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Ribéry se confie au Buteur
Publié dans Le Buteur le 05 - 05 - 2009


«Zidane m'adore, car je ne suis pas un tricheur»
«Ziani est très fort techniquement»
Franck Ribéry à Munich, c'est comme un Martien sur Terre. Rien ne prédisposait le jeune attaquant français à vivre dans un pays et une ville où tout est réglé et régi comme une montre, lui dont la spontanéité, l'inspiration, l'anthologie et l'improvisation ne sont pas les moindres de ses traits de caractère. Lorsqu'à l'été 2007, il avait manifesté son désir de quitter l'Olympique de Marseille afin de passer un nouveau cap dans un grand club d'Europe, on le voyait plutôt en Espagne, pays méditerranéen où la chaleur et la passion des supporters, ainsi que le jeu technique et léché de la Liga correspondaient le mieux à son tempérament de feu, voire peut-être même en Italie, quoique la culture défensive, qui y est érigée en fondement tactique suprême, ne soit pas sa tasse de thé. Mais l'Allemagne, personne n'y pensait. Pourtant, c'est le Bayern Munich que Ribéry choisira.
Un génie au pays de la rigueur
Dans pareil cas de figure, deux choses pouvaient arriver : ou bien il se loupe carrément et ne s'adapte pas, ou bien il rayonne et oblige ses coéquipiers à s'adapter à lui. C'est, fort heureusement pour lui et pour le football, le second cas qui s'est produit. «Bilal» a apporté en Allemagne une nouvelle religion de football. Dans le pays de la rigueur par excellence, où chaque geste sur un terrain est calculé, préparé, répété aux entraînements dès le jeun âge, il a imposé le génie et l'improvisation du geste en mode de fonctionnement qui n'a pas tardé à enchanter les foules. Son rayonnement a été tel qu'il a grandement contribué la saison passée, lors de sa première année au Bayern, à la conquête du doublé coupe-championnat d'Allemagne, avec la manière s'il vous plaît, glanant au passage le titre de meilleur joueur de la saison en Bundesliga
Même le «Pape» Beckenbauer lui donne sa bénédiction
Ainsi, les innombrables supporters du Bayern Munich, qui ont pourtant tellement vu passer de grands joueurs au fil des décennies qu'il faut vraiment beaucoup pour les impressionner, ont tout de suite été sous le charme, découvrant ainsi le football, celui qui plaît aux yeux et soigne les scores. Mieux : même les supporters des autres clubs allemands ne cachent pas leur dévotion pour les gestes de génie et la technique raffinée de Ribéry qui, du coup, a détrôné Diego, le Brésilien du Werder de Brême, au rayon des amuseurs de foules. Cerise sur le gâteau : le très rigoureux Franz Beckenbauer, le ci-devant Kaizer du football allemand, le «Pape» dont la parole footballistique est plus écoutée sur les bords du Rhin que celle d'Evangile, a reconnu et salué l'apport esthétique que le musulman français a apporté au football de son club de toujours. Rien à dire donc : Ribéry a conquis Allemagne, si bien que même lorsque l'équipe est plus ou moins médiocre comme elle l'est depuis quelques mois, il est le seul à surnager et à être épargné par les critiques.
Les musulmans de Bavière fiers de leur Bilal
Que dire alors de l'apport de Franck «Bilal» Ribéry à la communauté musulmane de Munich ? Dans une ville où les commerçants arabes n'hésitent pas à écrire en arabe et en gros caractères leur raison sociale sur les frontons de leurs commerces, un musulman qui s'impose comme le meilleur football de la Bundesliga ne peut que titiller leur fierté. Les nombreux Turcs vivant en Bavière n'ont plus que leur coéquipier Hamit Altintop comme idole au sein de l'effectif du Bayern. Ribéry en est désormais un, pour eux comme pour les Syriens et les Irakiens qui habitent la cité, que ce soit autour de la vieille ville ou dans la banlieue sud. S'il est vrai que la majorité du public allemand ignore complètement que Ribéry est musulman (pour eux, c'est un Français, un point c'est tout), les musulmans du pays, eux, le savent et n'en sont pas peu fiers. C'est aussi pour eux un rayon d'espoir, comme quoi ils peuvent s'imposer dans la vie professionnelle, pour peu qu'ils travaillent et fassent leurs preuves dans un milieu a priori hostile.
