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La sécurité de l'Afrique par procuration
Barkhane, la nouvelle opération française dans le Sahel lancée
Publié dans La Tribune le 03 - 08 - 2014

Barkhane, le nom de code de la nouvelle opération française dans le Sahel, dirigée depuis le nouveau quartier général de N'djamena, au Tchad, par le général Palasset a démarré officiellement vendredi dernier. Constituée de
3 000 militaires français, Barkhane succède à l'opération Serval (qui a pris fin le 13 juillet dernier), dont elle reprend en grande partie les moyens opérationnels. Elle dispose notamment de 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport, 6 avions de chasse et 3 drones. Cette nouvelle configuration de l'armée française au Sahel installera quatre bases principales, à N'Djamena (Tchad), Niamey (Niger), Gao et Tessalit au Mali (à la frontière algérienne) et des forces spéciales prédisposées au Burkina Faso. Un dispositif complété par la collaboration de deux pôles opérationnels, en Côte d'Ivoire et à
Djibouti, deux bases opérationnelles avancées, à Dakar et à Libreville, et des villes servant de bases temporaires et de points d'appui.
En partenariat avec les pays du G5 Sahel (la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad), l'opération Barkhane a pour objectif d'élargir à toute la région sahélienne l'action contre les mouvements djihadistes et de déployer une nouvelle stratégie pour la lutte anti-terroriste. À préciser que l'opération Barkhane n'a pas de durée limitée et la présence des forces françaises au Sahel va durer dans le temps. Ainsi donc la France clôt l'opération Serval au Mali, mais ne quitte pas le pays, ni même le Sahel, pour autant. L'armée française prolonge et étend sa présence dans la région.
La question qui s'impose est celle de connaître la différence entre l'opération Barkhane et le projet d'état-major dans la région sahélo-sahélienne ? Ou encore la force africaine d'intervention qui devrait être prête d'ici 2015 ? Faut-il rappeler à ce propos qu'en juin dernier et lors de la 23e session ordinaire du sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, les dirigeants africains avaient débattu d'une «activation rapide de la force africaine d'intervention». Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentant personnel du président Bouteflika à ce sommet, avait indiqué que «l'Algérie et d'autres pays africains influents, comme l'Afrique du Sud et le Tchad, prennent en main sa sécurité, à travers l'intervention rapide lorsqu'il s'agit de problèmes sécuritaires menaçant le continent, afin d'éviter le recours à d'autres forces qui pourraient déstabiliser davantage le continent». L'Algérie avait «fortement» soutenu cette proposition, à travers la mobilisation des moyens logistiques et la garantie de la formation. De son côté, le commissaire de l'Union africaine à la paix et la sécurité, M. Chergui, avait affirmé : «Nous avons tenu en marge de cette réunion, une rencontre des pays volontaires pour mettre en œuvre cette capacité immédiate de réaction rapide.» «Il ne faut pas que les gens comprennent que nous sommes en train de dupliquer les choses, car ce que nous faisons sur la Caric (Capacité africaine de réponse immédiate aux crises) est en fait l'embryon de ce que sera la capacité de déploiement rapide de la force africaine», avait-il encore expliqué. Il a ainsi parlé de l'existence d'un travail «cohérent» pour avoir «réellement» une force et une capacité de réaction africaines, prêtes fin 2015. Faut-il rappeler aussi que de nombreuses réunions entre les pays du Sahel initiées par l'Algérie ont permis la création d'un comité politique des pays du Champ (l'Algérie, le Niger, la Mauritanie et le Mali) ainsi que l'UFL (Unité fusion liaison) et un Comité d'état-major opérationnel conjoint (Cemoc). Des mécanismes conjoints directement impliqués dans la stratégie de lutte anti-terroriste. Lors des réunions des pays du Champ, il a été décidé de l'augmentation du nombre d'effectifs des forces chargées de la lutte contre le terrorisme de 25 à 75 000 éléments pour sécuriser la bande sahélo-saharienne contre le terrorisme d'ici 2013. Alors que veulent réellement les pays de la bande sahélo-saharienne : Un état-major ? Une force africaine ? Ou l'opération Barkhane de la France?
Tout porte à croire que les Africains ont décidé de tenir des réunions pour la forme et de laisser leur sort, leur sécurité entre les mains d'autrui.
H. Y.


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