Le président de l'ANIE s'exprime    Lancement du projet « General Plastic Injection »    Plus de 17.900 postes d'emploi créés en 2025    Quel impact sur l'Algérie ?    Le double standard occidental face à la violence    Téhéran n'estime pas terminée la guerre avec les Etats-Unis et l'entité sioniste    Réunion de haut niveau sur le Moyen-Orient et Ghaza    Quand la fête de la ville fait revivre le parfum du patrimoine    Une commission de contrôle au niveau des établissements hôteliers    Deux morts et 4 blessés dans l'effondrement d'une habitation    Organisation de «La Kheïma du patrimoine populaire» à Relizane    L'habit traditionnel à l'honneur    FAF : Lancement de la première promotion de formation fédérale des analystes vidéo    Roland-Garros 2026 : Carlos Alcaraz déclare forfait    USMA – CRB, un remake sous haute tension    Le renforcement de coopération militaire au menu    Signature de trois conventions    Les listes électorales publiées    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rédha Malek raconte les Accords d'Evian
51 ans après la signature des accords de cessez-le-feu
Publié dans La Tribune le 18 - 03 - 2013


Photo : M. Hacène
Par Amirouche Yazid
Cinquante et un ans après la signature des Accords d'Evian ayant marqué le cessez-le-feu, entré en vigueur le 19 mars 1962, Rédha Malek, un des membres de la délégation algérienne, est revenu sur les péripéties des différentes rencontres entre les deux parties. A l'occasion d'une conférence organisée hier par l'école nationale supérieure des sciences politiques, l'ancien Chef du gouvernement a retracé les phases qui ont dominé les négociations, officiellement entamées le 20 mai 1961 jusqu'au jour ou les accords ont été paraphés par les deux protagonistes.
Rédha Malek a souligné que les pourparlers ont duré plus d'une année, avec des périodes de ruptures quand les divergences devenaient insurmontables. Il ressort néanmoins que les ruptures faisaient souvent suite à l'intransigeance de la délégation algérienne qui ne se laissait pas faire devant les manœuvres des représentants du gouvernement français. Rédha Malek fera cependant savoir aux étudiants de l'école venus nombreux écouter le témoignage, que bien avant d'entamer les négociations qui aboutiront à l'accord de cessez-le-feu, «le Gpra exigeait que les négociations se déroulent un terrain neutre». Le conférencier dira que le Gouvernement provisoire ne voulait plus de pourparlers qui se tiendraient en France.
Car, explique Rédha Malek, «il y avait le précédent Melun». Il s'agit d'un cycle antérieur de négociations au cours desquelles la délégation algérienne, composée de Boumendjel et Benyahia, a été enfermée dans une préfecture. D'où le refus de la partie algérienne de (re)négocier en France. «Parce que nous voulions notre liberté d'action, nous avons exigé un terrain neutre», dit Rédha Malek. C'est à partir de là que la ville d'Evian a été choisie pour abriter les négociations. Evian a eu cependant son «martyr», puisque le maire de la ville sera assassiné par l'OAS un mois avant le début des négociations. Sur l'évolution des négociations, Rédha Malek est revenu sur un moment de rupture suite à un désaccord sur la Sahara algérien. Il a fallu, selon le conférencier, que «de Gaulle admette la souveraineté algérienne sur le Sahara pour que les négociations puissent reprendre».
Une manière de dire que ce ne fut guère une partie facile. Sur les questions de fond, l'ex-Chef du gouvernement des années 90, a évoqué ce qu'il qualifie de trois axes. Le premier interroge le statut à donner aux Européens établis en Algérie une fois l'indépendance arrachée. «Le problème était délicat», soutient Rédha Malek. Les autorités françaises ont été contraintes à accepter la proposition algérienne. Cette dernière offrait au million d'Européens des droits civiques pendant 3 ans avant de choisir individuellement leurs nationalités. Le second axe est celui du Sahara, une partie de l'Algérie à laquelle la France tenait tant. La même attitude a été adoptée par la France pour la base navale de Mers El Kebir, à Oran. La France a fini par abandonner la partie 5 ans après l'indépendance alors que les termes des accords évoquaient une location de 15 ans. Le troisième axe est celui de l'Indépendance. La délégation algérienne à Evian défendait le principe de la «coopération sur la base de notre souveraineté» à la place de celui de «l'association», prônée par la France.
En Plus des détails racontés par Rédha Malek, il a déclaré que les négociateurs ne se touchaient pas la main à l'occasion des pourparlers.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.