Crispé au départ, il s'est vite détendu avec nous
Et l'être humain dans tout ça ? Notre rencontre avec Ribéry nous a permis de l'apprécier. D'une humilité désarmante, il nous a reçus comme on reçoit des amis, avec gentillesse, amabilité et disponibilité. Réservé et, disons-le franchement, réticent à s'adresser à des médias qu'il ne le connaît pas – on lui fait souvent le reproche de ne parler qu'aux mêmes journalistes -, il avait hésité au départ à accepter notre sollicitation, mais après quelques jours de réflexion, et une fois qu'il a eu la confirmation que Le Buteur est un journal sérieux et crédible qui a déjà interviewé de très grandes stars du football de par le monde, il a nous a fixé rendez-vous et nous a reçus. Après quelques minutes de crispation, il s'est complètement détendu à mesure que la discussion avançait, allant jusqu'à multiplier les anecdotes et évoquer tous les aspects de sa vie quotidienne de musulman.
La degla d'Algérie lui a fait plaisir
Comme nous savions son grand attachement à l'Algérie à travers son épouse et sa belle-famille, nous lui avons apporté des dattes du bled, un grand rameau de Degla qui lui a fait largement sourire. Sans doute, connaît-il les valeurs nutritives de ce mets naturel dont la réputation a dépassé les frontières du pays. Son sourire espiègle cachait le plaisir ressenti à recevoir un pareil cadeau, mais aussi la perspective de goûter à un fruit très calorique dont l'excès n'est pas toujours recommandé aux sportifs. Maâlich ! Il y goûtera quand même tout en en faisant profiter sa petite famille. Quand même, ça vient d'Algérie !
Saha, kho !
C'est que, comme une étincelle, un sujet l'a branché tout de suite : l'Algérie. Il en parle comme s'il s'agit d'une partie de lui-même, tout en ne reniant pas son pays, la France. N'éludant aucune question, saupoudrant ses interventions de pointes d'humour, souriant en permanence, il a fait du Ribéry en restant toujours «Bilal», un homme du peuple qui ne se verrait jamais vivre loin du peuple. La vie de Kaizer ou de Pacha ? ça ne lui dit rien. Il veut juste rester lui-même. Pour la belle leçon d'humilité, de joie de vivre, de foi et de simplicité qu'il ne cesse d'administrer à l'opinion publique au quotidien, nous lui disons : saha, kho ! Il comprendra car, entre Algériens de cœur, on se comprend…
Farid Aït Saâda
«Je parle l'arabe chouiya, kho !»
- «Zidane m'adore car, comme lui, je ne suis pas un tricheur»
- «J'ai rencontré Ziani plusieurs fois»
- «Ziani avait besoin de s'adapter à l'OM avant de s'éclater»
- «Avec Zizou, ça nous arrivait d'échanger des mots en arabe»
*
Cette saison, le Bayern Munich est moins bien que la saison d'avant, mais vous êtes quand même l'un des rares joueurs à évoluer à leur véritable niveau. Comment se fait-il que vous ayez trouvé vos marques au sein du Bayern ?
C'est vrai que, depuis que je suis arrivé ici, j'ai passé un cap dans mes performances. Sur le terrain, je marque plus de buts et je suis plus important dans le jeu. J'ai fait deux grosses saisons avec le Bayern. Ce qui m'a beaucoup plu, c'est qu'après ma blessure, je suis revenu très vite et très fort, ce qui m'a permis d'être performant pour mon équipe. Cette année, on a connu des moments difficiles. Il y a un nouvel entraîneur et beaucoup de blessés. Il y a eu surtout un nouveau challenge qui n'était pas facile à relever. Cela dit, nous sommes toujours là. Nous sommes à trois points du premier (entretien réalisé avant la défaite face à Schalke 04, ndlr) et nous ferons notre possible pour terminer champion.
*
Comment se fait-il que vous soyez comme un poisson dans l'eau au Bayern, comme si vous avez été fait pour le championnat allemand, alors que ce n'était pas évident puisque vous veniez de l'Olympique de Marseille ?
Ce n'est pas la même chose. Le Bayern Munich, c'est un cran au-dessus. Nous avons des objectifs plus grands. Le secret de mes performances ? J'ai toujours envie de faire plus et mieux. Grâce à Dieu, je me sens super bien. J'ai toujours envie de gagner. Je suis un gagneur qui se bat sur tous les ballons. J'ai envie de me donner à 100 % à chaque match. Ce n'est pas toujours facile car il y a beaucoup de matches et il arrive que je sois un peu fatigué. Je suis un être humain comme tout le monde.
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Même en équipe de France, vous arborez le costume de sauveur puisque vous avez été l'auteur des buts des deux victoires face à la Lituanie. Pensez-vous être devenu définitivement un cadre de la sélection, voire même son leader ?
J'essaye de m'investir dans l'équipe de France car c'est important. C'est tout un pays qui est derrière nous. La France est une grande nation et il faut s'y impliquer. C'est important de gagner des titres avec l'équipe de France. Il faut gagner tous les matches. Il n'y a pas de matches amicaux car toutes les rencontres sont importantes. Alors, j'essaye de donner le meilleur de moi-même. J'ai connu des moments difficiles, j'ai galéré, mais El Hamdoullah comme on dit, tout va bien à présent.
