticité de la poésie chantée des Aurès sur la scène internationale. Après un sublime concert donné jeudi dernier à Alger, elle a bien voulu nous parler de son parcours artistique.
InfoSoir : Vous vous êtes produite récemment pour la première fois à Alger. Vos impressions ?
Houria Aïchi : Je ne savais pas comment cela allait se passer et comment allait réagir le public algérois (par rapport au concert). Et au final, il y a eu une très bonne réceptivité et une excellente ambiance, et c'est ce que je souhaitais. Merci.
Comment vous est venue cette passion pour la musique et la chanson et particulièrement celle d'interpréter les chants des Aurès ?
Cette passion du chant est un héritage familial dont je suis la 3e génération. En fait, toute petite, j'accompagnais souvent ma grand-mère qui était une chanteuse itinérante très appréciée, lorsqu'elle allait chanter pour des événements heureux, et donc, c'est à ses côtés et à son contact qu'est née ma passion pour la musique. Les Aurès étant ma région de naissance, il était donc normal que je m'en inspire.
Ce travail que vous faites sur la chanson chaouie, relève-t-il d'un travail artistique ou un souci de sauvegarder le patrimoine ? Peut-on dire que vous êtes une troubadour des temps modernes ?
(Rires). Oui, «troubadour des temps modernes», j'aime bien cette appellation, je prends. En fait je dirais les deux, puisque j'aime la musique et la chanson, et aussi pour la sauvegarde du patrimoine chaoui.
Continuerez votre travail sur le patrimoine ? Le patrimoine et la mémoire aurasienne ?
Oui, c'est ma manière à moi de travailler le chant. De plus, comme je suis anthropologue et sociologue, je procède comme un ethnologue, je recherche et collectionne les sources.
Votre style est épuré. Vous utilisez surtout des instruments tels que le bendir et la gasba. Serait-ce par souci d'authenticité ?
C'est ma nature. Je m'exprime avec cette authenticité et avec mes traditions, naturellement et sans efforts.
Quelle sensation cela vous procure-t-il en interprétant, à travers le monde, les chants des Aurès ?
Maintenant c'est devenu «normal» que je le fasse, mais effectivement, la première fois que j'ai chanté à New York et dans une prestigieuse salle, voulait dire, pour moi, que j'étais dans le juste et, bien sûr, il y avait ce sentiment de fierté.
Parlez-nous de votre dernier album les Cavaliers de l'Aurès, pourquoi pareille appellation ?
En fait c'est Rayan el khil, ce qui, littéralement veut dire, Les bergers des chevaux, et donc difficilement traduisible, d'où l'appellation de Cavaliers de l'Aurès, et ce, pour expliquer et pour parler du mythe, de la bravoure, de l'amour prônés par ces princes cavaliers.
On dit que vous avez une voix gutturale, émise par le gosier, est-elle naturelle ou l'avez-vous travaillée ?
C'est une manière de chanter propre au terroir, gutturale, rude, sauvage...tout comme Aïssa El-Djarmouni et plein d'autres encore. Mais avec le temps, je l'ai travaillée un peu plus.
Une certaine Diane Bucciali, qui fait du chant lyrique, a déclaré à InfoSoir (édition du 13 janvier 2009), qu'elle aimait vous écouter et qu'elle serait heureuse de faire un duo avec vous. Avez-vous déjà envisagé de faire des fusions de ce genre ?
Avec grand plaisir et je ne demande que cela. En fait, on a déjà fait quelque chose dans ce genre, avec Maya Pavloska et Jean-Marc Padovani, et ce fut une très belle collaboration.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.