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Centrafrique : un destin à la soudanaise ?
Le pays sombre de plus en plus dans le chaos malgré la présence milita
Publié dans La Tribune le 08 - 04 - 2014

Ce qui devait être ouvertement dit est finalement crié à haute voix, à tel point que le président français était contraint de sortir de sa réserve et de réaffirmer l'opposition de son pays à la partition de la République de Centrafrique, en guerre civile depuis avril 2013. L'idée de la partition de la Centrafrique fait doucement son chemin et ne manque pas de partisans même si ceux-là s'en défendent. Mais c'est à travers les justifications des uns et des autres et la manière de traiter l'information que l'on comprend que le destin de ce petit pays de six millions d'habitants est scellé loin des forêts tropicales du continent. Car, il n'y a pas une meilleure manière de pomper dans le sous-sol du pays et d'exploiter les potentialités économiques en toute impunité, mais dans la légalité totale. En prenant du recul, loin du traitement urgent de l'actualité, les analystes ont pu arriver à cette conclusion grâce au déroulement des évènements. Dans ce pays qui était autrefois une colonie française, plus de 80% des habitants sont de confession chrétienne, alors que la population musulmane ne représente que 10, 1% contre 9% d'animistes. La population musulmane vit dans sa large majorité dans le nord-est du pays d'où est partie justement la dernière rébellion Séléka. Cette rébellion a réussi au bout de quelques semaines seulement de combats contre les forces gouvernementales à destituer l'ancien président François Bozizé qui a abandonné le pouvoir en mars 2013. Lâché par la France, Bozizé a laissé un pays en ruine et face à un sentiment d'inégalité entre chrétiens et musulmans qui a fini par raviver les tensions ethniques et confessionnelles. Mais ces tensions étaient loin de faire de cette guerre civile un conflit ethnique. C'est le jeu de la désinformation qui a conduit à la catastrophe le pays après l'élection, pour la première fois, d'un musulman à la tête de l'Etat. Les médias et les chancelleries occidentales ont sournoisement fabriqué en Centrafrique un conflit confessionnel pour faire croire au reste du monde que les Centrafricains ne pourraient plus vivre ensemble avec leurs différences ethniques et religieuses. Résultat de cette campagne qui a mobilisé l'opinion publique occidentale : l'idée d'une partition de la Centrafrique qui fait doucement son chemin sans que cela ne fasse bouger les premiers concernés. C'est-à-dire les Centrafricains qui continuent à s'entretuer, avec l'aide des mercenaires qui viennent des pays voisins et dont la solde est assurée par ces puissances «obscures» dont le seul objectif est de faire de l'Afrique un continent au mille «républiques», faibles et divisées. La première fois où cette idée a surgi, c'était au mois de décembre dernier sans que personne ne prenne au sérieux les propos de celui qui l'a lancée. Le 22 décembre, alors que tout le monde cherchait une issue de secours pour relancer le pays sur la bonne voie, l'ancien chef de la Séléka et ancien conseiller spécial de l'ex-président de transition Michel Djotodja, Abakar Sabone a déclaré que la seule solution était l'indépendance du nord-est du reste du pays. Cette déclaration avait choqué plus d'un car elle a été prononcée sous la forme d'un ultimatum envers la majorité chrétienne après avoir échoué à garder le pouvoir à Bangui. Les Séléka étaient une coalition hétéroclite qui s'était adonnée au pillage et aux exactions contre les villageois isolés, affaiblissant ainsi l'ex-président de transition qui ne contrôlait en fait que 4 000 hommes armés sur les 20 000 qui formaient l'ancienne rébellion. Cette option de la répartition du pays s'est imposée ces derniers temps suite aux agissements des milices anti-Balaka qui ont commis des exactions contre la minorité musulmane dans certains quartiers à Bangui et dans les provinces où il n'y avait pas de présence des troupes de l'opération militaire française Sangaris et des éléments de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine (Misca). L'hypothèse privilégiée par les politiques et les analystes est celle d'un scénario à la soudanaise pour diviser le pays en deux Etats. Pour eux, après avoir fait des Séléka (musulmane) une coalition armée de bandits et de tueurs, c'était au tour des milices chrétiennes anti-Balaka d'être diabolisées en la poussant à l'erreur, c'est-à-dire à s'attaquer aux musulmans en signe de vengeance contre les exactions commises par les Séléka contre les chrétiens. Autrement dit, tous les ingrédients d'un conflit confessionnel étaient là pour justifier une éventuelle sécession du pays en deux Etats, sans davantage d'effusion de sang comme c'était le cas entre le Soudan et l'actuel Soudan du Sud. Derrière cette stratégie du diable, le coupable est tout désigné. Il s'agit évidemment du président du Tchad, Idriss Deby qui bénéficie de la protection des Occidentaux pour accaparer les richesses du pays. Idriss Deby désirerait, selon les milieux politiques centrafricains, contrôler le bassin pétrolier de Doba et «sauvegarder les eaux du lac Tchad par le transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le Nord», lit-on dans la presse locale. «Il faut ajouter à cela le nom de Jack Grynberg qui revient dès que l'on évoque l'origine de la Séléka et l'exploitation du pétrole centrafricain. Jack Grynberg aurait financé les rebelles de la Séléka pour lui garantir le droit exclusif d'exploitation du pétrole centrafricain une fois qu'ils seraient aux commandes du nord de la RCA. Le pétrolier et la Séléka auraient aussi garantis la non-exploitation du pétrole de la cuvette de Doba par la Centrafrique, mais plutôt son exploitation dans le bassin de Gordil. Ce qui reviendrait à ce que le bassin de Doba bénéficie au Tchad et non à la Centrafrique. Les Centrafricains ne pourraient alors qu'exploiter le Bassin de Gordil (Doséo) et les deux autres dans le sud/sud-ouest de la RCA», ajoute Lydie Nzengou, journaliste dans un quotidien africain en ligne Opinion Internationale. Mais cela suffit-il pour prédire une sécession dans les prochains mois ? Personne ne peut prédire un tel scénario dans l'immédiat.
L. M.

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