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Votre intégration au sein de l'équipe de France a correspondu avec les derniers matches de Zinédine Zidane et c'est comme s'il y a eu une transmission de témoin puisque vous êtes désormais un leader et un joueur décisif tout comme l'était Zizou. Croyez-vous à cette symbolique ?
Déjà, j'étais très content d'avoir fait la dernière Coupe du monde avec Zidane. C'est un grand monsieur, un grand joueur. Il était vraiment très gentil et j'ai appris des choses avec lui en équipe de France. Il m'a mis à l'aise tout de suite, à l'instar de tous les autres joueurs. On avait un bon groupe et c'est grâce à des joueurs comme Zidane, Thuram, Makelele, Vieira, Henry, Barthez que j'ai pu ressentir l'importance de l'équipe de France. Cela dit, sur le plan du jeu, Zizou est Zizou et moi, j'ai des qualités différentes, mais dans le cœur des Français, je suis aimé comme lui était aimé.
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Lors de votre première convocation en équipe de France, vous a-t-il entouré, orienté et couvé ?
Le contact s'est tout de suite bien passé. Déjà, nous avions la possibilité de venir avec nos femmes et nos enfants. Le coach avait voulu cela et ça a fait du bien à tout le monde. Nos femmes ont pu discuter et faire connaissance. Tous les joueurs sont venus vers moi et m'ont bien accueilli, ce qui a fait que je me suis vite senti à l'aise et cela m'a permis de bien m'exprimer sur le terrain.
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Le fait que Zidane soit d'origine algérienne a-t-il créé davantage d'affinités entre vous, vu que votre épouse est Algérienne ?
Peut-être, mais ce qu'aime Zizou, qui connaît bien le football, c'est que je ne suis pas un tricheur, que je donne tout sur le terrain. Je suis quelqu'un de simple et de très gentil et il est comme ça lui aussi.
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Il est surtout entier et sincère…
C'est exactement cela. Quand Zizou dit une chose, il le dit avec sincérité et c'est pareil pour moi aussi.
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Lorsque vous étiez à Marseille, on vous voyait toujours dans l'émission «Droit au cœur de l'OM-TV» sourire, blaguer et faire l'ambiance. C'est donc si important pour vous les relations humaines ?
Oui, c'est important. Il faut profiter de la vie. Dieu seul sait ce qui peut nous arriver demain. L'essentiel est que la famille soit bien et en bonne santé.
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Lorsque vous avez quitté Marseille, Karim Ziani avait été recruté et pressenti pour être votre successeur. Après une première saison difficile, il est en train de s'éclater. Pensez-vous qu'il a réellement été votre successeur ?
C'est difficile à faire le parallèle puisque nous ne jouons pas le même rôle sur le terrain. Karim Ziani est un très bon joueur, très fort techniquement, mais nous n'avons pas le même jeu. Je comprends que ça a été difficile pour lui au départ car il était arrivé dans un grand club, l'un des plus grands en France, où il y a une pression énorme. C'est toute la ville qui aime le football. Il n'a pas eu la chance durant sa première saison de pouvoir s'exprimer et s'éclater tout de suite. Il lui a fallu un peu de temps et c'est normal. C'est un être humain. Là, tout doucement, il a fait son petit chemin et je pense qu'il est en train de réussir une bonne saison.
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L'Olympique de Marseille étant très populaire en Algérie, vous arrivait-il de côtoyer des Algériens ou bien de recevoir des encouragements de supporters algériens ?
Oui, et cela dépasse le cadre du club. A Marseille, j'ai été aimé par les gens. Je rencontrais beaucoup de Maghrébins, surtout des Algériens car il y en a beaucoup là-bas. Il m'arrivait d'aller dans des endroits où il n'y avait qu'eux. Je discutais un peu avec tout le monde parce que je suis moi aussi issu d'un quartier populaire. Si je peux prendre un peu de temps avec eux, je le fais avec plaisir.
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Vous participiez même à des matches de quartier à Marseille…
Oui, c'est vrai. Des gens me sollicitent et je sais que c'est important pour eux. Lorsque je peux répondre à leurs sollicitations, je le fais avec cœur. Ce sont des choses qui me touchent.
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On vous voit aller au stade Vélodrome à Marseille, quand vous avez le temps, pour suivre des matches de l'OM. Vous est-il arrivé de croiser Ziani ?
J'ai déjà rencontré Karim plusieurs fois, que ce soit à Marseille ou à Paris. Certes, nous ne sommes pas des potes, mais nous nous disons bonjour et nous discutons de choses et d'autres. Je l'apprécie bien.
