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Balade spatio-temporelle à travers le prisme de la lumière
Exposition photo «Regards reconstruits 2» au MAMA d'Alger
Publié dans La Tribune le 13 - 04 - 2010

Le Musée d'art moderne et contemporain (MAMA) accueille jusqu'à la fin du mois d'avril la seconde édition de l'exposition photo «Regards reconstruits». Douze artistes photographes, professionnels et amateurs, offrent à travers les instants figés sur la pellicule leur regard sur le monde, parfois un regard intimiste s'accrochant à des détails poétiques ou un regard plus ample qui reflète une certaine vision des êtres et du monde qui nous entoure. Le travail d'artiste se traduit dans les œuvres par une sublimation d'instants fugaces qui peuvent paraître bien ordinaires pour beaucoup, mais que l'artiste photographe arrive à transcender dans des jeux chromatiques où l'ombre et la lumière s'invitent en maîtresses des lieux, flirtant parfois avec la peinture ou la sculpture.
Ainsi, Nadir Djama offre aux visiteurs une odyssée dans le Grand Sud algérien. Du Tassili à Djanet en passant par Tamanrasset, il dompte la lumière pour faire jaillir sur grand format la beauté de ces paysages naturels. A travers sa technique personnelle, sans artifices, il arrive à jouer au magicien du chrome, faisant ressortir des reliefs, tel un sculpteur défiant les lois spatio-temporelles. Dans un autre registre, Hachemi Ameur, artiste peintre et miniaturiste de renom, rend hommage à sa ville natale, Mostaganem, avec des instantanés de paysages et de personnages, le visage ridé par le poids des années ou le sourire espiègle. Des instants de vie qui montrent encore une fois que la beauté et la poésie se construisent à travers le regard que l'individu porte sur son quotidien même si c'est la carcasse d'une vieille voiture abandonnée en plein désert qui symbolise à elle seule la dérision de la vanité humaine face à l'érosion du temps. Rafik Zaïdi, à travers ses œuvres intitulées Evasions indigos, aborde d'une manière poignante la thématique des harraga, ces damnés de la mer. Dans un regard pétri de poésie et de compassion, telle une révolution esthétique contre la misère, il utilise les grands formats et des panneaux éthérés pour conter la détresse emplie d'espoir de ces êtres fragilisés qui affrontent la mer hantée par les âmes de ceux qui ont payé de leur vie le rêve d'un avenir meilleur. A ce sujet, Rafik Zaïdi écrit dans le texte de présentation : «Ce travail, je l'ai fait en hommage à tous ces jeunes d'Afrique qui fuient le mal de vivre. La traversée du désert (au sens propre comme au figuré) est dure pour ces ombres que vous avez peut-être croisées sans les voir. Certains atteignent cet eldorado, d'autres continuent d'en rêver.» La déferlante d'images outrageusement utilisées par les médias du monde entier est au cœur de la réflexion de Mohamed Badawi intitulée «Le code». Autour d'un écran blanc sont figées des dizaines de captures d'écran prises au huitième jour du conflit à Ghaza entre 13 h et 15 h puis entre 23 h et 1 h sur les différentes chaînes satellitaires. Ainsi, pendant que «l'armée pilonne, la télévision mitraille», et dans cette cacophonie médiatique les martyrs de Ghaza subissent l'innommable en silence, dans l'indifférence de ceux qui préfèrent regarder ailleurs. Quant à Horizons, une série de portraits d'Amine Boumdjane, elle saisit et interpelle le regard à travers l'expression des visages d'enfants. Ce regard, qui porte au loin, est espiègle, méditatif ou empli d'espoir, en un mot poignant. Originaire du quartier des Eucalyptus, Amine Boumdjane arrive à exorciser le traumatisme des années sanglantes qu'a traversées l'Algérie dans le zoom serein de ses portraits lumineux, telle une ode à la vie au-delà de l'obscurantisme haineux.
La subtilité de la photographie en noir et blanc est également présente dans cette exposition à travers les œuvres de Leila Gueddour Achour et Lyes Meziani. Il est aussi à signaler les chromes poétiques de Madina Kermiche dans une série intitulée Derrière un nuage…. Cette poésie, nous la retrouvons dans la technique moderne de Mohamed Yacef avec sa série Sédiment ou les paysages de Yassine Belahsene dans ses photos regroupées autour du titre générique Le temps d'un regard. Cela sans oublier la poésie de la dévotion des personnages de Abderrahmane Mostefa qui zoome sur les lieux de culte et
de pèlerinage.
S. A.


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