Le varroa détruit annuellement 60 % des ruches en Algérie et figure parmi les ennemis de l'abeille, a constaté le Dr. Hassani, directeur général de la société suisse “Atlas Agro”. Le varroa est considéré comme le parasite le plus redoutable, de par les ravages qu'il occasionne aux ruches. “Ce suceur du sang de l'abeille”, est responsable de la destruction des ruches, d'où la nécessité d'un traitement efficace pour éviter la décimation du cheptel apicole national, a-t-il souligné à l'occasion d'une rencontre organisée lundi avec les apiculteurs des wilaya de Tizi-Ouzou et de Boumerdès, pour la présentation d'un nouveau médicament, un produit naturel biologique, fabriqué à base de l'huile de la plante du thym (Zaatar). Pour lutter efficacement contre ce fléau, ce spécialiste a recommandé de “se méfier” de l'usage des produits chimiques pour leurs conséquences néfastes consistant, a-t-il expliqué, en les résidus chimiques qu'ils laissent dans le miel, tout en développant la résistance et l'accoutumance chez l'abeille, “contrairement au nouveau médicament qui est dénué de ces inconvénients”, a-t-il souligné en assurant que ce produit “ne présente aucun danger pour l'abeille, et que son emploi est de nature à favoriser le positionnement des apiculteurs sur le marché international”. Evoquant l'efficacité de ce produit biologique, il dira qu'il est employé actuellement par 70 % des apiculteurs suisses, allemands et autrichiens, estimant que ce médicament a fait ses preuves en Algérie, à travers des tests réalisés dans les wilaya de Tizi-Ouzou et de Boumerdès, qui ont révélé, selon lui, un taux d'efficacité supérieur à 90 %. Homologué par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, ce produit est commercialisé en Algérie depuis 2004 par la société “Agrimat-Co”, au prix de 2600 DA le paquet de 10 lanières (une éponge imbibée d'huile de thym), est-il relevé. “Pour la production d'un miel sain et exempt de substances chimiques, il est recommandé aux apiculteurs d'éviter l'emploi de produits toxiques, et de généraliser le traitement des ruches, pour éviter leur ré-infestation”, a conclu le Dr. Hassani.