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Savez-vous qu'il est populaire en Algérie et qu'il est aimé comme vous êtes aimé en France ?
C'est sûr. Il est Algérien et il défend les couleurs de l'Algérie et c'est tout à son honneur.
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Ce respect des Algériens vient du fait que sa mère est Française et qu'il aurait pu jouer pour la France...
Je ne savais pas que sa mère est Française. Déjà, il faut qu'il soit très performant avec l'Algérie. Il faut aussi qu'il s'impose dans un grand club comme Marseille. C'est difficile, mais il l'a fait. Il a fait le choix de l'Algérie et ça fait plaisir.
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Pensez-vous qu'il aurait pu être sélectionné en équipe de France ?
Ce n'est pas le même contexte et ce ne sont pas les même paramètres. Ce sont deux pays différents. C'est donc difficile de répondre.
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Il y a des Algériens évoluant en Bundesliga, dont Anthar-Yahia. L'avez-vous déjà rencontré ?
Oui, je l'ai rencontré plusieurs fois. A chaque fois que j'ai joué contre lui, j'ai échangé avec lui nos maillots parce qu'il le voulait et parce que ça me fait plaisir du fait que c'est un Algérien et ça me touche beaucoup. De plus, c'est un bon défenseur et il fait de très bons matches avec Bochum. Pour l'équipe d'Algérie, c'est un joueur important.
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Il y a également Karim Matmour, du Borussia Mönchengladbach, qui nous a révélé que vous vous êtes approché de lui sur le terrain au cours d'un match de la Bundesliga et vous lui avez dit : «Salam, kho !»…
Ca se peut, oui. Ce n'est pas compliqué pour moi de le faire. C'est tout à fait naturel.
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Vous parlez donc l'arabe algérien ?
Oui, chouiya kho (un peu, frère, ndlr) (rires).
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Avec Zizou, vous arrivait-il d'échanger des mots en arabe ?
Oui, parfaitement. Il connaît quelques mots et nous nous échangions quelques paroles de manière cool.
Entretien réalisé à Munich par
Farid Aït Saâda et Redouane Bouhanika
De Galatasaray à Marseille grâce à la FIFA
Beaucoup de gens ne le savent peut-être pas, mais il existe une disposition, dans les règlements de la FIFA, qui permet à un joueur sous contrat de quitter son club et signer dans un autre si son club ne lui paye pas son salaire durant trois mois de suite. Franck Ribéry, encore méconnu à l'époque, a utilisé cette disposition pour quitter Galatasaray en 2005 et signer à l'Olympique de Marseille. En effet, le club turc, en difficultés financières à l'époque, n'avait pas pu payer ses joueurs pendant quelques mois et Ribéry en a profité pour partir lors de la période des transferts, alors qu'il venait de remporter la Coupe de Turquie avec son club et de faire six mois de rêve en Turquie. Une longue bagarre juridique avait opposé Galatasaray et Marseille sur cette question, mais la FIFA a fini par donner raison au joueur et à avaliser son transfert à l'OM.
Un parcours atypique
Né à Boulogne-sur-Mer, petite ville de la côte nord de la France, Franck Ribéry n'a pas eu un parcours comme les autres. Inscrit au centre de formation de Lille à 12 ans, il en a été chassé car il n'était pas bon dans les études. Il a un peu bourlingué dans des petits clubs, avant de distinguer à Brest où il contribue fortement à faire accéder le club du National (troisième division) vers la Ligue 2, en 2004. L'ayant repéré, l'entraîneur de Metz, Jean Fernandez, le recrute. Durant la phase aller de la saison 2004-2005, il est l'un des meilleurs joueurs de Ligue 1, montrant une incroyable adaptation à ce niveau de la compétition. Ayant reçu une belle offre de Galatasaray, Metz le vend au club turc au bout de six mois. Ribéry s'y distingue rapidement et gagne le cœur des supporters et la Coupe de Turquie au passage. Puis, il débarque ç l'Olympique de Marseille où il éclate définitivement, décrochant au passage ses galons d'international. Après deux saisons, il passe un palier supérieur en signant au Bayern.
Ses cicatrices au visage, séquelles d'un accident de voiture
Beaucoup de versions ont été avancées pour expliquer les cicatrices qui marquent le visage de Franck Ribéry, surtout sur, le côté droit du crâne, la tempe droite et le front. On a parlé de brûlures, de blessures suite à des bagarres dans des cités chaudes, de mutilations suite à des jeux d'adolescents… Tout cela est faux. La vraie explication est qu'à l'âge de 2 ans, alors qu'il était en voiture avec ses parents, Ribéry a été victime d'un accident de la circulation. L'impact du choc a été tel que le bébé Franck a été projeté vers l'avant et a traversé le pare-brise, la tête la première. Il en a gardé des séquelles sur le visage.


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