Les prix des viandes blanches en Algérie, est variable. Il est quasi impossible de prévoir sa cadence. En effet, en dépit de la fin du mois du Ramadhan, ce produit alimentaire qui est certes, peu présent, dans les tables algériennes, connaît des hausses sans précédent de prix. Le prix de ce produit variait, durant le mois du jeûne, entre 300 DA/kg et 350 DA/kg, mais avec la fin du mois les prix ont connu une fièvre inexpliquée. Ainsi ce produit a connu une augmentation de presque 30% rien que durant les dix jours de l'Aïd-el-Fitr. Il faut citer également l'escalope qui est carrément devenue le plus grand concurrent de la viande blanche. Ainsi, les prix de ce produit se sont envolés pour atteindre les 900 DA/kg ! Chiffre inexpliqué vu les différentes dispositions prises par le ministère du Commerce, et celui de l'Agriculture en vue de la stabilisation des prix. A cet égard, et en l'espace d'une semaine, le prix du kilogramme de poulet a augmenté de 100 dinars (DA) dans les marchés quant à l'escalope il a atteint les sommets avec 200 dinars (DA) d'augmentation. Cette hausse est expliquée, essentiellement, par l'interruption volontaire du travail des éleveurs avicoles qui dénoncent la concurrence inégale qu'ils subissent de la part des éleveurs non déclarés. Ces derniers, qui travaillent dans la clandestinité, sont en effet accusés de ne pas respecter les normes d'élevage et de faire d'énormes bénéfices en produisant des poulets de pas moins de deux kilogrammes dans des serres sophistiquées qui ont poussé, malheureusement, comme des champignons. Ainsi, certains producteurs qui sont, il faut le dire, sans scrupule, ne respectent pas les normes d'hygiène, et ce en dépit des mises en garde des différents organes ministériels. Pour les détaillants, cette hausse est due à la croissance de la demande et à la raréfaction du produit. Gaspillage, hausse de la demande, hausse des prix sur le marché mondial, baisse de la production… ont tous fait pour que les prix augmentent néanmoins il faut rappeler que le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, avait reçu le comité interprofessionnel de la filière avicole. Lors de cette rencontre le ministre avait affirmé qu'il allait défendre auprès du gouvernement la reconduction de l'exonération de la TVA et des droits de douanes sur le maïs et le soja au profit de la filière avicole, une mesure qui sera accompagnée d'un dispositif de suivi et de contrôle. A ce propos, M. Benaïssa avait dit ''je vais défendre la reconduction de l'exonération, mais à condition qu'on mette en place un dispositif pour calculer l'effet d'application de cette mesure et on demandera par la suite des remboursements''. Egalement le ministre a rassuré que ce dispositif de contrôle est une mesure incitative destinée à encourager le professionnalisme au sein de la filière. A cet égard, il faut noter que l'exonération de la TVA et des droits de douanes sur les matières premières avicoles ne signifie pas forcément la baisse des prix. En effet, durant les mois précédents les prix des viandes blanches ont baissé faute de moyens de stockage. Egalement, cette décision n'a pas changé grand-chose au pouvoir d'achat des Algériens. Ce dernier n'en finit plus de se réduire en véritable peau de chagrin. Cependant, le prix des œufs est toujours stable, or, ce dernier est censé suivre le rythme des viandes blanches. La question qui mérite d'être posée est comment le citoyen peut-il explique ce paradoxe ?